Archives du mot-clé Pika

Bilan Manga 2016

L’année 2016 a été très riches en mangas pour moi, que ce soit du côté des nouveautés et surtout en rattrapages de vieilles sorties. J’ai longtemps hésité sur la forme à adopter pour ce bilan. Un seul article avec un ordre chronologique comme en 2015, un top 12 comme en 2014, ou des bilans en catégories comme les années précédentes. Tellement de choix… Cette année, je compte donc procéder par éditeur. Installez-vous confortablement, avec une tasse de thé ou de chocolat chaud à portée de main, c’est une longue lecture qui nous attend.

mpd-psycho-14-pikaMa résolution pour 2016, c’était de finir ou d’avancer dans plusieurs de mes séries mises en pause depuis trop longtemps. Je ne compte pas les cas désespérés que je ne reprendrai jamais (genre, Air Gear et son scénario nawak). On commence avec Pika. Leur catalogue actuel ne me parle pas beaucoup, mais j’ai profité des réimpressions pour avancer dans MPD Psycho. L’histoire est toujours aussi complexe et prétexte à des mises en scènes gores et cruelles, alliée à un dessin méticuleux et glaçant. Plus on avance et plus le scénario devient obscur et chaque réponse amène d’autres questions, toujours plus nombreuses. Je ne m’attendais pas à un tel propos politique, qui m’a rappelé quelque peu Ki-itchi VS. Lire la suite Bilan Manga 2016

Publicités

Tsubasa RESERVoir CHRoNiCLE

Aujourd’hui, je vais essayer de faire une petite chronique en toute impartialité, même si dire du mal de ce titre des Clamp est super tentant, surtout lorsqu’elle tendent elles-mêmes le bâton pour se faire battre.

Tsubasa R.C. : La princesse Sakura

Titre : Tsubasa RESERVoir CHRoNiCLE
Auteurs : CLAMP
Éditeur japonais : Kôdansha
Éditeur français : Pika
Nombre de tomes : 28

Résumé facilement trouvable sur le net :

Dans le pays de Clow, vivent Sakura et Shaolan qui s’aiment secrètement. Shaolan, simple citoyen, vit au sein de la famille royale depuis que son père, archéologue, est mort. Les années passent et Shaolan reprend le travail entamé par son père en explorant les ruines du pays de Clow. Un soir, les deux amis découvrent un étrange blason dans les sous-sols et subissent une attaque ennemie. Une force mystérieuse fait perdre la mémoire à Sakura et les plumes qui matérialisent son âme se dispersent. Pour la sauver, il n’y a qu’un seul moyen : Shaolan doit voyager de dimension en dimension pour retrouver les fragments de mémoire de Sakura.

News sur Tsuba Reservoir Chronicle

Avis sûrement long mais pas complet puisque je vais m’attarder sur des détails et oublier des éléments importants :

Avec ce titre, les Clamp s’initie au shônen à rallonge. Est-ce un premier essai réussi ? C’est ce que nous allons voir ensembles, les amis !

Lire la suite Tsubasa RESERVoir CHRoNiCLE

Card Captor Sakura

Titre : Card Captor Sakura
Auteurs : CLAMP
Éditeur japonais : Kôdansha
Éditeur français : Pika
Nombre de tomes : 12 (finis), 6 dans la version double.

L’histoire :
Résumé rapide. Sakura Kinomoto, CM1, découvre un livre qui brille dans la bibliothèque de son papa. Curieuse, elle l’ouvre, réveillant alors la mascotte du manga, Kero, qui dormait au lieu de faire son boulot. Et évidemment, quand le chat n’est pas là, les souris dansent. Ici, les souris, ce sont des cartes. Kero s’arrange donc pour que Sakura devienne la Card Captor ! Oui, vraiment, elle s’est fait couillonnée.

Lire la suite Card Captor Sakura

Chobits

Titre : Chobits
Auteurs : CLAMP
Éditeur japonais : Kodansha
Éditeur français : Pika
Nombre de tomes : 8
Date de sortie du premier tome : jap>16/02/01; fr>03/12/02
Date de sortie du dernier tome : jap>28/11/02; fr>17/02/04

L’histoire:
Dans un monde où les robots humanoïdes sont devenus les compagnons d’une bonne partie de la population, Hideki Motosuwa, jeune étudiant de 19 ans sans le sou, passe devant les vitrines des magasins proposant les nouveaux modèles d’ordinateurs avec envie. Sa vie bascule le soir où, rentrant chez lui, il trouve une jeune fille aux longs cheveux blonds affalée dans un tas d’ordures. D’abord paniqué, Hideki s’aperçoit rapidement qu’il vient de trouver non pas un cadavre (ouf !), mais un robot abandonné. Lui qui en rêvait ne se pose pas de questions : il le ramène chez lui. Ce sera le début d’une relation hors normes et d’un apprentissage bien curieux pour la petite Tchii…

Les dessins:
Les dessins sont vraiment ce qu’il y a de plus travaillés dans ce manga. Même si le style diffère grandement de leurs autres productions (traits plus simple, chara-design sommaire, décors peu fouillés et pas trop de trucs qui volent), il reste néanmoins très agréable. Un grand plus pour l’expressivité des sentiments passant par les regards, vraiment bien rendus. On peut noter que les corps féminins sont tous bien foutus (et en tenue légère), on se demande pourquoi…

Le scénario:
Il se veut philosophique et réfléchi, puisque traitant principalement des relations humains-robots (appelé ordi, mais ça revient au même) et des sentiments qu’ils peuvent éprouver (programme ou réalité ?). Malheureusement, le tout est enseveli sous une tonne de fan-service. Que ce soit Tchii en sous-vêtement (ou sens) dans les premiers chapitres, le fameux bouton pour la mettre en route, le premier « boulot » qu’elle trouve… Bref. Du fan-service à gogo pour captiver le lecteur mâle en manque ou perturbé par l’agitation de ses hormones. Ah ça, les Clamp savent cibler le public voulu !
La bonne trouvaille de la série, c’est le livre dans le livre, « une ville sans nom » (ou un truc du style), évoquant à Tchii des bribes de son passé, et son double mystérieux. Le tout est bien mené, même si l’on peut regretter que tous les personnages intervenants sont liés, que tout soit finalement assez prévisibles. Le plus grand expert en ordi, la personne qui connaît le secret de Tchii, celle qui va tenter quelque chose contre Tchii… Tous habitent la même ville, quelle hasard.
Autre truc. Les deux robots, bien gentillets, qui sont censés être sensés et donc devraient faire leur boulot, à savoir, empêcher Tchii d’activer son programme. Eh ben, au cours des huit tomes, ils ne servent strictement à rien. Même leur intervention finale est inutile. Bravo les gars.

La fin:
Malgré le peu de tome (seulement 8, pour du Clamp…), la fin n’est pas précipitée, mais quand même convenue et pas trop surprenante. Elle est néanmoins déchirante quand on apprend que Hideki devra rester puceau toute sa vie, à moins de rendre amnésique la pauvre Tchii. Ouais, c’est trop pas cool.
Pourtant, le lendemain matin, ce petit coquin, tout rouge, doit changer de mot de passe après avoir réinitialisé Tchii… WTF ???
Le plus gros mystère du manga arrive à la dernière page, quelle frustration !

Conclusion:
Chobits est un bon manga, à condition de ne pas se prendre le choux sur la forme et de rester concentrer sur le fond. Le semblant de réflexion initié par les Clamp est intéressant, et elles développent leur thèse à travers une galerie de personnages qui se connaissent tous (on est pourtant à Tokyo, plus de 10 millions d’habitants).
Bref, Tchii est trop choupie, je pense que c’est le principal, non ?