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Détenu 042

Titre : Détenu 042 (o-shi-ni)
Auteur : Yua Kotegawa
Éditeur japonais : Shûeisha
Éditeur français : Kana
Nombre de tomes : 5
Date de sortie du premier tome : jap>18/10/02; fr>22/09/06
Date de sortie du dernier tome : jap>19/01/05; fr>06/07/07

L’histoire :

Ryôhei Tajima, alias « détenu 042 » (car « les prisonniers n’ont pas besoin d’un nom »), croupit depuis 9 ans, dans le couloir de la mort en l’attente de son exécution pour de multiples meurtres. Un jour, pourtant, le gouvernement désirant abolir la peine de mort et rendre les détenus utiles, fait une étrange proposition à Ryôhei.
Le Docteur Shiina, lance en effet un programme expérimental destiné à déterminer si un criminel peut se réhabiliter dans la société. Le « détenu 042 » sera le premier cobaye ! Sa peine sera commuée en travaux d’intérêt général dans un lycée où il vivra en liberté ! Néanmoins, comme seule mais efficace garantie contre la récidive, une puce lui sera implantée dans le cerveau et elle sera programmée pour exploser si Ryôhei s’énerve trop ou est pris d’une envie de meurtre. Et bien sûr, le « détenu » est également muni d’un traceur pouvant le localiser et analyser ses réactions à tout moment!
Que fera Ryôhei en découvrant cette nouvelle forme de « liberté » ?!
Un criminel peut-il être tout à fait réhabilité dans la société ?

Graphisme :
Le style de Yua Kotegawa est assez simple mais reconnaissable. Il est parfaitement dans la veine « manga » (grands yeux, mentons et nez fins…). J’avais lu une critique sur Manga-News avec laquell je suis en total désaccord. Selon le rédacteur, qui ne s’est pas identifié, le dessin a un air de shônen. Eh ben, il ne doit pas avoir les yeux en face des trous. Le dessin est plutôt très féminin, très shôjo (malgré un côté assez « lisse »), avec ses trames, son absence régulière de décor (quoiqu’assez présent, quand même) et ses scènes d’action parfois mal gérées.

Scénario :
Avec un thème aussi fort, on pouvait s’attendre à un traitement dur, implacable, cruel et terriblement sombre. Il n’en est rien. L’auteur a préféré se concentrer sur les personnages et leurs relations. Ainsi, on est plongé dans un univers un plus « gentillet ». Déception assuré pour ceux qui attendait là leur dose de seinen violent. En même temps, au vu des couvertures colorés, on pouvait s’en douter…
Petit à petit, on s’attache à Ryôhei, constamment appelé par son matricule, si bien qu’on ne retient pas vraiment son nom. De toute façon, on n’a pas besoin de le connaître, c’est un condamné à mort.
Mine de rien, malgré l’apparence tranquillité du manga, il arrive régulièrement des péripéties qui mettent en danger la viabilité de l’expérience, son application, et donc la survie d’042. Certains retournements de situation peuvent paraître faciles, certaines actions futiles (« 042 ! Un lapin s’est enfui, rattrape-le ! ;_; « ), et l’on pourra critiquer la facilité scénaristique avec laquelle Yua Kotegawa se dégage du débat sur la peine de mort quand celui-ci se fait trop présent. Néanmoins, il faut admettre que Détenu 042 fait réfléchir, tout en offrant une lecture agréable.

La fin :
Peut-être la scène la plus forte et la plus dure du manga. Face à toute la mièvrerie ambiante (on peut presque palper le rose acidulé qui se trimbale dans les coeurs des personnages), la fin n’en devient que plus sombre, plus abrupte. Au moment où tout semblait bien se finir, le couperet final tombe.
Je me rappelle avoir versé ma petite larme en tournant les dernières pages. C’est trop triste. Snif.

Conclusion :
Si je devais faire court, je dirais que Détenu 042 est une bonne série. Courte, elle ne prend donc pas beaucoup de place et ne nécessite pas un investissement excessif. Pas besoin d’attendre cent mille ans pour avoir la suite. Le seul bémol, déjà cité, pourrait être son traitement parfois léger d’un sujet assez grave et polémique (au Japon, en tout cas).
Un nouvel handicap vient s’ajouter à celui qui voudrait se procurer la série. Kana a arrêté récemment sa commercialisation…

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Get Backers

Titre: Get Backers
Auteurs : Randô Ayamine (dessin) & Yûma Andô (scénario)
Editeur japonais : Kôdansha
Editeur français : Pika
Date de sortie du premier tome : jap>17/08/99 ; fr>25/11/03.
Date de sortie du dernier tome : jap>11/04/07; fr>02/06/10.
Au Japon, les quatre derniers tomes sont sortis dans une édition collector avec jaquette inédite et cartes postales bonus.
Perso(s) préféré(s) : Kazuki Fûchoin, Kurusu Masaki, Kagami Kyôji.

L’histoire :
« – Ce qu’on vous a volé, on le récupère. Satisfaction 100% garantie! »
« – Ou presque… »

Telle est la devise de Mido Ban et Amano Ginji qui forment à eux deux la joyeuse équipe nommée Get Backers. Ou récupérateurs, en français, mais c’est tellement plus classe en anglais. Comme leur nom l’indique, leur boulot consiste à récupérer ce que les gens ont perdu/se sont fait voler.
Ces deux jeunes garçons de 18 ans possèdent chacun un pouvoir bien particulier. Ban a son jagan, l’Œil maléfique, qui lui permet de provoquer des illusions chez tous ceux qui croisent son regard pendant un court laps de temps (trois petites secondes). Ginji, quant à lui, possède le pouvoir de produire de l’électricité, comme un Pikachu humain.

Graphisme :
Dans les premiers tomes, les visages sont encore un peu rond et le style est assez semblable à celui de Torû Fujisawa par certains côtés. Ce qui est normal, Randô Ayamine a été l’un de ses assistants (vous pouvez d’ailleurs retrouver ses strips dans les bonus de certains tomes de GTO).
Néanmoins, les personnages respire la classe absolue, étant tous des poseurs maladifs. Ban, Dr Jackal, les Miroku et j’en passe, tous sont atteint de cette maladie (que l’on retrouve aussi dans Bleach).

Sauf Ginji qui, étant l’exception qui confirme la règle, a l’habitude de « SDiser », c’est-à-dire d’adapter une forme simplifier dite Super Déformé (je ne vous ferais pas l’affront d’employer le terme anglais).

Oh, et il ne faudrait pas oublier les plantureuses jeunes femmes, dont Heaven (Hevn en vo) est l’ambassadrice, avec sa poitrine proéminente qui l’empêche de respirer dans je ne sais plus quel tome. De ce côté, Himiko fait contre-poids étant, je cite « plate comme un limande », selon Ban-chan, expert en la matière (et en pelotage, aussi).

Scénario :
Si les premières missions n’ont rien de mirobolantes, elles servent néanmoins à présenter les personnages principaux, leurs caractéristiques et leur jeu de relations, les uns étant liés aux autres… Les choses se corsent et deviennent bien plus sérieuses à partir des tomes 6-7 et de la mission se déroulant au Mugenjô, lieu emblématique de la série puisqu’on découvre au fur et à mesure des chapitres que tout semble y être lié. C’est aussi à partir de ce point que la répétitivité commence, les combats pour atteindre le boss de fin de niveau étant assez longs. D’ailleurs, niveau « je tourne en boucle », c’est dans cet arc que l’on pourra remarquer le plus de fois le fameux symptome de « Je suis ton ennemi mais si tu me bats je (re)deviendrais ton ami ». Un peu redondant, donc.
Et évidemment, on pourra regretter certaines facilités scénaristiques propres aux shônen : la mort n’existe pas. Le mec a perdu 120 milliard de litres de sang, a les os brisés et le cerveau rudement secoué, mais nan, il résiste encore et toujours à l’assaillant. Quelle force ! Quel surhomme !
Une fois cet acte fini, cependant, une première partie est réglée.
De nouvelles missions reprennent, ayant toute un rapport de près ou de loin avec le Mugenjô ou ses représentants. De nouveaux indices sont éparpillés quant au mystère que représente le Mugenjô, ce qu’est Brain Trust, ce que désire cette mystérieuse organisation. Car Get Backers se trouve être bien plus complexe qu’il n’y paraît même si l’intrigue est délayé dans le maximum d’affrontements possibles.
Même sur le dernier acte, où l’on pouvait penser que la situation irait en s’allégeant. Au contraire, les auteurs en rajoutent, créant des ennemis qu’on ne reverra pas et sans aucune finesse psychologique ou approfondissement. A quoi ça pourrait servir, on ne les reverra pas, je viens de vous l’écrire !
D’ailleurs, en parlant de méchants pas beaux… Ils sont littéralement pas beaux, ayant la gueule de l’emploi. Ah ça, ils sont reconnaissables entre mille, les sous-fiffres patibulaires. Par contre, les boss sont toujours très classes. Forcément, ce sont des boss.
Du reste, les missions sont bien menées, et exploitent des thèmes bien trouvés, frôlant toutefois l’irréalisme de temps en temps.

Entre quelques missions, on a droit à des intermèdes. Si certains sont inscrits dans une certaine légèreté, d’autres servent à introduire la mission suivante en douceur, préparant le lecteur à des chapitres bourrés d’action.

La fin :

Le dernier acte est effectivement un peu long (tome 30 à 39), mais permet de conclure toutes les histoires parallèles liées aux différents personnages (Kazuki, Shido, Himiko…). Bien que cela s’éternise un peu, au bout de 39 tomes, on referme le tout dernier volume avec satisfaction. Il faudra attendre la toute fin pour voir les derniers mystères révélés, particulièrement celui du Mugenjô, qui domine le monde de GetBackers. Là encore, on pourrait reprocher certaines choses, tombées avec un peu trop de facilité, mais cette fin reste bonne, et même un peu triste finalement.

Note sur l’édition (rajout du 23/01/11) :
Celle-ci est loin d’être parfaite. En effet, des pages se retrouve en double dans plusieurs tomes (4 ou 5, en tout), à la place d’une autre, et dans le tome 12, le nom d’un personnage est inversé avec celui d’un autre (détail agaçant).

Conclusion :

Du haut de ses trente-neuf tomes, Get Backers n’est pas un manga à investissement aisé. Ça représente quand même plus de 270€, prix éditeur. Heureusement que le marché de l’occasion existe.
Cependant, pour une personne capable d’apprécier un shônen standard mais néanmoins palpitant, Get Backers est un bon choix. Même si, forcément, dans la production actuelle, il y a mieux.

Le Jeu du Chat et de la Souris

Titre :
Tome un : Kyoso wa cheese no yume wo miru (Le Jeu du Chat et de la Souris, devenu en France le titre de la série)
Tome deux : Sojô no Koi ha Nido Haneru (Comme un Poisson Hors de l’Eau, titre du chapitre final de ce second volume)
Auteur : Setona Mizushiro
Editeur japonais : Shôgakukan
Editeur français : Asuka
Nombre de tomes : 2
Une première édition one-shot est sorti en 2006 au Japon, puis l’auteur a repris l’histoire et les deux tomes sont sortis en même temps en mai 2009.
En France, Le Jeu du Chat… est sorti en mai 2007, test d’Asuka pour savoir l’impact réel du yaoi; depuis, c’est l’invasion, preuve que ça vend. La série en deux tomes est publié deux ans plus tard (novembre 2009).

L’histoire :

À cause de son caractère indécis, Kyoïchi s’est laissé prendre plusieurs fois au piège de l’adultère. Mais un jour, apparait devant lui un homme que son épouse a engagé pour enquêter sur ses infidélités : il s’agit d’Imagasé, un garçon qu’il a connu à la fac. Ce dernier accepte de garder le secret, mais en échange, il lui réclame son corps…

Graphisme :

Faisant partie de ses travaux récents, notamment pour le tome 2, les dessins de Setona Mizushiro ne sont plus une inconnue pour les connaisseurs, rien de bien novateur ou de bouleversant de ce côté-là, donc.
Sinon, petit détail sympathique, mais les tableaux, sur les couvertures, représentent métaphoriquement les chapitres de chaque tome.

Scénario :

Par contre, là, que de changements ! L’auteur nous offre une histoire centrée sur l’amour entre deux hommes, bien loin des tourments adolescents de L’Infirmerie ou Diamond Head. D’où le classement par Asuka dans sa collection Boy’s Love, alors que le titre est en fait un jôsei, si l’on se fie au magazine de prépublication japonais. Une petite différence néanmoins importante : on ne vise donc pas le même public que le yaoi lambda. Ainsi, si on joue sur la suggestion d’habitude, ici, c’est bel et bien dessiné. On montre (presque tout). A ce niveau, le tome deux est plus soft (peut-être dû à la prépublication, qui s’est faite vie téléphone portable-c’est beau, la technologie)

Ainsi, après un début servant de prétexte à des scènes osés, et finalement typique du yaoi, on entre dans le vif du sujet. L’auteur exploite ses personnages, leurs pensées, leur psychologie, et l’on se rend compte alors, et c’est encore plus probant avec le tome deux, que Setona Mizushiro n’est finalement pas si éloignée de son univers habituel. Dans un autre registre, effectivement, mais toujours dans une description très juste et touchante des travers humains.

La fin :

Cas assez spécial, ce manga bénéficie de deux fins, pour ainsi dire. Celle du premier tome, vu qu’au départ, c’était un one-shot et qu’il est donc censé se suffire à lui-même, puis celle du second, définitive, cette fois-ci, comme le promets l’auteur en postface.

Celle du premier tome m’avait laissé un léger goût d’inachevé, et j’étais bien content d’avoir la suite sous la main.

Par contre, celle du second tome conclut magnifiquement cette histoire. Le dernier chapitre, très long (près de la moitié de ce gros tome), prend son temps pour amener la fin, et même si certaines actions peuvent agacer alors que tout sembler s’arranger, pas d’inquiétudes, l’auteur veille sur ses personnages. La fin arrive, et elle est bien, comme d’habitude avec Setona Mizushiro.

Conclusion :

Franchement, j’avais hésité à me procurer ce titre. Mais étant fan de Mizushiro-sama, j’ai pu profiter de la réédition pour me procurer cette série, et c’est sans regrets.

L’Infirmerie après les Cours

Titre : L’infirmerie Après les Cours
Auteur : Setona Mizushiro
Editeur Japonais : Akita Shôten
Editeur Français : Asuka/Kazé Manga
Nombre de tomes : 10
Date de sortie du premier volume : 22/12/04 (Jap), 09/03/06 (Fr)
Date de sortie du dernier volume : 16/01/08 (Jap), 10/07/10 (Fr)

L’histoire:
Mashiro a tout du bishônen qui fleurissent dans les pages de shôjo. En tout cas, aux yeux des autres, il est un garçon et, pour parfaire cette réalité, le voilà qui sort avec une autre fille. Mais pourtant, il se trouve qu’il cache un terrible secret : il est à moitié fille. La partie basse de son corps renferme des chromosomes XX alors que la partie haute est XY (ce qui est scientifiquement aberrant mais passons).

Son lycée d’apparence classique renferme lui aussi de bien mystérieux secrets, avec un infirmière qui convoque Mashiro a des cours du soir des plus étranges… Des cours où chacun apparaît selon sa véritable nature…

Tous les jeudis, Mashiro se rend donc à l’infirmerie… et c’est revêtue d’un uniforme féminin qu’elle évolue dans ce monde parallèle.

Il ou elle ? Mashiro devra le déterminer…

Graphisme:
Le style de dessin de Setona Mizushiro est unique, agréable à l’oeil et s’améliore au fil des tomes. Les regards sont très expressifs, comme toujours dans les shôjo, mais ici, les yeux ne prennent pas les 3/4 de la tête de l’héros/héroïne. C’est bon, un peu de changement.
Par contre, j’avoue que sa manie de toujours mettre une mèche volant au vent au sommet du crâne de ses persos, franchement, ça m’agace un peu. Heureusement que la fréquence d’apparition de ces cheveux indisciplinés diminue avec les tomes. Mais ça ne reste qu’un détail, et je suis peut-être le seul à m’être fixé dessus…

Scénario:
L’histoire de ce manga est dès le début intriguante, tant on se retrouve plongé dans un univers inquiétant et insensé. Le monde du rêve est rempli de noirceur, mais le monde réel n’est pas en reste. Beaucoup de questions se posent durant la lecture, et toutes auront une réponse, car le scénario était construit d’une façon logique dès le départ, ce qui a permis à l’auteur de respecter ses plans, sans trop changé de choses. Ainsi, la plupart des scènes sont importantes pour l’évolution des personnages, et le tout amène la fin avec d’autant plus de justesse qu’elle arrive au bon moment. 10 tomes, ce n’est ni trop long, ni trop court.

La fin :
Poignante et surprenante. Deux mots qui résument parfaitement bien une fin réussie sous tout ses aspects. Préparées dès les toutes premières pages de la série par la mangaka, on peut dire que cette fin était plutôt inattendue, alors que plusieurs indices pouvaient y mener. Plusieurs lectures et relectures sont d’ailleurs conseillées pour se replonger dans cette histoires et retrouver les différentes pistes qu’à laissées l’auteur. =)

Conclusion :
Pour moi, c’est l’un des meilleur shôjo sortis à ce jour en France, sans être trop réducteur. A posséder et à lire absolument ! (Ceci n’est pas sensé être un ordre, mais prenez-le comme vous voulez).

Un très bon dossier : ici

Arms


Titre : Arms
Auteur : Ryôji Minagawa & Kyôchi Nanatsuki (supervision)
Editeur Japonais : Shôgakukan
Editeur Français : Kana
Nombre de tomes : 22
Genre : shônen
Date de sortie du premier volume : 18/10/96 (Jap), 18/01/03 (Fr)
Date de sortie du dernier volume : 18/06/02 (Jap), 03/11/06 (Fr)
Une réédition Deluxe est sortie au Japon en 2007/2008
Perso(s) préféré(s) : Keith (tous…)

L’histoire :

Ryô Takatsuki est un lycéen japonais qui mène une vie ordinaire. Mais son univers quotidien va pourtant être ébranlé. Tout commence avec l’arrivée, dans son école, de Hayato Shingû, un nouvel élève. Sans que Ryô comprenne pourquoi, Hayato s’en prend à lui et tente même de le tuer. Il découvre alors que Hayato n’est pas un garçon comme les autres: ses membres ont la capacité de se transformer en armes télescopiques meurtrières.

Graphisme:

Ryouji Minagawa a un style très particulier, dans le sens où il aime bien utiliser des plans dits cinématographiques, ce qui dynamise fortement ses cadrages, mais a aussi tendance à, parfois, déformer les protagonistes excessivement. De même, certains reprocheront un trait trop grossier (les oreilles des persos sont loin d’être fines et gracieuses). Mais personnellement, vu qu’ici, je développe mon avis, je n’ai pas trouvé le dessin moche. Particulier, oui, mais moche, non.

Scénario:

Le scénario de Arms est son plus grand atout. Bien travaillé, chaque arc permet d’en apprendre plus sur les Arms, ce qu’ils sont, dans quel but ils ont été crées, etc. Beaucoup de mystères et de questions se posent à la lecture des premiers tomes, du premier acte (tome 1 à 3), et tous seront résolus petit à petit, au fil des tomes suivants. Déjà, chaque fin d’arc est riches en révélations, et le premier ne fait pas défaut.

L’un des gros reproches que l’on pourrait faire, c’est la répétitivité du schéma narratif dans les premiers arcs, avec un méchant, il se fait battre, il devient ami avec nos héros ou se fait tuer par des méchants plus méchants que lui (au choix).

Mais passé ce « détail » chaque tome d’Arms monte en niveau, que ce soit l’intensité dramatique ou l’histoire. Les personnages évoluent, leurs Arms aussi. Les ennemis sont mieux développés et le manga semble un peu moins manichéen jusqu’à la fin.

La fin:

Pour moi, c’est une fin très bien travaillée. La toute dernière partie du manga fait un peu « rallonge », malheureusement, puisque l’on aurait pu croire que le manga se terminerait un peu plus tôt, l’occasion était bonne. Mais elle a le mérite de répondre aux dernières question et d’amener plus doucement la fin, sans se précipiter. Pour trois tomes de plus, on ne va pas chipoter, hein.
Une fin qui est d’ailleurs correcte, même si on a droit à certains clichés… (j’en dis pas plus ^_^ »)

Conclusion:

En somme, un bon manga de science-fiction, dans lequel on se replonge avec plaisir.

Un très bon dossier : ici

Psychometrer Eiji

 

~~~Billet remis à jour le 16/12/10~~~

 

Titre : Psychometrer Eiji
Auteur : Masashi Asaki & Yûma Andô
Editeur Japonais : Kodansha
Editeur Français : Kana
Nombre de tomes : 25
Date de sortie du premier volume : 17/07/96 (Jap), 12/05/01 (Fr)
Date de sortie du dernier volume : 17/10/00 (Jap), 03/02/06 (Fr)
Perso(s) préféré(s) : Akira Sawaki
L’histoire :

Eiji a un don : la psychométrie. Il peut ainsi par simple contact avec une personne ou un objet revoir certaines scènes du passé. Une jeune inspectrice s’aperçoit par hasard des capacités du jeune homme… Une aubaine alors qu’elle doit faire face à une enquête difficile !

Graphisme:
Bien au départ, Masashi Asaki donne des tronches vraiment affreuses (et déformables) aux voyoux… à la GTO (pourrait-on dire). Pourtant en plein dans l’affaire « Cannabis », tome 18 je crois, le trait se simplifie au niveaux des yeux…( comparez, et jugez…). La simplification continue jusqu’au dernier tome : les visages se font plus ronds, les personnages semblent rajeunir…Bref, étrange et dommage… Surtout au chapitre final où Eiji, sur une case, à un visage mal proportionné…

Scénario:
Construit et organisé logiquement, les enquêtes sont rarement faciles. Je me souviens avoir trouvé le coupable d’une, je ne sais plus laquelle… Globalement, elles s’enchaînent sans trop de linéarité, même si on peut regretter qu’il y ait toujours un rapport, de près ou de loin, à Eiji et/ou Shima. A croire que les tueurs de tout poil ont une dent contre eux…

Malheureusement, le tome 10 voit l’arrivée d’un personnage plutôt encombrant : Fukushima…. L’un des personnages préférés du scénariste, ce qui nous permet de comprendre pourquoi on a autant vu ce perso totalement inutile (mais toutefois parfois drôle, rarement, mais ça arrive.). Du coup, certains pourrait être tentés d’arrêter la série face à cet humour typiquement japonais, mais il faut persister, ce ne sont que de courts passages à subir, le reste en paraîtra d’autant meilleur. Et puis, il faut avouer que certaines scènes sont quand même vraiment poilantes.

La fin: N’existe pas vraiment, en fait. Pour l’instant, on a le droit à :

Première partie
Fin

Il ne reste donc plus qu’ à attendre la seconde partie, qui devrait commencer en 2011 au Japon, aux dernières nouvelles.

Conclusion :
Bon manga, un peu moins lors de certains intermèdes. Les enquêtes sont bien ficelés et dures à résoudre soi-même. Le thème évoqués sont très intéressants (spiritisme, pouvoir du cerveau sur le corps…) et l’annonce de la suite permet d’espérer un développement plus conséquent d’intrigues naissantes dans les derniers tomes (cette histoire de réincarnations ?).

Yu-Gi-Oh!

~~~Billet remis à jour le 17/12/10~~~

Titre : Yu-Gi-Oh!

Auteur : Kazuki Takahashi

Editeur Japonais : Shueisha

Editeur Français : Kana (dargaud)
Nombre de tomes : 38
L’histoire :

Yûgi Muto est un jeune adolescent qui mène une existence tranquille et va, comme tout bon garçon de son âge, au lycée où il est souvent plus qu’embeter. Il est élevé par son grand-père qui tient une boutique de jeux .

Ce dernier fait un jour cadeau à Yûgi d’un puzzle millénaire dont on prétend qu’il renferme un secret. Comme un signe du destin, Yûgi parvient à reconstituer le puzzle en forme de petite pyramide. Se révèle alors en lui une seconde personnalité, celle d’un Yugi beaucoup plus sombre et qui ne tolère aucune injustice.

Les deux personnalités sont diamétralement opposés et Yûgi ignore jusqu’à l’existence même de son double. Lors de jeux toujours plus subtils les uns que les autres, l’autre Yûgi rend la justice arbitrairement et ne se fait pas que des amis.

L’histoire prend une tournure nouvelle lorsque le créateur même d’un célèbre jeu de cartes – Magic&Wizards – enlève le grand-père de Yûgi pour contraindre ce dernier à venir participer au grand rassemblement de duellistes sur son île.

Graphisme :

Très bon (sauf au début…mais ça s’améliore!!) Et le style de Takahashi est très agréable, bien « droit ».Avec des lignes douces pour les monstres mimi tout plein^^ et un encrage plus aggressif pour les monstres plus imposants!

Scénario:
Bien, changeant au départ, vu que l’auteur se concentre sur le monde des jeux.Des passages intéressants comme la saga Death-T. Il trouve le bon filon en inventant le jeu de cartes « Magic & Wizard », qui a un bon succès auprès des lecteurs… Malheureusement, la seconde partie (à partir du tome 16 jusqu’au 31) est longue, et donc répétitive.

Mais le scénario de la dernière partie est bien construit et (assez) facilement compréhensible (le passage où l’autre Bakura dit « Je suis Zork Necrophedius! » m’a posé pas mal de problème de compréhension, pareil pour le trio Bobasa-Hassan-Shahdi…)

La fin:
L’important dans un manga est aussi la fin qu’a su apporter l’auteur à son oeuvre. La conclusion de Yu-Gi-Oh! est, à mon gout, bien. L’auteur a décidé de laisser une fin ouverte où les aventures de Yûgi peuvent très bien continuer (voir Yu-Gi-Oh R)

L’auteur n’a pas lourdement insisté sur la séparation de Yûgi et son double, ce n’est pas plus mal car celle-ci est quand même triste…

Par contre, l’histoire d’amour entre Anzu et Yûgi n’a pas de conclusion et on se demande ce que font les frères Kaiba en Egypte dans les dernières pages, à part faire du fan-service, je ne vois pas l’intérêt de leur réapparition… Comment auraient-ils pu savoir que Yûgi et sa bande y sont? (Télépathie?)

Conclusion :

C’est une série que je ne regrette pas d’avoir acheté et que je relirais avec plaisir car c’est un bon manga !! De plus c’est la première série que j’ai acheté donc evidemment…y a favoritisme^^