Kill la Kill

Alors que la série vient de se terminer après 24 épisodes de bons et loyaux services, j’ai décidé de m’y (re)mettre. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit. Kill la Kill, c’est la dernière nouveauté du studio créateur de Little Witch Academia, un petit bijou graphique plein d’inventivité. J’aurais par ailleurs beaucoup aimé que LWA bénéficie d’une série animée plutôt que d’un deuxième OAD. Mais bon, passons, ce qui est fait est fait, et profitons, pour le moment, de Kill la Kill.

De quoi ça cause ?

Eh bien, bizarrement, si ça parle bien d’un meurtre qui pourrait expliquer les KILL du titre, ce n’est pas l’essentiel du scénario. L’histoire, complètement déjantée, nous présente Ryuko Matoi, orpheline de son état et désirant venger la mort de son père. Armée d’un ciseau dont il manque le deuxième pour compléter la paire, elle s’incruste dans la prestigieuse académie de Honnôji. Sur place, elle mettra au défi la terrible Satsuki Kiryuin, qu’elle soupçonne d’être liée à l’assassinat de son paternel. Satsuki dirige l’académie d’une main de fer : équipée des surpuissants uniformes Goku, elle acquiert une force sans nulle pareille qui lui permet de rétamer la pauvre Ryuko… Jusqu’à ce que celle-ci découvre, dans les ruines de sa maison, un uniforme mystérieux répondant au doux nom de Senketsu…

Voilà pour le point de départ. Et si ça peut vous rassurer, le reste est tout aussi dérangé. Car là, ce n’est qu’un aperçu du premier épisode, et pour rappel, il y en a vingt-quatre, ce qui laisse vingt-quatre fois plus de place à des délires de ce genre. En effet, si des vêtements vivants accordant des pouvoirs quasi-divins à ceux qui les portent ne vous offusquent pas par la crétinité avancée de ce point de départ, attendez de voir le design.

File:Sc00054.png

Je pense que ce point pourrait faire débat des heures durant (mais là, j’ai pas trop le temps donc je vais faire court). Car si en temps normal, Ryuko et Satsuki ont des uniformes scolaires relativement normaux (Ryuko dévoile son nombril, ce qui me paraît loin d’être conforme au règlement), et même si celui de la directrice de l’académie évoque plus l’armée que l’école, dès qu’elles activent leurs pouvoirs, pouf, pouf, badaboum, le tissu évolue, disparaît, et la chair se dévoile, les laissant dénudées dans des zones stratégiques de leur corps : boobs et fesses. Evidemment. C’est un peu ce qui m’avait fait abandonner la série après avoir seulement vu le premier épisode. Ce fan-service si peu subtil pour appâter le mâle, non merci.

On remarquera par ailleurs (égalité des sexes oblige) que les hommes de la série, du moins au début, ne se déshabillent pas autant. Leur uniforme Goku n’étant pas du même acabit que ceux de Satsuki et Ryuko. Plus l’habit est puissant, moins il enveloppe le corps.

Mais à bas les préjugés ! Ce fan-service se justifie absurdement par le scénario justement tourné vers les vêtements et le rapport de l’Homme face à la nudité. En bref, derrière cet étalage de corps nus, il y a une réflexion. Pas très aboutie, ni très avancée, mais c’est un début. Ça ressemble à un prétexte (et ça en est clairement un), mais toute justification est bonne à prendre.

File:OP2 Ira Nudist.jpg

Toutefois, malgré cette nudité omniprésente, on peut toujours se régaler visuellement des design des uniformes Goku lorsqu’ils sont activés, bien classes. En tout cas, à des années lumières des équipements des nudistes…

Si les premiers épisodes restent dans le cadre gentillet de l’académie, Ryuko contre l’intransigeante directrice et ses quatre sbires, la suite prend rapidement une ampleur démesurée qui pouvait se deviner dès le début. Car rien que dans l’animation (qui abuse un peu de l’effet de style « crayonné »), la dynamique, l’humour, tout est dans l’exubérance.

Dans la galerie assez étoffée de personnages, tous ont un léger grain, entre Gamagôri le musclor dont la vie entière est dévouée à Satsuki, Sanageyama qui va jusqu’à se crever les yeux pour gagner en force et vaincre Ryuko ou encore Mikisugi qui se déshabille à la moindre occasion… Dans son genre, la famille de Mako n’est pas mal non plus, avec le cliché du héros morfal ici étendu à ces gens bien sous tout rapport (sauf leur rapport à la nourriture, donc).

File:OP2 Ira Scourge.jpg

Certains persos sont malheureusement moins développés que d’autres (exemple : Tsumugu), ou moins que l’on ne l’aurait souhaité, mais vu la masse de figurants, c’est assez logique, l’histoire se resserrant essentiellement autour du duo Ryuko/Satsuki.

Rapidement, on assiste à un combat des pro-vêtements contre des pro-nudités. Et si on m’avait dit plus tôt que l’un des protagonistes à les tétons qui brillent, je m’y serais mis carrément aussitôt. Même si ces étoiles de lumières servent principalement à censurer l’entrejambe et les fesses de ces messieurs nudistes, chose qui ne se fait pas pour les demoiselles quand leurs uniformes ne deviennent pas plus épais qu’un string. Deux poids, deux mesures.

Mais cela n’empêche pas les épisodes de s’enchaîner sans répit. Trigger sait maintenir le suspens et chaque fin donne envie de passer au suivant. Le déroulement du scénario se fait sans anicroche, tout paraît avoir été pensé dès le début et, malgré des révélations « chocs », l’histoire avance tout en fluidité en suivant sa propre logique. Le tout conduisant à une fin en apothéose, toujours dans la surenchère, le délire atteignant LE sommet culminant. Mais si on a tout accepté jusque là, pas de raison de bouder son plaisir.

File:Ragyo kiryuin.png

Du reste, après ces 24 épisodes de folie pure, Trigger annonce un vingt-cinquième pour l’automne, inclus dans le neuvième BR/DVD (si j’ai bien compris). Mais pas de suite. Tant pis, car Little Witch Academia 2, c’est pour bientôt !

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