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Shaman King returns !

Je sais, c’est pas nouveau. Les informations ne sont plus toutes récentes, ce n’est plus in d’en parler. Mais je me moque du qu’en dira-t-on, et voici donc un article consacré au retour de la série culte de Hiroyuki Takei, Shaman King. En plus, ça me permet de spoiler discrètement la véritable vraie fin, alors  je ne vais pas me gêner…

Fin 2011, Hiroyuki Takei a publié des nouvelles sur quelques personnages de Shaman King dans le Jump Kai. Au rythme d’une par mois. Ces nouvelles vont être regroupées dans le premier tome (et dernier, malgré ce que semble indiquer la numérotation sur la couverture) de Shaman King Zero qui sort cette semaine.

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Beelzebub

Beelzebub est la grosse nouveauté Kazé de mois d’avril. Après le shôjo Amatsuki le mois dernier et avant le seinen Sprite le mois prochain, je continue à ne commencer principalement que des manga Kazé…

Rappelez-vous, je vous en ai déjà touché quelques mots, il y a deçà fort fort longtemps…

Le pitch ?
Tatsumi Oga, jeune lycéen mais surtout délinquant tyrannique, se retrouve un beau jour (= temps ensoleillé) tuteur d’un nourrisson très spécial : Beelzebub IV…fils du Roi des Démons et accessoirement destiné à détruire l’humanité (rien que ça).

Si le très court synopsis que vous venez de lire vous paraît diablement (haha) sérieux, il n’en est rien dans les (nombreuses) pages du manga. Bientôt onze tomes, un anime, un tome 9 sorti en deux éditions, on peut dire que le succès grandissant de la série au Japon est mérité, vu l’habile cocktail servi par l’auteur, juste de quoi toucher un large lectorat. Et Kazé doit espérer un tel succès en France, surtout pour le premier titre issu du Shônen Jump dans leur catalogue.

Vous avez bien vu la belle image d’une barge complètement tarée et dérangée, juste ci-dessus. Non ? Ben, regardez-la encore. Voilà, c’est bien (quelle obéissance!).
Maintenant, je vous informe que ceci n’est qu’un bref aperçu de la graine de folie qui pousse en chacun des personnages ! Oui, ils sont tous, je dis bien TOUS aussi z’arb que cette fille que vous verrez aux alentours du tome 7 (moi, un traître ? ça fait redite, non ?).
A part ça, cet intelligent shônen mêle, en vrac, un bébé souvent trop choupi mais parfois méga-destroyer (*w*), une nounou gothic-lolita pour les fans de moé (l’accent, c’est pour aider à la prononciation, parce que je suis gentil, moi), un héros voyou adepte de la baston pour les fans de violence, des sportifs (pour les fans de sport, avais-je vraiment besoin de préciser), des démons, les pouvoirs démoniaques qui vont avec et plein de trucs bien.

Bon, pour l’instant, premier tome acheté et lu, et oui, comme le dit l’auteur le genre « diabolique-racaille-éducation-panique manga » est un mélange totalement étrange, mais efficace. On ne s’ennuie point à la lecture de ce premier opus, bien sympathique, et incroyablement déjanté. L’histoire avance vite, sans trop de raccourcis faciles, mais avec une aisance bienvenue (on ne chipote pas trois heures sur un simple détail, c’est cool).

Seul le dessin pêche un peu. Non pas qu’il soit hideux, affreux ou pire. Mais plutôt que le trait de l’auteur, quoiqu’agréable, n’a rien de transcendant. Mais bon, cela n’enlève rien au plaisir de lecture, c’est juste une remarque en passant.

Sinon, si je devais faire une comparaison entre les deux shônen entamés cette année:
Beelzebub > Nura.

Nura-Le Seigneur des Yôkaï (2)

A noter qu’une édition pseudo-collector sortira : « coffret » en carton facilement abimable, un bloc-note et un poster. Et le pire, c’est que je risque de l’acheter…

Cela sonnait comme une sombre prédiction annonçant le pire des Fléaux… Prédiction qui s’est évidemment réalisée, quand, après avoir lu de bonnes critiques des deux premiers tomes, je tombai par hasard sur le « coffret ». J’ai craqué. C’était prévisible, non ?

Alors, que pensez de ce shônen ? Peut-il assurer la relève fièrement ?

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Professeur Eiji

Professeur Eiji, c’est l’un de mes coups de coeur 2009, dont les sorties espacées en 2010 ont fait saigner ce pauvre petit coeur. Tant de peine, tant de souffrance. C’est triste.

Bon alors, de quoi ça parle ? Eh ben, c’est plutôt simple. Professeur Eiji, ou Ice Eiji, dans sa version japonaise (ou encore Ice Age, c’est comme on veut), narre le quotidien d’Eiji Fûwa, reporter de guerre revenant au Japon pour enseigner l’anglais dans un collège. Là, ses méthodes atypiques vont bouleverser la routine des élèves et des enseignants.

Alors, oui, dis comme ça, on pense automatiquement à GTO. Et encore, j’ai essayé de minimiser la ressemblance dans ce résumé fait maison (vous m’en direz des nouvelles). En fait, il n’y a rien de semblable entre les deux oeuvres. Mis à part que le personnage principal est un prof.
GTO, c’est un shônen fleuve, 25 tomes, publié chez Kôdansha au Japon, Pika en France, bourré d’action et d’humour souvent ras-les-pâquerettes. Prof’ Eiji, c’est un jôsei de 10 tomes, avec une courte suite de trois tomes, publié chez Shûeisha eu Japon, Kana en France, plus calme et plus sentimental, explorant plus la psychologie des personnages que leur sexualité (quoique…).

Les deux premiers tomes sont sortis à prix « chouchou » (4.50€) mais je crois que cette offre a expirée depuis.


Comme l’image ci-dessus le laisse voir, Akiko Monden dessine bien. Ses hommes ne sont pas des éphèbes efféminés au menton pointu (sauf sur la couv’ du tome 1) et aux membres longilignes qui n’en finissent plus d’être long et mince. Et c’est tant mieux. Ses femmes ne sont pas des demoiselles en détresse aux grands yeux de biche et au comportement niaiseux. Seuls les tout petits enfants restent trop mignons, avec une bouille toute kawaï.

Contrairement à beaucoup de ses collègues, elle remplit ses cases avec des décors, même si on retrouve aussi beaucoup l’usage de trames.
Oh, et comme je suis un traître, cette image n’est pas tirée de la série en question, mais de son site.


Celle-ci, si, par contre. Il s’agit d’Eiji et de son cousin Hiroshi, qui se trouve être handicapé.
Mais comme je suis un traître, c’est la couv’ du dernier tome de la saison deux et -spoil- Hiroshi a les cheveux courts ! Ça, c’est du spoil !

Professeur Eiji brasse donc plusieurs thèmes, du handicap à la maltraitance des enfants, au divorce, en passant par l’alcoolisme. Le tout avec plus ou moins de tact, de rigueur ou de réussite.
L’auteur nous offre beaucoup de scènes touchantes, dévoilant le passé traumatisant d’Eiji, dont la guerre a laissé des souvenirs marquants. Elle fait également évoluer tranquillement son petit cercle de personnages et là où elle réussit bien, c’est dans la réutilisation de ceux-ci. Là où, par exemple, GTO mettait de côté un élève dont l’histoire était résolue, dans Professeur Eiji, ledit personnage n’en a pas terminé. Ce n’est pas parce que son chapitre est clos que d’autres problèmes ne peuvent pas apparaître ou que lui-même ne peut plus interagir avec d’autres protagonistes. Bref, on à là un petit monde qui ne demande qu’à vivre sous nos yeux, dessiné avec émotion sous la plume talentueuse d’Akiko Monden.

L’édition de Kana est correcte dans l’ensemble, même si on peut regretter une traduction parfois un peu lourde, mais il semble désormais que ce soit une constante chez cet éditeur. Ainsi Eiji ne peut s’empêcher d’appeler sa (séduisante) collègue par son nom ET son prénom, à chaque fois, malgré leur rapprochement lent et subtil mais bien existant. Je ne sais pas si c’est pareil en vo, mais je ne pense pas, vu que chez Kana, on est alourdir une lecture via ce genre de stratagème machiavélique (avec, par exemple, des tournures de phrases alambiquées).

Quant à la seconde saison, ces trois tomes ne sont pas encore prévus par Kana. En Juillet dernier, en tous cas, elle ne l’était pas, mais, comme ils m’ont répondu, « qui sait » ? Ce qui ne signifie pas grand chose en soi. En gros, pour moi, ça équivaut à un « bah j’en sais rien, j’ai la flemme de demander à mes supérieurs, alors je réponds à la Normande, p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non. » Sympa.