Samidare, le concours que je n’ai pas gagné.

Samidare,  le manga de Mizukami Satoshi, publié en France par Ototo, a eu quelques difficultés (euphémisme) à trouver son public. L’éditeur a alors eu la bonne idée de changer les couvertures pour attirer le chaland. A l’origine, c’était juste pour le premier tome, offre promotionnelle d’Halloween dernier, mais finalement, c’est toute la série qui se verra éditée avec deux versions, pour faire plaisir à ceux qui ont commencé avec l’une des deux et que personne ne soit lésée dans l’histoire.

Manga - Manhwa - Samidare - Lucifer and the biscuit hammer Vol.1

En plus de relancer la série via cette initiative, Ototo continue sa publicité en lançant un concours permettant de gagner le tome un et ses deux couvertures alternatives, ainsi que celles des tomes suivants. Ce qui devait, je pense, permettre aux gagnants d’acheter la suite sans attendre la réédition.

Je n’ai pas participé à ce concours. Mais grâce à la magie d’internet et à mon fin réseau de relations qu’il établit, j’ai pu obtenir le lot envers et contre toute probabilité. En fait, c’est Pica qui s’est gentiment dévouée pour m’envoyer gracieusement son prix gagnant à l’aide des experts de la distribution du courrier. Par précaution, j’ai acheté le tome 2 avant même de recevoir ce colis. Car juger une série sur le tome un, c’est bien, mais avec le tome deux, c’est mieux.

Arrivé à ce stade de l’article, il est grand temps de révéler l’histoire de ce manga. Donc, un beau matin possiblement plus ensoleillé que ceux de Normandie (c’est pas bien dur, en même temps), un jeune homme se voit confier, par un lézard parlant (?), la mission de sauver la Terre menacée par un marteau à biscuit (?) géant.

Image supplémentaire HOSHI NO SAMIDARE © SATOSHI MIZUKAMI

Je vous autorise à reprendre votre calme et votre souffle le temps que cette phrase arrive à son point final. Voilà. Tout va bien, c’est normal, c’est japonais. Ce n’est pas mieux que la femme qui a réussi l’exploit de dessiner dix tomes entiers sur un mec qui se réveille en fille dans un infirmerie spéciale où il/elle doit combattre une gothic-lolita, des bras envahissants et une girafe hautaine. Dix tomes, d’ailleurs, c’est exactement le nombre de volumes que comptera Samidare au final. Coïncidence ? je ne pense pas !

Samidare~Lucifer and the Biscuit Hammer, de son nom à rallonge, c’est typiquement la série que j’avais mis dans ma to-read list. Raimaru en disait beaucoup de bien, Meloku en a fait un article, fallait bien que je m’y mette un jour. Mais à l’instar de ses malheureux confrères Moonlight Act et Zettai Karen Children, ce ne fut pas fait. Et cela ne l’aurait pas été sans l’intervention de la Providence (comprendre : Pica).

Ce qui surprend au premier abord, dans Samidare, c’est le style de l’auteur, plutôt rond et enfantin, parfois maladroit dans ses proportions et expressions faciales. Mais le design des monstres de boues est lui plus intéressant, à la fois glauque tout en étant très épuré. Contraste fascinant.

Mais le point fort véritable du manga est dans son scénario et ses personnages. En effet, alors que tout destine Yûhi à être le héros sauveur de notre planète en détresse, voici qu’avec son cynisme caractériel et l’arrivée impromptue de la Princesse qui donne son nom au manga, toute la donne change. Et de manière radicale.

Reste que Yûhi est dans une situation encore plus précaire une fois que ses supposés alliés se pointent, alors que ses pouvoirs sont d’une faiblesse sans nom. Ici, pas de prince sauvant sa princesse à tour de bras. C’est en effet Samidare qui sauve son chevalier à chaque fois. Le mangaka prend les clichés du shônen à contre-courant, et c’est un changement bienvenu. Espérons juste que cela dure ainsi, même si un nouveau protagoniste arrivant à la fin du deuxième tome est une caricature sur pattes…

Autre point positif : l’épais mystère entourant les ennemis. Mis à part les monstres de boue qu’ils envoient pas trop régulièrement, on ne sait toujours pas qui en est à l’origine, ni leurs motivations… Il y clairement de quoi faire là-dessus.

Bref, le manga de Satoshi Mizukami est une agréable surprise, j’ose espérer que la suite ira en se bonifiant !

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