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Histoire de couv’ (3) : Mitsuko Attitude

Comme vous le savez peut-être tous, ou peut-être pas, bande d’incultes, Mitsuko Attitude est publiée depuis peu par Akata. Au Japon, le titre est impossible à mémoriser, et ça veut rien dire. (Du baragouinage habituel, genre, Kekko Kenko Kazoku, on dirait une formule de Magical Girl, tiens)

Bref.

Le sujet de cet article, c’est la différence cruciale entre les couv’ japonaises et françaises de la série. On passera outre le logo et le titre, qui sont des évidences, mais on s’attardera plus longuement sur l’échange étrange qu’il s’est produit entre les tomes 2 et 3. Le visuel japonais du tome 2 devant le visuel français du tome 3. Et vice-versa.

KekkoKenkoKazoku02kodansha

Attardez-vous longuement !

Voilà, pour d’obscures raisons, un changement d’une importance relativement mineure, mais n’empêche qu’on se demande ce qui l’a provoqué, ce changement.

Eh bien, pour vous, en exclusivité, chers lecteurs, je vous apporte LA réponse inédite.

Urine. C’est le mot « urine », marqué en vert pâle sur la couv’ du normalement-tome-2-devenu-tome-3, qui pose problème. Et oui ! C’est aussi simple que ça ! Et qui a demandé ce changement ? Le service promo d’Akata/Delcourt. Parce que faire la promo d’une série avec le mot « Urine » écrit en gros sur une couv’, ça fait pas sérieux…

Et comme je suis gentil, je cite mes sources :

http://club-shojo.com/mitsuko-attitude-t5330.html

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Et le 6 mai aussi ! 

Sorti en début de mois, Ki-itchi VS se passe une dizaine d’années après les évènements de Ki-itchi !!, première série du nom. Et, attention, ce manga n’est du genre tout gentil, tout mignon, comme nous prévient à juste titre l’éditeur.

Ki-itchi nous revient, enfin. Et après 9 tomes centrés sur son enfance, de bébé de trois ans à gamin de 9, le voici aujourd’hui adulte, mais toujours aussi intransigeant face aux injustices de ce monde. Bien des choses ont changé pour lui comme pour la société qui l’entoure, mais il reste décidé à changer le monde à sa façon.

Au Japon, le premier tome est sorti an 2008, soit à peu près deux ans après la fin de Ki-itchi !!,  et son neuvième est prévu pour Juin. Hideki Arai ne chôme pas.

Mais après le bouleversant Ki-itchi !!, dont les neuf volumes ont su aller crescendo dans l’intensité dramatique et la force des sentiments, que peut bien vouloir rajouter l’auteur ?

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Mes lectures debout à la Fnac (3)

Y a des manga, comme ça, parfois, qu’on a besoin de lire un peu avant de se décider à acheter. Mais là, le piège s’est tendu. Il faut dire que le manga de Kurihara Mamoru recèle un univers détonnant et addictif. Ce manga, c’est Mitsuko Attitude, le nouveau shôjo d’Akata/Delcourt.

La seule chose que je savais du manga, avant de le prendre en main, c’était ce qu’il s’y passait dans le deuxième chapitre, offert en preview. Du coup, je n’avais pas vraiment une idée précise de la folie ambiante qui règne dans ce beau manga.

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Les Lamentations de l’Agneau

Titre : Les Lamentations de l’Agneau
Auteur : Kei Toume
Éditeur japonais : Gentosha
Éditeur français : Akata/Delcourt
Nombre de tomes : 7
Date de sortie du premier tome : jap>16/01/97; fr>20/04/05
Date de sortie du dernier tome : jap>24/02/03 ; fr>26/04/06

L’histoire :
Kazuna Takashiro, un lycéen ordinaire, vit chez des amis de son père, dont il est sans nouvelle depuis la mort de sa mère quelques années auparavant. Mais un jour, alors qu´il voit une tâche de peinture rouge sur la manche d´une de ses amies, il s´évanouit. Il se souvient alors de la maison de son enfance et éprouve le profond besoin d´y retourner. A sa grande surprise, il y trouvera sa soeur aînée, Chizuna. Cette dernière lui révèle le lourd secret qui pèse sur sa famille : ils sont sujets à une maladie sanguine les poussant à désirer du sang… humain !

Les dessins:
Le trait de Kei Toume est particulier et reconnaissable entre mille. Une sorte de « brouillon soigné » (bel oxymore, je sais). Un style qui se rapproche du croquis. C’est très beau, mais ça ne plaira pas forcément à tout le monde. Mais moi, ça m’a plu, c’est l’important, non ?
Les illustrations couleurs sont magnifiques, et c’est dommage qu’il n’y ait pas de pages couleurs. Le logo français est bien réussi aussi, du bon boulot de la part d’Akata (mais ça, ça n’étonne personne ^_^).

Le scénar’:
Malgré un thème actuellement utilisé à toutes les sauces, Les Lamentations… de démarquent rapidement du reste des production par son ton résolument pessimiste. D’une ambiance mélancolique, on passe graduellement à un fatalisme désespéré.
Des vampires? Pas vraiment. Evidemment, on y pense. Mais ici, c’est une maladie. Elle ne rend pas les gens classes et cool comme dans un vulgaire film américain de super-héros (parce que se prendre des rayons gamma en pleine tronche, ça ne rend pas élastique ou invisible >_> »…). Ici, il faut bien évidemment la soigner, car les crises qu’elle provoque sont non seulement dangereuses pour le malade, mais aussi pour l’entourage. Néanmoins, rien ne semble pouvoir empêcher l’inéluctable…
Les personnages en sont conscients et vivent avec. Le cercle fermé présenté par Kei Toume se résumant à assez peu de personnes pour, qu’au final, chacun prenne note des souffrances de l’autre. Souffrances physiques, mais aussi psychiques/mentales. Souffrance à cause de la maladie pour Chizuna et Takahiro, souffrance d’être laissé dans l’ignorance pour ses amis, d’être abandonné pour ses parents adoptifs (oui, c’est lui qui les abandonne, pas l’inverse XD).

La fin :
Dans cette peinture d’une lente et longue descente aux enfers, on était pouvait s’attendre à une fin des plus macabres, refermant le dernier volume de la série avec une envie de prendre la corde et le tabouret le plus proche. Bizarrement, rien de tout ça. Enfin, pas si bizarre, en fait.
A l’origine, Kei Toume avait prévu de dessiner un manga sombre et franchement pessimiste (elle l’avoue dans la postface), mais elle a changé de plan en cours de route, apportant une touche d’espoir à la fin. Une petite flamme, fragile, qui brille faiblement dans les ténèbres du désespoir.
Le problème c’est que, autant je peux comprendre cette fin et l’accepter, autant je trouve qu’elle tranche radicalement avec les 46 chapitres précédents. Et ce virement final m’a un peu déçu, je dois le dire. J’aurais adoré trouvé, en bonus, une fin alternative, celle qu’elle avait imaginé lors de la conception du titre, un peu comme dans les bonus DVD. Director’s cut ! Malheureusement, rien de tout ça. J’en reste sur ma faim (ahah).

Conclusion:
Pour finir sur une note joyeuse (si c’est possible), je dirai que ce manga est à lire et relire (et rerelire, etc.). Kei Toume est une mangaka remarquable au style inimitable (même si toutes ses oeuvres ne sont pas d’une qualité irréprochable). Son Sing « Yesterday » For Me sera bientôt mien…

Onmyôji – Tamatebako

Onmyôji. Quel drôle de titre. Outre la consonance étrange mais typiquement japonaise de ce mot, l’éditeur français a rajouté un sous-titre, bien plus explicite : « Celui qui parle aux Démons ». Même si, à vrai dire, on ne le voit pas tant que ça taper la causette avec les démons qu’il croise.

J’en parlais dans l’une des (trop) nombreuses parties de mon bilan manga. Et comme c’est évidemment moi qui en parle le mieux, il ne me reste qu’à m’auto-citer. Ainsi, vous pourrez lire ces magnifiques mots sortis de mon esprit tout aussi magnifique. En tout modestie.

« Là encore, un titre à difficultés financières, à croire que j’en fait exprès… Mais outre le prix élevé, on découvre un bon manga, léger mais aussi sérieux, sur les Yôkaï dans les temps anciens et reculés du Japon Moyenâgeux… Très instructif, grâce à des bonus très complets et très intéressants. En plus, il est plutôt rare de trouver un manga dont la lecture d’un tome dépasse les trente minutes ! =o »

Plus sérieusement, Onmyôji narre les aventures pour le moins pas ordinaires d’Abe-no-Seimei, qui comme vous l’aurez compris est onmyôji de son état. C’est-à-dire qu’à l’aide de techniques ancestrales issues de croyances anciennes, Seimei s’occupera avec amusement (et peu de moqueries) de tous les démons qui se retrouveront sur son chemin. Mais loin des récits shônen remplis de combats sans fin, Onmyôji ne focalise pas son histoire sur d’éventuels affrontements, mais sur ses personnages, leurs relations (Seimei aime bien taquiner Hiromasa) et leur importance historique.Car le tout se passe dans un Japon médiéval , donc assez peu connu (voire inconnu) en Occident par le grand public. Mais pas de panique, Akata rajoute, comme souvent chez cet éditeur, des dossiers en fin de tome, qui comme je l’ai déjà écrit plus haut sont « très complets et très intéressants ».

Côté dessins, la dessinatrice se défend pas mal. De mon côté, je ne me foule pas trop et ne vous montre que les couvertures, toutes trouvées sur Mangaverse. Elle arrive à retranscrire cette atmosphère particulière liée aux yôkaï qui apparaissent ça et là et l’ont ressent bien le mysticisme qui régnait à l’époque, lorsque l’on croyait encore aux démons. Les décors sont bien rendus, les habits des protagonistes, s’ils font bizarres aujourd’hui, n’en sont pas moins magnifiques et les démons sont souvent affreux. Mais ne nous trompons pas. Onmyôji n’est pas un manga d’horreur, loin s’en faut. Baigné dans une ambiance de fantastique, le manga joue plutôt sur les codes « policier » et « humour », avec des enquêtes liées aux yôkaï, sans qu’il y ait de meurtres ou de crimes (bien qu’il y ait des morts), et des répliques de Seimei bien cinglantes, juste comme il faut.

Pour l’instant, sur les treize volumes que compte la série, seuls 5 sont sortis, le sixième étant pour l’instant prévu pour avril. « Pour l’instant », car chaque volume subit malheureusement des reports « à la Panini », l’éditeur pas le sandwich, mais pour des raisons plus logiques (la traduction du japonais ancien, c’est vraiment galère).

Bon. Cela explique une partie du titre de cet article. Mais pourquoi Tamatebako ? Eh ben, Tamatebako, c’est le titre « rajout » pour la seconde série de Onmyôji, qui a commencé fin décembre au Japon, dans le Melody (magazine shôjo des éditions Hakusensha). Mais alors, pourquoi Tamatebako ? Une recherche rapide sur google (c’est mon ami), nous apprend que le « Tamabeko », c’est un modèle d’origami japonais (forcément) ancré dans les traditions anciennes. En gros, on a ensuite un cube pouvant être ouvert par n’importe quel côté. D’ailleurs, on va pouvoir en faire, grâce à ce lien! Youpi !

Hum. Bref, pour l’instant, je ne vois pas trop le rapport avec notre bon Seimei. Peut-être que cet indice rapporté par mon ami Google n’est pas fiable… Que de mystère, pour cette nouvelle série. En espérant la voir un jour en France, même s’il faut déjà attendre la fin de la première série.

Je vous laisse avec un dernier lien :

http://onmyoji.akata.fr/

Le retour de Nana ?

Ce serait une bonne nouvelle, en cette période de fêtes, n’est-ce pas ?
cookienanaNoel

Eh bien, pour Noël justement, les japonais vont avoir la chance de trouver, dans le Cookie de fin de mois, une carte postale avec une illustration inédite de Aï Yazawa. Et donc, qui dit inédite dit nouvelle, et donc, qui dit nouvelle dit récente. L’auteur s’est remise à dessiner !

Après, relativisons un peu. Entre dessiner une illustration couleur et faire un chapitre de 30-40 pages par mois, il y a encore une infinité de mondes. Bref, cela annonce du mieux, ravive les espoirs, mais le véritable retour de Nana n’est pas encore annoncé, même s’il devrait arriver courant 2011, avec un peu de chance.

Sur son forum, l’éditeur français a confirmé la nouvelle.

Il n’y a plus qu’à souhaiter un bon et prompt rétablissement à l’auteur. =)