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Hiroyuki Asada – un petit article vite fait

Quand j’ai vu sur wikipedia que Hiroyuki Asada, l’un des dessinateurs le plus talentueux de sa génération, aimait les chats, je me suis dit qu’il était tant de faire un article là-dessus, vu qu’on partage un point commun. Je veux dire, sur lui, sa vie, son oeuvre, pas sur les chats.

Comme l’image ci-dessus le montre, 2011 va être sa vingt-cinquième année en tant que mangaka, et la Shûeisha compte bien marquer le coup. Ainsi, deux magnifiques artbook vont sortir en début d’année, l’un consacré à Tegami Bachi et l’autre sur ses anciens travaux.

La carrière de Hiroyuki Asada a véritablement commencé à décoller avec I’ll, manga en 14 tomes édité par Tonkam (après un début avorté chez Glénat). Série que je n’ai pas, que j’aimerais avoir, mais qui va être difficile à se procurer, la plupart des tomes étant en rupture de stock. Me reste le marché de l’occasion.

C’est en mai 2005, grâce au numéro 5 du magazine Mangajima, que je fais connaissance avec le trait si beau de Hiroyuki Asada. A ce propos, il est dommage que ce magazine ait disparu avec son sixième numéro, vu que je prenais beaucoup de plaisir à le lire…
I’ll, c’est du basket, mais pas que. Un peu comme Real, dans lequel y a du basket, mais pas que. L’article de Gloinn montre que le manga de Hiroyuki Asada se centre plus sur ses personnages et leurs ressentis face à la vie que sur les matchs de basket, ceux-ci étant plutôt courts. Ne l’ayant pas lu, je ne peux pas juger.
Depuis, ben j’ai pas du tout avancé dans ma recherche des tomes de I’ll.

Par contre, j’ai commencé Letter Bee, nouveau titre de l’auteur, toujours chez Shûeisha (Square Jump), mais chez Kana en France. Et je retrouve son monde bleu/violet dans les courtes nouvelles présentes dans la série Robot, éditée très lentement par Glénat (et qui n’est pas présente dans mon Bilan manga parce que j’ai tendance à l’oublier).

On peut dire qu’il sait se diversifier. Entre I’ll et Letter bee, il y a quand même une foule de différences, à commencer par l’ambiance, l’univers, le réalisme, et j’en passe.
Letter Bee, c’est l’histoire de Lag Seeing, jeune orphelin vivant dans un territoire étrange et peuplé de insectarmures, monstres géantes et forcément féroces. Dans ce monde de nuit éternelle, les facteurs n’ont pas la vie tranquille. Là-bas, La Poste n’existe pas. A la place, on a une Ruche postale, au centre du continent, et les facteurs sont dénommés Letter Bee (d’où le titre du manga). Evidemment, le but du héros est d’en devenir un, pour retrouver son idole, Gauche Suede, également Letter Bee. C’est sûr, c’est pas en France qu’un gamin aurait pour rêve de devenir facteur…

A partir de ce point de départ plutôt banal, Hiroyuki Asada nous plonge dans un univers merveilleux, où l’histoire se révèle plus compliqué qu’elle n’en laisse paraître. Le tout reste une lecture divertissante, le minimum que l’on demande à un shônen. Mais sublimé par le trait de l’auteur, qui maîtrise à la perfection le contraste noir/blanc, Letter Bee devient vite l’un des meilleurs shônen à sortir en France. Reste juste à savoir si l’on pourra supporter encore longtemps les pleurnichements de Lag…

En vingt-cinq de carrière, Hiroyuki Asada aura eu le temps d’explorer différents genre, tout en restant dans le shônen. Et si je ne parle que de Letter Bee et de I’ll, c’est principalement parce que ce sont ces deux oeuvres les plus longues, les plus connues, et les seules à être parvenues en France. Du coup, écrire sur le reste m’est impossible…

Sur ce, je retourne lire Banana Fish, dont la présentation de Tonisugi dans ce même Mangajima m’avait donné envie de découvrir cet étrange shôjo. Comme quoi, tout vient à point à qui sait attendre !

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