Archives pour la catégorie Manga

[Megahouse] Blue-Eyes White Dragon

C’est en ce début d’été caniculaire qu’est arrivé l’impitoyable Dragon blanc aux yeux bleus, monstre mythique de Yu-Gi-Oh. Dévoilée lors du wonderfest summer 2018, cette figurine tient ses promesses : imposante et somptueuse, elle domine. Bon, cela dit, si on l’exposé aux côtés des Kaiba, Yugi, Marik & Cie de Kotobukiya, ce dragon perd de la prestance, du haut de ses quasi-40 cm (du socle jusqu’au bout des ailes).

J’aime beaucoup le socle de cristaux, avec cependant un bémol sur le plastique noir en-dessous, super léger et fin, et surtout creux et donc presque cassant.

Les quelques photos ci-dessus ont pour certaines déjà été dévoilées en exclusivité sur Twitter il y a 2 semaines déjà.

Contrairement à mon compte bancaire, j’espère que cette gamme de figurines accueillera d’autres creatures comme le Red-eyes Black Dragon de Jono-uchi ou encore le légendaire Exodia… Réponse prochainement vu que le wonderfest summer 2019 a lieu ce week-end…

Nouveautés Février 2019 : Ragna Crimson & Soft Metal Vampire

Ce mois-ci, deux nouveaux titres au programme. L’un que j’attendais avec impatience et l’autre pris totalement parce que la pub’ de l’éditeur m’a rendu curieux. Le premier est un seinen de SF par le célèbre Hiroki Endo, terminé depuis peu en 6 tomes (et j’ai bien peur que cette fin soit abrupte, mais on reverra ça dans un peu plus d’un an) : Soft Metal Vampire. Le second est un shônen de dark fantasy par un auteur encore inconnu en France, Daiki Kobayashi, en cours avec 4 volumes : Ragna Crimson.soft metal vampire

En France, Hiroki Endô est connu pour Eden (it’s an endless world), oeuvre culte édité par  bientôt feu Panini, l’éditeur mort-vivant qui sort un manga par mois maximum. Après 3 tomes de All Rounder Meguru et presque huit ans d’absence, le revoilà avec un seinen qui fut publié au Japon aux côtés de titres comme L’ère des Cristaux ou encore Vinland Saga. Le scénario proposé est bien plus WTF qu’usuel. En effet, l’histoire se déroule dans un monde où les vampires ont pris le pouvoir en dérobant l’arsenal nucléaire de l’humanité grâce à leurs facultés : ils maîtrisent les éléments chimiques. Jusqu’au jour où une humaine, Miika, se découvre un pouvoir identique, mais fatal pour eux, car elle manipule l’argent. Heureusement, Four, un vampire (?), vient à sa rescousse.

A partir de là, ça part en vrille de tous les côtés, entre combat chimique plus ou moins détaillés et scientifiquement viables (l’osmose du protium qui fait une sorte de rayon laser ?), massacres & effusions de sang et blagues potaches bien en-dessous de la ceinture HASHTAG #BalanceTonPorc. L’aspect « chimie » du titre est par ailleurs assez simple à comprendre, vu que pas surexploité, et expliqué très succinctement. Bref, avec un cursus de lycée niveau seconde générale, il y a de quoi s’en sortir.SMV Pu238

Au-delà des scènes un peu trop nombreuses mettant en valeur la taille proéminente du pénis de Four (de son vrai nom Alan Jr Nasube), le mangaka commence à tisser une toile dans laquelle deux organisations diamétralement opposées s’affrontent, avec un mystérieux « suzerain » au centre du conflit, sans même compter la présence des humains embarqués dans tout ce foutoir. Et des lycanthropes cyborgs, aussi. Histoire de. J’espère aussi que Miika sera un plus active, et moins spectatrice des évènements, par la suite. Et qu’on en saura plus sur cette asservissement de l’humanité mentionné dans le résumé de l’éditeur sans qu’on en ait un réel aperçu dans le manga lui-même.

Bien évidemment, je suis ravi de retrouver l’auteur, en pleine forme qui plus est. Pour le moment, c’est clairement moins sérieux, réaliste et déprimant qu’Eden. Si l’on accepte le point de départ, un peu délirant, de ce vampire de métal mou, alors on ne peut qu’apprécier le voyage, même si la destination est pour le moment loin d’être claire. A noter que la couverture de ce premier tome a été modifiée sans aucune justification, pour une illustration pas forcément meilleure que l’originale. Au contraire, de mon point de vue, c’était la couverture la plus travaillée de toute la série, avec un vrai décor, et pas des splash de couleur à la Splatoon. Bref. Le tome 2 est prévu pour le mois de Mai (un rythme trimestriel donc). Rendez-vous au printemps 2020 pour savoir si la fin est à la hauteur de ce début déjanté.

A l’inverse, Daiki Kobayashi est un mangaka qui doit encore faire ses preuves, puisque l’on ne connaît rien de ces œuvres antérieures. Dans Ragna Crimson, fer de lance de l’année 2019 pour son éditeur Kana, il narre l’aventure de Ragna, compagnon d’une tueuse de dragon invincible. Du haut de ses douze ans, Léonica est une légende. Puis arrive un dragon surpuissant, et là ça part en cacahuète.

Le premier chapitre est très dense et contient un max d’informations (même la raison qui pousse les dragons à attaquer soudainement, alors que ça aurait pu, si elle avait été différente, être un enjeu du récit), et se révèle beaucoup moins classique et prévisible dans son déroulement que le résumé officiel le laissait croire. Je m’attendais à un héros de shônen qui veut devenir le plus fort des faucheurs de dragons, et qui y arriverait avec l’aide du pouvoir de l’amitié, mais le récit ne prend pas du tout cette direction. Après un méli-mélo temporel, voilà Ragna devenu surpuissant, et bien déterminé à exterminer tous les dragons pour éviter le futur apocalyptique qu’il a entrevu.

ragna and crimson

Le mangaka prend donc à contre-pied le principe de base du nekketsu, puisque a priori Ragna est au sommet de se puissance. Cela offre une nouvelle perspective au récit, mais risque également de rendre tout adversaire moins impressionnant, malgré toute l’inventivité et l’originalité apportées à leurs designs. D’ailleurs, comme dans beaucoup de shônen, les ennemis ont un système de classification, une hiérarchie de leur puissance. Bien pratique pour savoir qui éliminer en priorité. Cela fixe aussi une ligne narrative précise, un but à viser. Tout en laissant de la place pour pas mal de détours. Petit problème : les plus forts d’entre eux peuvent prendre une apparence humaine ! Voilà qui pourrait offrir un peu de tension narrative, avec des dragons infiltrés, mais pour le moment, non, ils arrivent à chaque fois de l’extérieur. D’ailleurs, les deux chapitres restants de ce 1er tome nous offrent chacun un dragon à tuer, et j’espère que la suite changera cette formule usée jusqu’à la corde. Le manga abuse aussi un peu facilement de l’ennemi qui se présente en long et en large… Point étrange : les faiblesses des dragons puisent leur source dans le mythe des vampires. Comme eux, ils craignent le soleil (qui les brûlent) et l’argent (qui les glace). Original, mais intriguant.

Intriguant, tout comme la présence du roi des dragon ailé, le fameux Crimson qui donne son nom à la seconde moitié du titre. Son apparence est trompeuse, ses motivations sont plus que suspectes, et le mangaka joue avec la mise en page astucieusement pour nous dévoiler ses expressions de folies démesurées. On a donc là un duo d’anti-héros, d’ennemis même dont l’alliance semble fragile.

Ce premier tome promet donc un univers riche et travaillé, très immersifs grâce à ses cadrages et mise en page. Et la fin dévoile de nouvelles pistes à explorer, avec ses différents clans de dragons (et donc différents [chara-]designs à exploiter, j’ai hâte). Reste à espérer que la suite ne tombe pas dans la facilité et les clichés du shônen, ni que l’auteur ne s’embrouille trop dans ses histoires de lignes temporelles (vu les conséquences dans le passé de l’intervention de futur-Ragna, sa ligne devrait avoir disparu, et lui avec, ce qui ne paraît pas être le cas ?).

L’édition de Kana est bien travaillée, et l’éditeur propose même une version collector (avec fourreau et décorama). Plus un bon travail de communication qui a fini par payer (enfin, c’est moi qui paie en fait).. La traduction est fluide, sauf sur un prénom d’un personnage devenu bien trop long et difficilement prononçable en français  sans s’y reprendre plusieurs fois (« Bidugramégour » au lieu de Merugubude ou Melgubde ou en bref メルグブデ dans le texte original). J’essaie de comprendre ce choix depuis plusieurs heures, en vain. Les quatre tomes sortis au Japon au cours des deux dernières années devraient tous sortir lors des dix prochains mois.

 

Bilan Manga 2018

Et non, vous ne rêvez pas. Malgré le peu d’activité ici, malgré l’absence totale d’un bilan en 2017, voilà que j’ose écrire un petit bilan manga pour ces douze mois passés.
Ce serait trop long de faire, comme certaines années, une suite d’articles bien détaillés, soit mois par mois, soit par catégorie, ou encore par éditeurs… Je vais aller à l’essentiel : les mangas c’est bien, quels que soient vos goûts*. Et je vais en effet tenter de rester positif,  et le plus complet possible, en abordant que des titres qui m’ont plu, sans ordre précis.

bm2018 Lire la suite Bilan Manga 2018

L’ère des Cristaux tome 7 : à en perdre la tête

Enfin ! Voilà un tome bien attendu, après la fin si alarmante du précédent. Et enfin, voici une chronique qui aura beaucoup trop traîné dans mes brouillons, se faisant oublier. Mais la publier maintenant me permet d’être moins sibyllin et de dévoiler des éléments clé de ce volume. Attention : SPOILERS.

phos afternoon 11 2017

Souvenez-vous. A la fin du tome précédent, Phos tentait de récupérer le bras de Morion avant que les Séléniens ne s’en emparent. Malheureusement pour lui, une faute d’inattention lui coûte sa tête. Morion demande alors l’autorisation de Maître Vajra pour la remplacer avec celle de Lapis-lazuli… Et on était abandonné ainsi, en plein suspens, attendant de savoir si Maître Vajra allait accepter cette étrange requête. Evidemment, en voyant la couverture de ce tome, on devine l’issue de cette négociation. Néanmoins, tout ne se passe pas sans accroc, et c’est là que l’on ressent à quel point les derniers mots de Quartz Fantôme ont laissé une marque indélébile, continuant à influencer Morion malgré son absence. Lire la suite L’ère des Cristaux tome 7 : à en perdre la tête

[GSC] Kirby : Robobot Nendoroid

Annoncé peu avant la sortie du Kirby version glace, c’est en cet fin d’été que nous parvient le robot mécha du jeu vidéo Kirby : Planet Robobot. Deux version était disponibles, l’une avec un nouveau Kirby, dont l’expression reprend celle de l’illustration du jeu. Comme je pensais prendre le Kirby normal d’ici la sortie, j’ai préco le robot tout seul. Et évidemment les mois sont passés et je n’ai pas pris la peine de prendre ce petit Kirby rose… Tant pis (pour le moment), je vais devoir attendre une réédition (la 4ième je crois ?). Lire la suite [GSC] Kirby : Robobot Nendoroid

Le WonderFest des déceptions.

Quand j’ai vu ce matin la tristesse de mes notifications twitter, c’était mauvais signe. Moi qui attendait de bonnes nouvelles de la part de Goodsmile company concernant L’ère des Cristaux, me voilà fort déçu.

En effet, pas de Nendoroid de Phos, pas d’annonce de figurine pour Cinabre, Bort ou Diamant… Aucune avancée sur la figma de Phos qui devait « coming soon » il y a 6 mois… Que dalle, niet, nada.

Voilà donc comment s’achève cet article. Bye. Lire la suite Le WonderFest des déceptions.

Nouveautés Mai 2018 : Made in Abyss & Whispering ~ Les voix du silence

Entre l’avalanche de nouveautés qui déboule en librairie chaque semaine, ma motivation pour écrire et finir un article, le temps que je « perds » en regardant des séries ou en préparant mes cours, ce blog n’est pas aussi actualisé que je l’aimerais. Heureusement, deux nouveautés du mois, dans des registres différents, me boostent pour écrire quelques lignes. Comme le titre l’indique, il s’agit de Whispering – Les voix du silence, titre en 6 tomes (fini) qui sort chez Akata et Made in Abyss, toujours en cours avec 6 tomes au Japon (environ 1 par an) qui nous parvient grâce à Ototo. Lire la suite Nouveautés Mai 2018 : Made in Abyss & Whispering ~ Les voix du silence

[CHALLENGE] Manga Suki 2018 : Mars

Le challenge lancé par Rose continue. Je suis totalement en retard dans la publication des articles, mais voilà celui de Mars en M+2 après sa première parution. Le thème : la nature et l’environnement. Une thématique qui devrait permettre de voir des titres variés vus qu’il y a pas mal de manga qui, directement ou indirectement, traitent du sujet. Que ce soit un manga sur un fleuriste, un manga dans lequel la nature reprend ses droits sur l’humanité ou un manga plus axé écologie, il y a largement de quoi faire dans le paysage éditorial français. Lire la suite [CHALLENGE] Manga Suki 2018 : Mars

[CHALLENGE] Manga Suki 2018 : Février

Tout d’abord, je tiens à remercier Manga Sukii qui me donne l’occasion d’écrire au moins un article par mois (et ce, même si Mars a vu un regain inattendu de publications)(et c’est pas fini).

Ce mois-ci, l’accent sera mis sur de la romance tragique. Vous pouvez retrouver les sélections de mes camarades directement sur le blog de notre hôte, en plusieurs parties.

Eh bien, vous allez être servi, niveau tragique, puisque mon choix s’est porté sur Devilman, récemment adapté en anime par Netflix, avec un suffixe bien approprié : Crybaby. Lire la suite [CHALLENGE] Manga Suki 2018 : Février

Houseki no Kuni : Concept Arts book

Sorti le 28 février dernier, le livre regroupant les concepts arts de Yoichi Nishikawa créés pour la version animée de L’ère des Cristaux par Orange est enfin arrivé chez moi. On retrouve déjà certaines de ses œuvres dans les livrets « artwork » en complément des coffrets DVD ou BR mais on a là un format plus agréable pour profiter au mieux de la beauté de ses illustrations.. Voici donc une occasion de vous en proposer quelques aperçus.

Couverture Houseki no Kuni Concept Art book Lire la suite Houseki no Kuni : Concept Arts book