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Nounai Poison Berry

Il vient de sortir au Japon, ce 19 mai (hier, pour ce qui ont du mal avec les dates – ils se reconnaîtront…) ! Le nouveau joseï de Setona Mizushiro, sortant chez Shûeisha ! Avec une couverture toute rose !

Nounai Poison Berry, ou Poison Berry In My Head, pour le titre anglais, ne narre pas les folles aventures d’un fruit empoisonné contrairement à ce que pourrait faire croire le titre aux lecteurs les plus naïfs (ils se reconnaîtront ^_^ ).
Le manga illustre les joies et déceptions quotidienne d’Ichiko, jeune femme de 29 ans à qui il arrive plein de trucs étrange dernièrement… En plus de se faire des films toute seule, à s’imaginer tout plein de trucs forcément faux, voilà qu’il lui arrive de se retrouver dans des situations sans savoir comment (et ce, sans que l’abus d’alcool ou de substances illicites soit mis en cause). Aurait-elle plusieurs personnalités ? Et un code-barre sur l’oeil (oups, je m’égare) ?

Pour l’instant, je n’ai pas eu l’occasion d’en lire une seule page, mais ça ne peut qu’être bien, comme tous les titres de Setona Mizushiro. Reste plus qu’à espérer une sortie relativement rapide de Kazé (peut-être quand le tome 2 sortira au Japon dans… un an ?).

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Beelzebub

Beelzebub est la grosse nouveauté Kazé de mois d’avril. Après le shôjo Amatsuki le mois dernier et avant le seinen Sprite le mois prochain, je continue à ne commencer principalement que des manga Kazé…

Rappelez-vous, je vous en ai déjà touché quelques mots, il y a deçà fort fort longtemps…

Le pitch ?
Tatsumi Oga, jeune lycéen mais surtout délinquant tyrannique, se retrouve un beau jour (= temps ensoleillé) tuteur d’un nourrisson très spécial : Beelzebub IV…fils du Roi des Démons et accessoirement destiné à détruire l’humanité (rien que ça).

Si le très court synopsis que vous venez de lire vous paraît diablement (haha) sérieux, il n’en est rien dans les (nombreuses) pages du manga. Bientôt onze tomes, un anime, un tome 9 sorti en deux éditions, on peut dire que le succès grandissant de la série au Japon est mérité, vu l’habile cocktail servi par l’auteur, juste de quoi toucher un large lectorat. Et Kazé doit espérer un tel succès en France, surtout pour le premier titre issu du Shônen Jump dans leur catalogue.

Vous avez bien vu la belle image d’une barge complètement tarée et dérangée, juste ci-dessus. Non ? Ben, regardez-la encore. Voilà, c’est bien (quelle obéissance!).
Maintenant, je vous informe que ceci n’est qu’un bref aperçu de la graine de folie qui pousse en chacun des personnages ! Oui, ils sont tous, je dis bien TOUS aussi z’arb que cette fille que vous verrez aux alentours du tome 7 (moi, un traître ? ça fait redite, non ?).
A part ça, cet intelligent shônen mêle, en vrac, un bébé souvent trop choupi mais parfois méga-destroyer (*w*), une nounou gothic-lolita pour les fans de moé (l’accent, c’est pour aider à la prononciation, parce que je suis gentil, moi), un héros voyou adepte de la baston pour les fans de violence, des sportifs (pour les fans de sport, avais-je vraiment besoin de préciser), des démons, les pouvoirs démoniaques qui vont avec et plein de trucs bien.

Bon, pour l’instant, premier tome acheté et lu, et oui, comme le dit l’auteur le genre « diabolique-racaille-éducation-panique manga » est un mélange totalement étrange, mais efficace. On ne s’ennuie point à la lecture de ce premier opus, bien sympathique, et incroyablement déjanté. L’histoire avance vite, sans trop de raccourcis faciles, mais avec une aisance bienvenue (on ne chipote pas trois heures sur un simple détail, c’est cool).

Seul le dessin pêche un peu. Non pas qu’il soit hideux, affreux ou pire. Mais plutôt que le trait de l’auteur, quoiqu’agréable, n’a rien de transcendant. Mais bon, cela n’enlève rien au plaisir de lecture, c’est juste une remarque en passant.

Sinon, si je devais faire une comparaison entre les deux shônen entamés cette année:
Beelzebub > Nura.

Shi Ki – Tome 10

Déjà 10 tomes au Japon pour la série d’horreur de Fujisaki Ryû (Hôshin-L’investiture des Dieux, que Juju n’a finalement jamais terminé, n’est-ce pas ? XD) et de Fuyumi Ono (Les 12 Royaumes, idem).

A chaque sortie, je suis sidéré par le talent du dessinateur pour rendre unique chacune des couvertures, semblables par le style mais différentes par l’ambiance qui s’en dégage. D’ailleurs, depuis quelques tomes, les couleurs se font de plus en plus présentes, ce qui n’est pas forcément synonyme de joies et de bonheurs pour les protagonistes, plongés dans les ténèbres de l’histoire.

Sotoba, petit village rustique entouré de montagne se trouve un jour la cible d’une étrange épidémie. Les morts se multiplient, cet été-là, et aucune cause certaine n’est trouvée. Pendant ce temps, une famille s’installe en ville, dans le château de type européen surplombant le village. Y aurait-il un rapport entre les deux (hum, que c’est mystérieux) ?

Chaque personnage a le droit à son instant d’honneur et de gloire en posant en couverture, mais, depuis le tome 9, ils posent par couple, peut-être parce que la fin approche (?). Cette fois, ce sont Kaori et Akira Tanaka qui admirent un paysage éclairé d’une lumière sanglante, un soleil couchant ou un incendie ravageur ? Nous le saurons en le lisant, dans quelques mois.

En France, ce tome devrait pouvoir sortir en juin 2012. Oui, c’est loin.

Hiroyuki Asada – un petit article vite fait

Quand j’ai vu sur wikipedia que Hiroyuki Asada, l’un des dessinateurs le plus talentueux de sa génération, aimait les chats, je me suis dit qu’il était tant de faire un article là-dessus, vu qu’on partage un point commun. Je veux dire, sur lui, sa vie, son oeuvre, pas sur les chats.

Comme l’image ci-dessus le montre, 2011 va être sa vingt-cinquième année en tant que mangaka, et la Shûeisha compte bien marquer le coup. Ainsi, deux magnifiques artbook vont sortir en début d’année, l’un consacré à Tegami Bachi et l’autre sur ses anciens travaux.

La carrière de Hiroyuki Asada a véritablement commencé à décoller avec I’ll, manga en 14 tomes édité par Tonkam (après un début avorté chez Glénat). Série que je n’ai pas, que j’aimerais avoir, mais qui va être difficile à se procurer, la plupart des tomes étant en rupture de stock. Me reste le marché de l’occasion.

C’est en mai 2005, grâce au numéro 5 du magazine Mangajima, que je fais connaissance avec le trait si beau de Hiroyuki Asada. A ce propos, il est dommage que ce magazine ait disparu avec son sixième numéro, vu que je prenais beaucoup de plaisir à le lire…
I’ll, c’est du basket, mais pas que. Un peu comme Real, dans lequel y a du basket, mais pas que. L’article de Gloinn montre que le manga de Hiroyuki Asada se centre plus sur ses personnages et leurs ressentis face à la vie que sur les matchs de basket, ceux-ci étant plutôt courts. Ne l’ayant pas lu, je ne peux pas juger.
Depuis, ben j’ai pas du tout avancé dans ma recherche des tomes de I’ll.

Par contre, j’ai commencé Letter Bee, nouveau titre de l’auteur, toujours chez Shûeisha (Square Jump), mais chez Kana en France. Et je retrouve son monde bleu/violet dans les courtes nouvelles présentes dans la série Robot, éditée très lentement par Glénat (et qui n’est pas présente dans mon Bilan manga parce que j’ai tendance à l’oublier).

On peut dire qu’il sait se diversifier. Entre I’ll et Letter bee, il y a quand même une foule de différences, à commencer par l’ambiance, l’univers, le réalisme, et j’en passe.
Letter Bee, c’est l’histoire de Lag Seeing, jeune orphelin vivant dans un territoire étrange et peuplé de insectarmures, monstres géantes et forcément féroces. Dans ce monde de nuit éternelle, les facteurs n’ont pas la vie tranquille. Là-bas, La Poste n’existe pas. A la place, on a une Ruche postale, au centre du continent, et les facteurs sont dénommés Letter Bee (d’où le titre du manga). Evidemment, le but du héros est d’en devenir un, pour retrouver son idole, Gauche Suede, également Letter Bee. C’est sûr, c’est pas en France qu’un gamin aurait pour rêve de devenir facteur…

A partir de ce point de départ plutôt banal, Hiroyuki Asada nous plonge dans un univers merveilleux, où l’histoire se révèle plus compliqué qu’elle n’en laisse paraître. Le tout reste une lecture divertissante, le minimum que l’on demande à un shônen. Mais sublimé par le trait de l’auteur, qui maîtrise à la perfection le contraste noir/blanc, Letter Bee devient vite l’un des meilleurs shônen à sortir en France. Reste juste à savoir si l’on pourra supporter encore longtemps les pleurnichements de Lag…

En vingt-cinq de carrière, Hiroyuki Asada aura eu le temps d’explorer différents genre, tout en restant dans le shônen. Et si je ne parle que de Letter Bee et de I’ll, c’est principalement parce que ce sont ces deux oeuvres les plus longues, les plus connues, et les seules à être parvenues en France. Du coup, écrire sur le reste m’est impossible…

Sur ce, je retourne lire Banana Fish, dont la présentation de Tonisugi dans ce même Mangajima m’avait donné envie de découvrir cet étrange shôjo. Comme quoi, tout vient à point à qui sait attendre !