Archives du mot-clé Kôdansha

Houseki no Kuni 7 + Illustration Book

Je n’avais pas fait d’article pour la version collector du tome 6, sorti en Septembre dernier, car je ne voyais pas trop d’intérêt à prendre le sac BAGGU en photo sous toutes les coutures (littéralement). Mais cette fois-ci, le tome 7 arrive avec un mini artbook bien sympathique. Sorti ce mardi 23 mai, c’est donc en fin de semaine qu’il me parvient. Le voyage depuis le Japon s’est bien passé, merci pour lui.

undercover houseki kuni illustration book
Sous la couverture…

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L’ère des Cristaux tome 5 : Papillons en pagaille

Le voilà enfin ! Alors que le 6ième tome vient tous juste de paraître au Japon (à 7 semaines près), nous pouvons enfin découvrir le cinquième dans notre belle langue.ere cristaux 5 glenatSouvenez-vous. A la fin du tome 4, suite à la visite de Shiro, un gros chien venu des Lunes que seul Maître Vajra a réussi à dompter, Phos se décide à découvrir la vérité sur ses liens mystérieux avec les Séléniens. Mais pour cela, il va devoir prendre des risques…

Comme le suggère la couverture, ce tome s’ouvre sur des papillons. C’est la saison des papillons. Il y en a tout du long de ce tome. Mais ce cinquième volume s’ouvre aussi sur la découverte, pour nous autres lecteurs et lectrices, d’un nouveau cristal particulier, qui sera de bon conseil pour Phos. En fait,  à tour de rôle, chaque chapitre va faire progresser Phos sur sa nouvelle voie, tout en nous présentant de nouvelles têtes ou en remettant en avant d’autres gemmes déjà connues. Ce sera le cas pour Rutile dès le premier chapitre, et de Zircon peu après. Même Bénitoïte et Neptunite, que l’on voyaient si peu depuis le tome 1, réapparaissent et se dévoilent un peu plus. Petit à petit, Haruko Ichikawa nous dépeint les relations qui se sont tissés entre chaque gemme, que celle-ci n’ait que quelques siècles à leur actif ou des milliers d’années d’existence…

ere des cristaux glenat

Ce tome marque aussi une première dans la série. Pour un manga avec des personnages vivant des siècles et des siècles, il n’y avait pas eu un seul flash-back ! C’est donc chose faite. En lui-même, celui-ci n’apporte pas de révélations majeures, mais c’est suffisamment rare pour être noté. De plus, il permet de souligner, une nouvelle fois, l’importance de la mémoire, thème récurrent tout au long de ce tome.

Mais ce flash-back n’est pas la seule surprise de ce tome, qui fait progresser l’histoire de manière inattendue, puisque Phos se trouve un nouveau partenaire, ce qui lui permettra peut-être de se remettre de la perte d’Antarcticite… Dans le même temps, sa quête de vérité l’amènera à en apprendre plus. Mais est-ce que ces découvertes lui plairont ?…

N’oublions pas l’apparition de Cinabre, une par tome, si peu, mais cette fois-ci si marquante. La mise en scène de la mangaka saura montrer avec justesse le cheminement des pensées et émotions, entre trouble et envie non dite.

Ce tome réussit donc à atteindre un équilibre, entre avancée du scénario, introduction de nouvelles gemmes (rappelons qu’ils sont 28 présents au 1er chapitre, et que pour le moment, une petite vingtaine a été nommé (quelques-uns ont été aperçus en arrière plan sans plus de considération)) et développement des personnages. Après quelques tomes plus centrés sur Phos, cela fait du bien de voir cet univers si particulier prendre vie autour des autres cristaux, de ressentir leurs doutes et leurs peurs.

Côté dessin et mise en scène, la mangaka nous offre de magnifiques pages, toujours aussi caractéristiques. Difficile à décrire en quelques mots, mais vous pouvez en apprendre plus dans l’article consacré à ce sujet, écrit par Meloku.

Enfin, c’est sur un cliffhanger de malade que ce clos ce tome. Haruko Ichikawa nous laisse patienter encore 4 mois pour la suite, avec un tome 6 prévu pour le 22 mars 2017 (à peu près au moment, le septième volume devrait sortir au Japon). Et après, nous seront donc entièrement dépendant du rythme japonais… Snif.

L’ère des Cristaux : promo, analyses & goodies

L’ère des Cristaux, ou 宝石の国 ou Houseki no Kuni pour ceux qui savent lire les idéogrammes japonais, c’est 1) un manga dont je ne cause pas assez (c’est Twitter qui le dit) et 2) un manga qui a débuté dans le magazine mensuel Afternoon de Kôdansha en Octobre 2012 (dans le numéro de Décembre donc, logiquement…), aux côtés de Vinland Saga, Knights of Sidonia ou encore Historie.

Couverture de l'Afternoon pour le lancement de la série.
Couverture de l’Afternoon pour le lancement de la série.

Et aujourd’hui, plutôt que du manga en lui-même, je vais traiter de ce qui l’entoure. Goodies, publicités, etc. L’éditeur japonais a soutenu L’ère des Cristaux : pour son premier chapitre, la série avait l’honneur de la couverture du magazine de prépublication et également quelques pages couleurs, ce qui est extrêmement rare pour la série. En effet, si le manga de Haruko Ichikawa fait régulièrement la couverture, il n’y a pas eu de pages couleurs depuis le sixième chapitre, dans le Gekkan Afternoon de Mai 2013… Lire la suite L’ère des Cristaux : promo, analyses & goodies

L’ère des Cristaux 4 : Changements de Printemps

Plus de trois mois après le troisième tome qui nous avait laissé sur une terrible interrogation, voilà que Glénat profite de la rentrée pour sortie le volume 4. Au Japon, il y avait une version collector avec un jeu de cartes, en France faudra apprécier la couverture qui brille et c’est tout. Lire la suite L’ère des Cristaux 4 : Changements de Printemps

Tsubasa RESERVoir CHRoNiCLE

Aujourd’hui, je vais essayer de faire une petite chronique en toute impartialité, même si dire du mal de ce titre des Clamp est super tentant, surtout lorsqu’elle tendent elles-mêmes le bâton pour se faire battre.

Tsubasa R.C. : La princesse Sakura

Titre : Tsubasa RESERVoir CHRoNiCLE
Auteurs : CLAMP
Éditeur japonais : Kôdansha
Éditeur français : Pika
Nombre de tomes : 28

Résumé facilement trouvable sur le net :

Dans le pays de Clow, vivent Sakura et Shaolan qui s’aiment secrètement. Shaolan, simple citoyen, vit au sein de la famille royale depuis que son père, archéologue, est mort. Les années passent et Shaolan reprend le travail entamé par son père en explorant les ruines du pays de Clow. Un soir, les deux amis découvrent un étrange blason dans les sous-sols et subissent une attaque ennemie. Une force mystérieuse fait perdre la mémoire à Sakura et les plumes qui matérialisent son âme se dispersent. Pour la sauver, il n’y a qu’un seul moyen : Shaolan doit voyager de dimension en dimension pour retrouver les fragments de mémoire de Sakura.

News sur Tsuba Reservoir Chronicle

Avis sûrement long mais pas complet puisque je vais m’attarder sur des détails et oublier des éléments importants :

Avec ce titre, les Clamp s’initie au shônen à rallonge. Est-ce un premier essai réussi ? C’est ce que nous allons voir ensembles, les amis !

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Psychometrer

Pfiouuuu. Cela fait finalement super longtemps que je n’ai pas parlé de la série, alors qu’elle a repris dernièrement (fin avril). Le tome 1 vient se paraître au Japon, ce qui est donc l’occasion pour moi d’en dire quelques mots (mais pas trop).

Psychometrer est donc la suite tant attendue (si, si) de Psychometrer Eiji. On peut constater que les auteurs ont beaucoup réfléchi pour le choix du titre, d’ailleurs…

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Chobits

Titre : Chobits
Auteurs : CLAMP
Éditeur japonais : Kodansha
Éditeur français : Pika
Nombre de tomes : 8
Date de sortie du premier tome : jap>16/02/01; fr>03/12/02
Date de sortie du dernier tome : jap>28/11/02; fr>17/02/04

L’histoire:
Dans un monde où les robots humanoïdes sont devenus les compagnons d’une bonne partie de la population, Hideki Motosuwa, jeune étudiant de 19 ans sans le sou, passe devant les vitrines des magasins proposant les nouveaux modèles d’ordinateurs avec envie. Sa vie bascule le soir où, rentrant chez lui, il trouve une jeune fille aux longs cheveux blonds affalée dans un tas d’ordures. D’abord paniqué, Hideki s’aperçoit rapidement qu’il vient de trouver non pas un cadavre (ouf !), mais un robot abandonné. Lui qui en rêvait ne se pose pas de questions : il le ramène chez lui. Ce sera le début d’une relation hors normes et d’un apprentissage bien curieux pour la petite Tchii…

Les dessins:
Les dessins sont vraiment ce qu’il y a de plus travaillés dans ce manga. Même si le style diffère grandement de leurs autres productions (traits plus simple, chara-design sommaire, décors peu fouillés et pas trop de trucs qui volent), il reste néanmoins très agréable. Un grand plus pour l’expressivité des sentiments passant par les regards, vraiment bien rendus. On peut noter que les corps féminins sont tous bien foutus (et en tenue légère), on se demande pourquoi…

Le scénario:
Il se veut philosophique et réfléchi, puisque traitant principalement des relations humains-robots (appelé ordi, mais ça revient au même) et des sentiments qu’ils peuvent éprouver (programme ou réalité ?). Malheureusement, le tout est enseveli sous une tonne de fan-service. Que ce soit Tchii en sous-vêtement (ou sens) dans les premiers chapitres, le fameux bouton pour la mettre en route, le premier « boulot » qu’elle trouve… Bref. Du fan-service à gogo pour captiver le lecteur mâle en manque ou perturbé par l’agitation de ses hormones. Ah ça, les Clamp savent cibler le public voulu !
La bonne trouvaille de la série, c’est le livre dans le livre, « une ville sans nom » (ou un truc du style), évoquant à Tchii des bribes de son passé, et son double mystérieux. Le tout est bien mené, même si l’on peut regretter que tous les personnages intervenants sont liés, que tout soit finalement assez prévisibles. Le plus grand expert en ordi, la personne qui connaît le secret de Tchii, celle qui va tenter quelque chose contre Tchii… Tous habitent la même ville, quelle hasard.
Autre truc. Les deux robots, bien gentillets, qui sont censés être sensés et donc devraient faire leur boulot, à savoir, empêcher Tchii d’activer son programme. Eh ben, au cours des huit tomes, ils ne servent strictement à rien. Même leur intervention finale est inutile. Bravo les gars.

La fin:
Malgré le peu de tome (seulement 8, pour du Clamp…), la fin n’est pas précipitée, mais quand même convenue et pas trop surprenante. Elle est néanmoins déchirante quand on apprend que Hideki devra rester puceau toute sa vie, à moins de rendre amnésique la pauvre Tchii. Ouais, c’est trop pas cool.
Pourtant, le lendemain matin, ce petit coquin, tout rouge, doit changer de mot de passe après avoir réinitialisé Tchii… WTF ???
Le plus gros mystère du manga arrive à la dernière page, quelle frustration !

Conclusion:
Chobits est un bon manga, à condition de ne pas se prendre le choux sur la forme et de rester concentrer sur le fond. Le semblant de réflexion initié par les Clamp est intéressant, et elles développent leur thèse à travers une galerie de personnages qui se connaissent tous (on est pourtant à Tokyo, plus de 10 millions d’habitants).
Bref, Tchii est trop choupie, je pense que c’est le principal, non ?

Oniwaka to Ushiwaka – Edge of the World

C’est le titre de la nouvelle série réunissant le couple d’auteur à l’origine de Get Backers, Randô Ayamine,  le dessinateur et Yuya Aoki, »le » scénariste. « Le » avec de belles guillemets car en fait, ce dernier est l’un des nombreux pseudonymes réunissant sous un même nom un frère et une soeur. A eux deux, ils sont responsables de beaucoup de manga,tous édités par Kôdansha (ce qui les rend plus facile à pister) : Psychometrer Eiji, Les Enquêtes de Kindaïchi, Les Gouttes de Dieu, pour les plus connus en France.

Tout de suite, une belle image pour montrer que, contrairement à ce qu’on pourrait croire en voyant les premières images, les héros ne sont pas une resucée de Ginji et Ban, même si on a encore droit à un blond et un brun. Eh oui, y en a un qui a les cheveux longs ! Eh! ça change tout !

En fait, le seul problème de cette série, c’est sa parution.
En effet, avant ça, Randô Ayamine gérait seul une série, Holy Talker,  en publication mensuelle dans le Shônen Rival des éditions Kôdansha. En gros, c’était une histoire de démons, d’exorcisme et de religion (pour résumer vite fait). Je me disais que sa parution serait sûrement ralentie à cause de Oniwaka to Ushiwaka -Edge of the World. Seulement, ce fut pire qu’un simple ralentissement…
Le tome 6 est sorti en Avril dernier. Depuis, plus rien.

Et tout s’explique par la longue pause qu’a pris Randô Ayamine depuis juin dernier. Seuls six chapitres de Oniwaka to Ushiwaka – Edge of the World sont donc sortis. Depuis Get Backers, on savait l’auteur fragile, mais cette fois-ci, ça semble plus grave que d’habitude, quand le manga reprenait deux/trois semaines plus tard. Ici, plus de chapitres depuis plus de six mois… Et son blog n’a pas été mis à jour depuis juin, dernier billet dans lequel il s’excuse pour la gène occasionnée.
Si l’on se fie à Anime News Network, l’auteur serait en dépression. Ainsi, impossible de savoir quand reprendront ses deux séries (s’il se sent capable de les mener toutes deux de front). J’espère qu’il se rétablira rapidement. Non pas pour qu’il puisse travailler de nouveau -vu que ces manga ne sortent pas en France, j’en ai que faire pour le moment- mais  parce que je ne supporte pas les gens dépressifs (au sens 5). Je lui souhaite donc un prompt rétablissement.

De quoi parle ce manga au titre à rallonge ? Ça se passe il y a huit siècles, à la fin de l’ère Heian,  alors que le Japon est dominé par le clan des Taira. Les deux héros, Minamoto no Yoshitsune (Ushiwaka, le jeune boeuf, c’était sûrement considéré comme un compliment, à l’époque) et Musashibô Benkei (Oniwaka, le jeune démon, ça sonne déjà mieux) sont respectivement samuraï et guerrier, figures célèbres de l’histoire médiévale japonaise. Mais ne croyez pas que c’est juste un manga historique. Un soupçon de surnaturel hante les pages du titre.

Il y a des démons, des être étranges et surnaturels, et l’on peut déjà se dire qu’il y aura sûrement des combattants qui auront des pouvoirs, comme dans Get Backers, puisque les héros en ont déjà, eux. Le premier chapitre expose les personnages principaux (qui sont forcément des beaux gosses poseurs) et les enjeux. Du coup, on peut penser que le manga ne devrait pas trop s’éterniser (s’il reprend un jour). Sauf que Yuya Aoki (le scénariste) est assez doué pour rallonger et compliquer ses histoires… Donc au final, ce manga peut très bien durer aussi longtemps que Get Backers… Impossible à prévoir.

Sinon, comme d’habitude, les décors sont très bien travaillés. On reconnaît toujours autant son style chargé de trames, également.

Un manga agréable à lire, espérons une reprise en 2011.