Archives pour la catégorie Chronique manga

X day

Parce que je n’avais que ça à faire de mon temps libre, j’ai relu X-Day, le shôjo en deux tomes de Setona Mizushiro, rapidement évoqué dans mon article de la Semaine du Shôjo (il y a presque un an, le temps passe vite). A l’origine en deux tomes, ce manga fut réédité en une version intégrale Deluxe, avec dos cartonné et des pages-couleurs reprenant les couvertures de la première version plus d’autres illustrations. Sorti il y a presque 6 ans (ce qui ne nous rajeunit pas), ce manga narre l’histoire d’un groupe d’élèves qui souhaite faire exploser leur école. Mais il y a six ans, faire de l’apologie du terrorisme, c’était pas grave. Maintenant, si on vous voit avec ce manga en main, c’est direct en prison. Achetez-le.

(Dans la vraie vie réelle, le rose fluo est recouvert d'une pellicule scintillante kawaï choupie tout ça à la fois.)

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Mitsuko Attitude

A l’occasion de la sortie du dernier tome la semaine dernière, voici une chronique sur l’ensemble de la série. Souvenez-vous, il y a quasiment un an, j’étais parti avec une bonne impression sur le premier volume. 
Manga - Manhwa - Mitsuko attitude Vol.3Titre :
 Mitsuko Attitude
Auteur : Mamoru Kurihara
Editeur japonais : Kôdansha
Editeur français : Akata/Delcourt
Nombre de tomes : 6

Mon avis :

L’histoire n’a pas changé depuis le dernier article à ce sujet, mais je me répète quand même, pour ceux qui n’aurait pas cliqué sur le lien. Mitsuko était une lycéenne lambda, jusqu’au jour où elle emménage chez son oncle et sa tante, suite au décès de son papounet. Situation initiale qui est d’ailleurs vite casé, le deuil se déroulant assez rapidement, pouf, c’est pas comme si elle perdait son parent le plus proche. Hein. Bon.

Mais faut dire que la pauvrette atterrit dans une drôle de famille, à des lieux de ce qu’elle aurait pu imaginer.  En effet, après avoir surprit son oncle en train de procéder à son lavement matinal, elle découvre que son cousin boit ce qui semble être sa propre urine ?! Mais appelez-moi l’asile psychiatrique le plus proche, et fissa !

Le premier tome démarrait donc avec un humour très pipi-caca, un peu comme Dr.Slump mais en plus savant. Car oui, les explications logiques arrivent, et tout devient limpide, puisque ces pratiques désarçonnantes sont en fait carrément bénéfique pour la santé. Même si Mamoru Kurihara se centre plus sur la première et ne traitera quasiment pas de l’urinothérapie autrement que pour le comique de situation.

Mais il faudrait être de mauvaise foi pour résumer Mitsuko Attitude à cela. Il y a bien plus, comme le témoigne la suite, avec le O-ring ou les boissons d’enzyme, par exemple. Mais surtout, le manga prend un tournant intéressant quand Mitsuko, maintenant adepte d’un régime alimentaire sain (sans pour autant avoir tenté l’urinothérapie, hein), se confronte à Naruto.

Non, pas le ninja vêtu d’orange, mais un autre lycéen lambda, mais carrément à l’opposé en terme d’alimentation. La malbouffe, c’est sa grande passion.

On entre donc de plein cap dans une partie de combat culinaire ludique et comique, où Mitsuko devra se battre pour faire primer son point de vue. Et malgré le sérieux qu’aurait pu avoir un tel sujet, le tout reste toujours léger et drôle, facile à suivre, sans que l’auteur ne cherche à rallier à sa cause ses lecteur. Contrairement à Mitsuko, donc.

Mais pourtant, Mamoru Kurihara sait se fait sérieuse et grave quand il le faut, comme le prouve ainsi la fin abrupte et choc de l’avant-dernier tome, ouvrant la voie à une conclusion douloureuse. Un don pour nous faire passer du rire aux larmes, en quelques cases…

Heureusement, la fin offre de nouveaux espoirs et, surtout, un chapitre bonus nous présentant le one-shot à l’origine de la série, avec une Anju au sourire décérébré trop choupi. Et un nouveau thème : la sodomie. Parce que ça manquait un peu, tout de même.

En bref…

Mitsuko Attitude est un très bon jôsei, drôle et sérieux à la fois, une petite pépite comme on en croise finalement assez peu.

Tomié

Manga - Manhwa - Tomie - IntégraleTitre : Tomié
Auteur : Junji Itô
Editeur japonais : Asahi Sonorama
Editeur français : Tonkam
Nombre de tomes : 1 (intégrale)

Quatrième de couverture :
Des élèves massacrent une jeune fille sans raison, un couple de personnes âgées sans histoire se comportent étrangement, un médecin est obsédé par une patiente, une jeune fille subit une greffe et devient peu à peu l’exacte réplique de la donneuse. Tous ces phénomènes étranges ont la même explications : Tomié ! Tomié, la beauté suprême incarnée dans un démon ! Aussi belle que froide. Tout à tout enjôleuse et capricieuse. Une fois pris dans ses filets, plus rien ne vous séparera, pas même sa mort !

Avis clair et bien exprimé :
La publication de Tomié s’est étalé de début 1987 à la fin 2000. Du coup, le coup de crayon de l’auteur a fortement évolué au cours de la série, devenant plus fluide, plus détaillé, et plus aisé à suivre. Idem pour la narration et la mise en scène.

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My Girl

Titre : My Girl
Auteur :
Mizu Sahara :
Editeur japonais :
Shinchosha Publishing
Editeur français :
Kazé Manga
Nombre de tomes : 5

Synopsis made in quatrième de couverture :

Depuis qu’elle l’a brusquement quitté il y a cinq ans, Masamune Kazama n’a plus aucune nouvelle de Yôko, l’amour de sa vie. Jusqu’au jour où on lui annonce qu’elle est morte, et qu’elle laisse derrière elle une petite fille… qu’elle a eu de lui. Pour ces deux êtres brisés par la perte, le souvenir de l’absente va devenir un lien indestructible, mais leur amour sans concession pour Yôko suffira-t-il à faire d’eux une famille ?

Avis plus ou moins court :

Le début de l’histoire est teinté de nostalgie et de tristesse, alors que Masamune et Koharu tente de s’apprivoiser l’un l’autre, articulant leur relation naissante autour de leur deuil commun. La perte de l’être aimé est un thème primordial dans My Girl, peut-être même plus que la parentalité.

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Palepoli

Prévu si je me rappelle bien pour Janvier dernier, c’est finalement en cette rentrée pluvieuse que l’on peut enfin découvrir Palepoli, oeuvre atypique d’Usamaru Furuya.

© by FURUYA Usamaru / Ohta Shuppan

Titre : Palepoli
Auteurs : Usamaru Furuya
Éditeur japonais : Ohta Shuppan
Éditeur français : Imho
Nombre de tomes : 1

Histoire :

Difficile à résumer, puisqu’il n’y en pas vraiment, à proprement parler. Palepoli est un recueil où se croisent un nounours apparenté à Pedobear, Jésus et des salarymen étranges. Le résumé fourni par Imho est révélateur :

Usamaru Furuya réalise avec Palepoli une série de gags surréalistes à l’humour intelligent et transgressif qui appellent à la réflexion et à l’imagination. Inventives et ludiques, ces saynètes en quatre cases n’hésitent pas à prendre en dérision les grands symboles de nos sociétés contemporaines qu’ils soient religieux, artistiques ou populaires, pour en faire des personnages absurdes. Parodie, mise en abyme, jeux de mots et autodérision caractérisent ce manga avant-gardiste où l’inspecteur Colombo côtoie Michel-Ange et les Beatles. À l’image de cette narration hétéroclite, Usamaru Furuya multiplie les registres graphiques en passant du pointillisme au trompe l’œil, tout en réadaptant des tableaux cubistes ou des chef d’œuvres de la Renaissance.

Mon avis à moi (version courte sans spoil) :

Avec Palepoli, Usamaru Furuya emprunte d’étranges chemins. D’abord, parce qu’avec le schéma répétitif du 4-koma (mais pas simplement vertical, ici), on pouvait s’attendre à un manga d »humour à la sauce Furuya. Et pourtant, il n’en sera rien.

En effet, ce format est avant tout un terrain d’expériences pour le mangaka. Passant d’histoires (relativement) drôle à des récits gores et violents, l’auteur jongle avec plusieurs thèmes, revenant régulièrement sur certains sujets (les planches refusées, un tic étrange et contagieux…).

Mais si les récits sont variés, le style graphique l’est tout autant. Chaque page change de ton, allant dans la recomposition d’oeuvres ou de personnages célèbres, avec un réalisme bluffant, ou plus minimaliste, pour certain des yonkoma, plus doux et rond, pour d’autres. Bref, on a le droit à une étendue plus que complète du talent artistique de Furuya, avec même des pages couleurs vers la fin de l’ouvrage. Un bonus plus qu’appréciable.

Au niveau de l’édition, si on oublie les retards successifs, on tient là un beau livre, même si le texte est un peu décalé des bulles sur une page (enfin, en tout cas, sur mon exemplaire).

Avec l’arrivée du prequel de Litchi Hikari Club pour 2013 (toujours chez Imho), on peut se déclarer heureux de revoir Usamaru Furuya prochainement…

20th Century Boys


Titre :
20th Century Boys
Auteur : Naoki Urasawa
Éditeur japonais : Shogakukan
Éditeur français : Panini
Nombre de tomes : 24 (21st Century Boys inclus)

Résumé :

Début des années 70 : Kenji et sa bande d’amis inventent une histoire de science-fiction sur la fin du monde à l’aube du nouveau millénaire. C’est les vacances, il fait beau, faut bien s’occuper.

1997 : Alors que l’histoire écrite durant son enfance semble se réaliser, Kenji découvre qu’un mystérieux groupuscule utilise le logo qu’il a inventé. Pourtant, il ne réclamera pas de droits d’auteur.

Avis pas du tout rempli de mauvaise foi. Pas du tout.

Le thriller de Naoki Urasawa commence bien, très bien même, avec une recette efficace et superbement appliquée, même si les rouages se devinent parfois trop facilement. En mêlant habilement passé et présent, souvenirs et réalité, Naoki Urasawa impose un style et une saveur unique à son manga, bourré de références (surtout musicales).

Rapidement, on en vient à la question primordiale, celle qui fera l’identité du manga : qui est Ami, le gourou de cette secte ?

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Tsubasa RESERVoir CHRoNiCLE

Aujourd’hui, je vais essayer de faire une petite chronique en toute impartialité, même si dire du mal de ce titre des Clamp est super tentant, surtout lorsqu’elle tendent elles-mêmes le bâton pour se faire battre.

Tsubasa R.C. : La princesse Sakura

Titre : Tsubasa RESERVoir CHRoNiCLE
Auteurs : CLAMP
Éditeur japonais : Kôdansha
Éditeur français : Pika
Nombre de tomes : 28

Résumé facilement trouvable sur le net :

Dans le pays de Clow, vivent Sakura et Shaolan qui s’aiment secrètement. Shaolan, simple citoyen, vit au sein de la famille royale depuis que son père, archéologue, est mort. Les années passent et Shaolan reprend le travail entamé par son père en explorant les ruines du pays de Clow. Un soir, les deux amis découvrent un étrange blason dans les sous-sols et subissent une attaque ennemie. Une force mystérieuse fait perdre la mémoire à Sakura et les plumes qui matérialisent son âme se dispersent. Pour la sauver, il n’y a qu’un seul moyen : Shaolan doit voyager de dimension en dimension pour retrouver les fragments de mémoire de Sakura.

News sur Tsuba Reservoir Chronicle

Avis sûrement long mais pas complet puisque je vais m’attarder sur des détails et oublier des éléments importants :

Avec ce titre, les Clamp s’initie au shônen à rallonge. Est-ce un premier essai réussi ? C’est ce que nous allons voir ensembles, les amis !

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Ki-itchi !!

A l’occasion de la sortie du deuxième tome de Ki-itchi VS ce mois-ci, voici une p’tite chronique sur ce manga engagé.

Titre : Ki-itchi !!
Auteurs : Hideki Arai
Éditeur japonais : Shogakukan
Éditeur français : Akata/Decourt
Nombre de tomes : 9 t. (terminé)

Résumé de l’éditeur :
Ce n’est pas le moment de se comporter comme des moutons !! Un être humain se caractérise par sa façon de vivre et de ressentir les choses. Mais ce n’est pas une raison pour en faire trop… Ce qui est noble, c’est de posséder une vraie personnalité ! Il n’a que trois ans, mais la sienne est déjà très affirmée !! Il s’appelle Ki-itchi. Et c’est le héros de cette histoire.

Avis long et sûrement complet :

Le début de Ki-itchi est déroutant. Nous voilà à suivre le quotidien d’un gamin turbulent et violent, aux idées bien affirmées, peu bavard, loin d’être mignon, et causant bien des embarras à sa famille, qui tente de s’en occuper avec amour malgré tous les problèmes dont il est l’origine.

Voilà de quoi surprendre ! On se situe à des lieux d’un titre comme Yotsuba & ! … Alors, oui, effectivement, Gorô et Tchinatsu font tout leur possible pour réparer les bêtises, et passent ainsi leur temps à courir après Ki-itchi, souvent fugueur, ou à s’excuser suite à ses bagarres. Ce qui ne laisse pas beaucoup de temps à eux. Le début de Ki-itchi est ainsi très spécial, un peu étrange, mais il faudra franchir cette étape, indispensable, si l’on veut découvrir le reste.

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