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L’azote liquide, c’est vachement froid, en fait.

Comme la catégorie « Ma vie à moi (la mienne) » se trouve désemparément vide depuis la refonte de ce blog, voici venu le temps des rires et des…, voici un nouveau billet qui développera en long et en large le sujet passionnant qu’est ma vie. Car, après tout, un blog, ça sert aussi à ça. A étaler sa petite vie sur la toile. Pour ce que ça peut être intéressant.

Pour en venir au sujet qui nous intéresse, et parce que si, si, ma vie se trouve être la plus passionnante qu’il soit, j’ai été lundi voir mon dermatologue. Quel suspens ! Mais qu’est-ce qu’il a, le Bobo, qui nécessite une visite régulière chez ce spécialiste de la peau, des rides, des boutons et j’en passe. Ben il a de l’acné juvénile. Qu’on ne peut plus trop qualifier de juvénile, à vingt ans passés de quelques mois. Enfin, c’est la terminologie, voyez-vous, on ne va pas bouleverser le monde médical aujourd’hui, j’ai la flemme.


Non, ce n’est pas compliqué… Pas encore.

Bref, de l’acné, et donc un traitement efficace, mais pas trop, parce que sinon, je ne reviendrais plus, et il perdrait un client, euh, patient. Mais ça passe, parce que c’est sensé et censé se finir vers 20 ans : ça « disparaît spontanément autour de 20 ans ». (source) Du coup, rien de bien anormal.

Si j’ai été le voir, c’est aussi à cause de mes grains de beauté. C’est connu, plus on est beau, plus on a de grains de beauté. Du coup, ça m’en fait plein à surveiller. Car tous sont potentiellement cancérigènes. Eh ouais, en plus d’être pas spécialement beau, un grain de beauté, ça peut aussi faire chier son monde en décidant de devenir encore plus moche et, tiens, pourquoi pas devenir une belle tumeur (qu’on appellera alors mélanome, pour faire savant) ? Un grain de beauté, c’est donc un rien méchant, faut s’en méfier. Heureusement, ça ne mord pas. Mais tout ça explique qu’on m’en ait déjà enlevé un par le passé (la cicatrice s’atténue avec le temps).

Et j’avais donc l’un de mes naevus dont l’état me préoccupait grandement. En fait, ça faisait assez longtemps, mais comme je ne vois que trois fois par an mon gentil dermatologue et qu’on passe plus de temps à causer de mes études et du beau temps que du teint de pêche de ma peau douce et tendre, ben ma mémoire de poisson me fait oublier les sujets importants. Du coup, ça traîne. Ainsi, ce Lundi, je lui montre enfin ce fameux grain. Et là, c’est le drame.

C’est une verrue. Mon gentil naevus est devenu une verrue putréfiante et puante ? Mon dermatologue est pris d’un doute, car l’on voit bien que, même défiguré par sa lente transformation, ce truc garde des caractéristiques d’un grain de beauté. De plus, les verrues sont plus fréquemment située sur les mains, pieds, cou, visage ou parties bien plus intimes. Or, là, au niveau de la jambe, ça paraît évidemment suspect…

Comment vérifier ce qu’est cette petite boule informe ? Aucune idée. Dans tous les cas, on enlève ce « truc » avec de l’azote liquide.


        Notez bien le mot « Torture »…

En gros, mon gentil médecin a décidé de m’appliquer du diazote, normalement à l’état gazeux, mais ici refroidi bien en-dessous des -195,79 degré Celsius (son point d’ébullition). C’est cool, parce que c’est justement à cette température que l’azote devient liquide. C’est fou, ça.
En fait, c’est un traitement vachement efficace contre les verrues, puisque celle-ci va être gelée puis se décollera toute seule, comme par magie. La magie de la science.

Il applique donc. Ça picote. C’est froid, très froid, très très froid, très très très… Je crois que vous avez compris. Sur le coup, ça fait tout drôle, mais plus l’application dure, plus on sent les picotements s’intensifier, et je peux dire que la douleur est loin de s’atténuer rapidement… J’ai souffert.
Pour rien.
Du moins, pour l’instant, car rien n’est parti. Et vu la tronche que ça a maintenant, je reste persuadé que c’était bien un grain de beauté.


                Game over.