Jojo’s Bizarre Adventure : Diamond is Unbreakable

Cela fait donc déjà deux ans que j’ai commencé la saga des Jojo’s en scan. Coïncidant avec l’arrivée de Jojolion, donc. J’aurais du, en toute logique, présenter Stardust Crusaders dans les mois suivants. Et pourtant… Rien. C’est triste à dire, mais je n’ai jamais réussi à finir la troisième partie en scan. Et j’ai définitivement abandonné l’envie de reprendre quand Tonkam a annoncé la réédition l’année dernière.

Sauf que, depuis, l’éditeur s’est montré bien silencieux, trop silencieux. Quid de la réédition de Phantom Blood lors de Japan Expo 2013 ? L’éditeur n’en parle plus, et c’est inquiétant. Craignant donc que la partie 4 de Jojo’s, Diamond is Unbreakable ne soit pas rééditée, je me suis lancé dans l’aventure des scans.

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Ce fut un bon choix.

Cette quatrième partie est l’une des plus aimée des fans, juste après la troisième. Ou juste avant selon d’autres sources. Mais comme Stardust Crusaders a eu le bon goût d’être adaptée sur plusieurs supports, sa popularité a monté en flèche. A moins que ce ne soit l’inverse. Oeuf, poule, tout ça.

Bref, après cette longue introduction, je vais entrer dans le vif du sujet. Diamond is Unbreakable se passe à la fin des années 1990, quelques années avant Golden Wind, une dizaine avant Stone Ocean. Ce qui n’empêche pas Jotaro Kujo de paraître insensible au vieillissement, à l’instar de son créateur Hirohiko Araki.

Au début, on le retrouve donc dans la paisible ville de Morioh à la recherche de son oncle, fils illégitime de son grand-père. J’ai dit « paisible » ? Plus pour longtemps, alors. Car si les manieurs de Stands sont voués à s’attirer les uns les autres, Morioh va rapidement se retrouver la place d’affrontements épiques.

En effet, la Flèche et l’Arc potentiellement introduits lors de la partie 3 (j’en sais rien, en fait, pour le moment) permettent de créer des manieurs et donc Jotaro, Josuke et Koichi vont se mettre à la poursuite de possesseur de ces deux artefacts dangereux. Mais ça, c’est pour la première partie.

Car Diamond is Unbreakable peut être vu en deux morceaux distincts. Car au bout d’un moment, à force de se confronter à des gens qui peuvent détruire l’espace physique entre toi et moi ou qui peuvent lire et réécrire le livre de ta vie, Josuke et sa bande parviennent à leur but. Bien plus tôt que ce que je pensais.

Et ce,  alors qu’Araki a régulièrement intercalé un combat utile à la trame avec un autre plus futile, comme celui avec le restaurateur italien, qui était super cool à lire.

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Cette seconde partie est l’occasion d’introduire un personnage crucial, l’un des méchants préférés des fans, devant ou derrière Dio selon les classements. Oui, je parle évidemment de Kira Yoshikage. Psychopathe qui ne cherche pourtant qu’à mener une petite vie tranquille à Morioh, entre deux petits meurtres.

Bon, quand même faudra donc lui conseiller de ne pas se trimbaler avec une ravissante main dans un sac à sandwich s’il ne veut pas attirer les soupçons sur sa personne. Parce qu’il a beau être intelligent et plein de ressources, ce n’est pas vraiment l’idée la plus brillante qu’il ait eu. En fait, c’est même ça qui mettra notre bande de héros sur sa piste, une fois qu’un fantôme égaré leur aura révélé l’existence d’un tueur menaçant la (plus si) paisible Morioh.

Comme si la flèche, l’arc et les manieurs de Stand n’avaient pas déjà assez foutu le bordel, voilà que Josuke et ses amis vont devoir se faire justiciers des temps modernes. Parce que la police n’est pas fichue de faire son boulot correctement. Bravo. On ne les félicite pas.

Mais si on ne pardonne pas la police, on cède tout à Kira car il est cool et son Stand l’est encore plus. Killer Queen, de son petit nom, est certainement LE stand de cette partie, et pas seulement parce qu’il fait office de boss final. Bon, vers la fin, son évolution est carrément cheaté, comme on dit, mais ça permet de bons gros moments d’angoisse pure.

Face au Crazy Diamond de Josuke, Killer Queen est LA classe incarnée. Faut dire aussi que je n’aime pas spécialement le design du stand de notre héros. C’est assez triste, d’ailleurs. Mais, je ne sais pourquoi, je n’ai pas du tout accroché. Pourtant, dans cette quatrième partie, il y en a une bonne pelletée de Stands géniaux (outre Killer Queen) : Enigma, Harvest, Bad Compagny, Love Deluxe, pour en citer quelques-uns. Mais Crazy Diamond, non. Vraiment. Non.

Mais pas d’inquiétude, c’est seulement physique. J’aime bien son pouvoir bien utile, même s’il m’évoque celui de Gold Experience (c’est ça de ne pas lire les partie dans l’ordre), pouvoir qui permet des situations bien plus tendues que Stardust Crusaders dans lequel, malgré les Stands, cela reste quand même l’apologie de la Force. Du moins, pour les quatre tomes sortis.

Par contre, j’aime beaucoup le non-groupe qui s’allie autour de Josuke. En effet, on a l’habitude de voir les anciens méchants devenir amis pour la vie comme dans tout shônen qui se respecte. Mais ici, ces nouveaux alliés resteront dans le paysage, sans pour autant s’investir dans la quête de Josuke. En effet, mis à part Okuyasu, les autres feront surtout de la figuration.

Sauf Rohan, évidemment, mais Rohan n’était l’ennemi de personne, il ne s’allie donc  à personne. Et surtout pas à un Josuke qu’il déteste cordialement, nanméoh. Rohan reste fidèle à ses principes, voyons ! Parce que monsieur a un ego un rien surdimensionné qu’il ne faut surtout pas froisser. Ce qu’a évidemment commis (le vilain) Josuke.

Mais notre mangaka préféré fera quand même parfois équipe avec Koichi, contre la volonté de l’un ou de l’autre, en fonction des combats. C’est d’ailleurs appréciable que Josuke ne soit pas le seul héros et que d’autres personnages soit régulièrement mis en avant.

L’ambiance de cette partie est vraiment exceptionnelle, entre chasse à l’homme et huit-clos urbain, et je pense la classer aisément en première position de mon top. Devant Stardust Crusaders, oui, oui.

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[Kotobukiya] Yami Truc

Hasard du calendrier ? En tout cas, il aura fallu que je poste un article sur mon tout nouveau Jôno-Uchi pour que Kotobukiya nous présente la suite. De là à affirmer qu’ils suivent assidûment mon blog, il n’ y a qu’un pas que je franchis avec une aise confortable. Lalala.

(Ou alors, c’est parce qu’il y a eu la Mega Hobby Expo, mais j’ai de sérieux doutes.)

Et le moins que l’on puisse dire c’est « Enfin » ! Après des mois, de longs mois, à ronger mon frein d’impatience, voici enfin venu le temps des rires et des chants, mais surtout, le temps pour Kotobukiya de nous dire, de Marik ou Bakura, qui sera le premier à renaître sous la forme majestueuse d’une figurine en polychlorure de vinyle (PVC pour les intimes). D’où le titre de ce billet qui permet de garder le suspens intact !

La réponse ? Après la pub’ !

Achetez Dorohedoro !

C’était la page de publicité.

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Il s’agit donc de Yami Marik, le terrifiant psycho adepte des Jeux des Ténèbres. Il est d’ailleurs représenté comme s’il nous expliquait patiemment ses règles tordues. Comme on  peut le voir, avec ahurissement, il faudra encore attendre pour voir le prototype peint. « Six mois depuis que Jôno-Uchi a été révélé au grand public, et même pas fichu de peindre une figurine de plus ? » que vous me demandez avec justesse. « Alors que, en l’espace de deux petites semaines, Kuwabara Kazuma et Yôko Kurama de Yuyu Hakusho ont été dévoilés ! » rajoutez-vous pour toucher là où ça fait mal.

Et oui, il faut s’armer de patience…

Bref.

On remarquera qu’aucun strap ne pose à ses côtés, ce qui pourrait ou ne pourrait pas être significatif. Oui, je ne me mouille pas trop avec mes annonces. Du côté des changements, Marik est le premier à figurer sans Duel Disk. On peut donc supposer qu’il aura un bras échangeable avec ce gadget. J’espère de mon côté qu’il aura un bras droit amovible dans lequel on pourra glisser sa Hache Millénaire pour l’instant glissée dans la poche arrière de son pantalon, tel un objet trop encombrant.

Dans le même ordre d’idées, je me demande si on pourra enlever sa volumineuse cape…

Contrairement aux autres figurines de la série, je vais peut-être attendre de voir la  future version alternative dite Duel with Destiny, d’ici six mois, quitte à ne pas avoir l’éventuel petit strap bonus. De toute façon, je me rappelle la bonne époque où la Black Magician Girl était sortie avec un strap, un poster et un visage alternatif. Désormais, il faut souvent attendre la sortie de la première version pour découvrir l’alternative proposée, qui pourra peut-être être accompagnée d’un bonus comme le Black Magician et son poster signé Takahiro Kagami.

Mais puisqu’on parle de seconde version, surprise, celle de Jôno-Uchi n’a pas montré le bout de son nez. Y en aura-t-il une ? Pour l’heure, tout cela est encore… dans le plus grand chaos !

Crédits photo : MyFigureCollection, comme souvent.

Brooklyn Rage !

Je n’attendais pas cette figurine pour la mi-Juillet, voire fin Juin au plus tôt, dans mes espoirs les plus optimistes. Seulement, le Destin en décidé autrement. Grâce à Myke Hell du blog du même nom, j’ai changé de fournisseur et gagné deux mois du même coup. C’est magique (comme l’Amitié).

Six mois après la révélation du prototype par Kotobukiya, le fabricant japonais nous sort donc sa version de Jôno-Uchi Katsuya, le meilleur ami de Yûgi, même si, entre eux, les choses commençaient mal. Mais bref, je ne suis pas là pour résumer le manga.

Commençons, si vous le voulez bien, par le petit strap mignon qui justifie l’achat à lui seul. Scapegoat, ou Bouc Emissaire en français, n’est pas exactement la carte emblématique qui me vient à l’esprit quand je pense à Jôno. Loin de là, même. Son Red Eyes Black Dragon est largement plus connu, preuve en est qu’il est représenté sur la jolie boite verte (voir ci-dessus).

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Cute level : Over 10.000

Pour les straps, Kotobukiya a une logique, je suppose, mais celle-ci n’est pas des plus claire. La Magicienne des Ténèbres était en bonne compagnie avec Kuriboh, Yûgi avait son Puzzle et Kaiba… un dirigeable. Oui, oui. J’avais donc peur, un peu, que leur choix se porte sur les baskets que Jôno veut absolument acheter dans les premiers tomes, quitte à se faire tuer par un scorpion au venin mortel. Heureusement, ils ont opté pour du kawaï. Et personne ne pourra leur reprocher.

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Les fameuses chaussures.

Maintenant, le principal : la figurine en elle-même. Notre duelliste amateur des cartes de hasard est représenté le sourire aux lèvres, prêt à relever le défi, quel qu’il soit. Cartes en main (ou non), Duel Disk au bras (ou non), Jôno se sent capable de remporter tous ses duels, quitte à prendre des risques inconsidérés. Kotobukiya propose, pour une fois, plusieurs displays possibles, puisque son bras gauche est échangeable, mais aussi la main allant avec ce même bras, ce qui multiplie ainsi les choix offerts. C’est cool.

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Mais il est très bien sans bras aussi.

Pour mon Jôno, j’ai donc opté pour l’ingénieuse combinaison Duel Disk-Pouce en l’air. Cela évite de lui mettre des cartes qui risquent de tomber si quelqu’un y touche sans faire gaffe (je ne vise personne).

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Encore une fois, Kotobukiya nous gratifie d’une pose essentiellement statique, mais dont une touche de dynamique est subtilement amenée grâce aux plis des vêtements. Son uniforme, donc, vu que la seule fois où le jeune homme porte autre chose, c’est lors du D.D.D Arc. Bon, au moins, ça brille, et on sait à quel point j’aime le brillant.

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J’avoue à partir de ce point, je rajoute des mots essentiellement pour ne pas donner l’impression d’accumuler les images tels un mauvais diaporama type Powerpoint (pléonasme). En même temps, à force de dire ô combien j’aime ces figurines, je n’ai plus grand chose à ajouter. Kotobukiya fait toujours du bon boulot, niveau finition de la peinture, preuve en est, par exemple, avec les détails apportés au Duel Disk. On pourra peut-être, un peu comme Kaiba, regretter l’assemblement des cheveux qui forment une ligne grossière de démarcation sur le sommet de son crâne. Tant pis.

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Comme avec Yûgi, je ne vais pouvoir faire de Panties Shots avec cette figurine, parce que monsieur porte un pantalon aux reflets subtilement racoleurs plutôt qu’une jupette bien trop courte comme la plupart des demoiselles issues de japoniaiseries. Néanmoins, à défaut de petites culottes, une vue arrière vous satisfera peut-être. J’en doute, mais qui ne tente rien n’a rien.

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Oserais-je terminer cette review sur une telle photographie reflétant si bien la poésie et le raffinement de son auteur ?

Réponse : oui.

See you soon !

PS : Pour les curieux, le titre vient évidemment de YGO : The Abridged Series, comme pour la présentation de Kaiba en Septembre dernier (oui, ça ne nous rajeunit pas).

Les Voies d’Anubis

Les Voies d’Anubis est un roman de Tim Powers, paru il y a 30 ans tout rond dans son pays d’origine. Il était déjà disponible dans notre belle langue en version poche pour moins d’une dizaine d’euros, mais Bragelonne a décidé d’en faire une édition plus jolie. En effet, à l’occasion du Mois du Cuivre (un événement littéraire visant à mettre le steampunk en avant), en avril dernier, ils ont choisi trois bouquins et en ont fait des petits bijoux. En l’occurrence, des pages à la tranche dorée et aux bords arrondis, des couvertures magnifiques et un soin particulier apporté à la mise en page.

Certes, on pourra se demander pourquoi la tranche n’est pas plutôt cuivrée, vu le nom de l’événement, mais comme le livre qui nous concerne se base sur la mythologie égyptienne,  l’or convient parfaitement au thème.

Voilà pour le contenant, passons au contenu.

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Jojolion tome 4

Eh ben ! On l’aura attendu celui-là. Mais trêve de gémissements plaintifs, parce que j’ai fait ça la dernière fois, et on en voit le résultat…

Ce tome contient donc les chapitres sortis de septembre dernier jusqu’à mars de cette année. Ce qui fait beaucoup de chapitres, mais certains étaient plutôt courts, pour du mensuel. Hoshino Katsura-style.

Voilà donc une couverture ambiguë  qui nous montre deux Sailor Jojo qui semblent nous interroger du regard, tandis que dans le fond, deux Soft & Wet se jaugent mutuellement. Voilà qui est bien mystérieux. Et bizarre. Dans l’esprit de la série quoi.

Dans tous les cas, c’est la première fois que Araki nous montre Soft & Wet avec cette panoplie de couleurs.
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Exterminate !

Si vous me suivez sur Twitter ou que vous avez tenté d’atteindre mon blog ces deux derniers jours, vous avez du constater quelques soucis d’accessibilité. Pourtant, non, mon blog ne faisait pas le pont, lui.

Que vous soyez des fidèles lecteurs de ce blog ou que vous le découvriez avec ce billet d’exception, je me dois de vous fournir des explications, pour le juste repos de mon âme.

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