Archives pour la catégorie Tout et n’importe quoi…

Games of Darkness (4)

Chapitre 4 :
The ghost from Egypt

« Resurrected back before the final fallen
I’ll never rest until I can make my own way »
I Stand Alone, Godsmack.
 

Anzu s’en voulait un peu de ne pas avoir pu assister au duel entre le capitaine Yûgi et Seto Kaiba. Otogi le lui avait narré, et elle était impressionnée par la maîtrise de son patron. Il était doué, ça, il n’y avait pas à chipoter là-dessus. Jôno-Uchi était du même avis qu’elle. Lui aussi aurait aimé voir ça : lui-même duelliste, il pensait pouvoir s’améliorer en regardant les plus grands s’affronter. Voilà donc une occasion de loupée…

Depuis, le calme était revenu au sein de Fameginkgo. Les investigations sur la Kaiba Corporation n’avaient rien donné de plus que ce qu’ils ne savaient déjà, excepté une information cruciale sur la mort de Gôzaburô Kaiba. Le père adoptif de Seto n’avait pas connu une mort paisible, puisqu’il s’était suicidé en se jetant du haut de la tour en plein milieu d’une réunion. Les mauvaises langues disaient que c’était le fils qui avait poussé son père dans le vide…

Aucun marché ne semblait avoir été conclu entre KaibaCorp et Industrial Illusion, parfois abrégé I², la société que possédait le génial inventeur du jeu de cartes, soit disant partenaire dans la réalisation de la « simulation virtuelle ».

Anzu se disait qu’elle n’avait servi à rien dans l’histoire. Elle avait même le sentiment qu’elle avait été envoyée au lycée pour servir de diversion. Ce qui était peut-être le cas, en y réfléchissant un peu plus. De la part d’un tel stratège, cela ne la surprendrait pas.

– Je détecte une anomalie dans le comportement de la Faille ! s’alarma Honda. Ce n’est peut-être pas important mais je pense que ça vaut le coût de vérifier. On sait jamais.

– La Faille s’ouvre de plus en plus, dernièrement, nota Otogi. C’est inquiétant, non ?

– Hum… Je pense qu’à l’échelle humaine, ça peut paraître anormal, mais sur le long terme, c’est vraisemblablement un comportement tout ce qu’il y a de plus commun. Comme les variations climatiques, en somme.

Le capitaine Yûgi arriva sur ces entrefaites.

– Que se passe-t-il ?

– Oh, pas grand chose, répondit Honda. Juste la Faille qui s’agite plus que d’habitude.

– Tu peux voir les zones d’activités ?

– Tout de suite, chef.

Honda pianota sur les touches de commandes nécessaires et une carte de Domino apparut, divisées en plusieurs morceaux sur les nombreux écrans. Des zones rouges indiquaient l’intensité de vibrations spatio-temporelles qui agitaient le continuum espace-temps.

– Hum, acquiesça Yûgi. Anzu, Maï, pouvez-vous vérifiez cela ? Jôno, apporte-moi un café au bureau, j’ai de la paperasse à remplir pour Tsugu-no-miya Akihito.

Avoir pour correspondant l’Empereur du Japon, c’était la classe internationale. 

***

 Anzu n’en revenait pas. Elle, en mission avec la bimbo blondasse de l’équipe. Elle ne supportait pas Maï. Aussi, le trajet en voiture fut des plus longs et tendus possible. Un silence de mort régnait entre elles. Cela promettait pour leur coopération.

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Games of Darkness (3)

Chapitre 3 :
First Game

« It’s a small crime
And I got no excuse »
9 Crimes, Damien Rice.

– Quoi ? Un jeu ?                                                                                                                                

– Mais les règles seront légèrement différentes…

– Tu oses me défier, moi ?! s’esclaffa Seto. Mon niveau me permet de jouer dans des tournois d’envergure internationale ! Et toi ? Inconnu au bataillon ? Un noob qui me défie, la bonne blague.

– Aurais-tu peur de perdre ? le provoqua Yûgi, inébranlable.

– Soit ! Dans ce cas, je commence.

Seto Kaiba sortit son jeu de cartes, le posa sur la table et en piocha cinq ; Yûgi fit de même. Seto posa une carte face visible :

– J’invoque Gargoyle en mode attaque.

De la fumée jaillit brusquement de la carte et le monstre apparut :

– Mais, quoi ?! Le dessin de la carte ! Le monstre vient de se matérialiser !

– Je t’avais prévenu, Kaiba, que le jeu serait légèrement différent… A mon tour. Je pose le Dragon des Ténèbres, également en mode attaque.

Le dragon apparut sur le bureau, face à la gargouille de Seto, toutes griffes dehors, prêt à en découdre. Yûgi lança l’attaque et la créature adverse disparut. De 2000 points de vie, Seto passa à 1500. La partie était plutôt bien engagée pour Yûgi.

– Voici la version Jeu des Ténèbres de Magic & Wizards, Kaiba ! Lire la suite Games of Darkness (3)

Games of Darkness (2)

Chapitre 2 :
First day

« I would bathe in a world of sensation
Love, goodness and simplicity
(While violated and imprisoned by technology) »
Song Of Myself, Nightwish.

C’était sa première journée de travail. Du coup, Anzu stressait légèrement. Pas jusqu’à se ronger les ongles, mais presque. Or, elle savait à quel point cette habitude était mauvaise. C’était difficile de ne pas s’y astreindre. Chasser le naturel…

Mais elle ne savait pas pourquoi elle avait été embauché ni les véritables motivations de son employeur, le mystérieux Capitaine Mutô. Contrairement à Kujaku Maï ou à Otogi Ryuji, elle n’avait aucune qualification suscitant un quelconque intérêt. C’était bien pour cela qu’elle bossait pour un fast-food. Avant de poser sa démission le matin même.

Allait-elle se coltiner les photocopies et le café, comme Jôno-Uchi, l’autre lycéen qu’employait Fameginkgo ? Anzu espérait que non, mais l’étendue de son curriculum vitae ne lui donnait pas beaucoup d’espoir pour que cela se déroulât autrement. Cela dit, le salaire que lui avait fait miroiter le capitaine Mutô était largement supérieur à son précédent, donc s’il fallait faire des tâches ingrates, elle saurait s’y résoudre. Et ce, même si son côté rationnel lui chuchotait qu’on ne pouvait pas payer quelqu’un autant juste pour utiliser une cafetière et une photocopieuse…

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Games of Darkness (1)

Chapitre 1 :
Game starts !!!

« You’re dangerous
I’m lovin’ it »
Toxic, Britney Spears.

Anzu Mazaki soupira. Elle détestait devoir faire les corvées de ménage après les cours, mais c’était son tour, alors elle devait s’y conformer. Ne pas faire de vague. Ne pas se faire remarquer. Être docile. Et continuer sa vie tranquillement sans jamais être bouleversée.

Elle posa l’éponge qui servait à essuyer le tableau et s’accouda à la fenêtre. Dehors, il pleuvait comme en Normandie, même si elle ne connaissait ni cette région, ni sa réputation du côté de son temps pourri (même en été). A sa décharge, le Japon, c’est loin de la France, et si l’on prenait un lycéen français au hasard, rien ne dit qu’il serait capable de citer une région du Pays du Soleil-Levant et sa météo.

Passons.

Anzu-Manga Lire la suite Games of Darkness (1)

Games of Darkness (0)

Comme je suis actuellement en plein Camp Nanowrimo qui ne me laisse même pas le temps de lire des manga (même si je vais sûrement relire Fullmetal Alchemist pour le bien de mon Nanotruc, justement), Heaven Manga semble laissé à l’abandon. Surtout que l’article en préparation sur Solanin n’avance pas.

Du coup, je partage avec vous mon Nanotruc, intitulé Games of Darkness. Ce sera le feuilleton de l’été, comme sur TF1 il y a des années mais sans coupure pub (promis). Comme j’ai plus de chapitres que prévu (un peu plus de vingt) mais que, en même temps, j’avance aussi plus vite que prévu, j’ai augmenté mon but final à 40k. Qui seront quand même atteints entre le 15 et le 20 Juillet prochain, d’après les stats, si je continue à ce rythme fou. Je pense donc relever la barre à nouveau en milieu de semaine prochaine si je vois que je tiens le choc travail + CampNano.

Donc niveau quantité, c’est bon, pas de soucis, mais quid de la qualité ? Eh bien, je vous le promets, vous en aurez pour votre argent (indice : c’est gratuit).

Games of Darkness retrace les aventures de Yûgi dans un univers où les jeux de cartes se mélangent avec Torchwood. Yami Yûgi prend donc le rôle principal du Captain Harkness (mis à part l’omnisexualité du personnage, quand même, on parle de Yûgi, hein). Quant aux autres, surprise. C’est un petit défi, puisque Yûgi et ses amis n’ont jamais mené d’enquêtes tandis que Jack et son équipe n’ont livré aucun duel de cartes. Résultat, mon projet va être un hybride difforme, je le crains.

Surtout que je compte ajouter tout ce qu’aime, comme des chips, des panda ou de la tartiflette.

Mais l’important, c’est que je m’amuse à l’écrire. Et si vous vous amusez en le lisant, ce sera encore plus mieux.

Avec un peu de chance (?), certains chapitres seront illustrés par moi. Si je trouve le temps de gribouiller un truc publiable.

PS : il y aura sûrement des fautes d’orthographe, puisque j’ai un don inné pour repérer celles des autres, mais pas les miennes. N’hésitez pas à jouer les Grammar Nazi. Par contre, le cas échéant, les pluriels féminins sont voulues.

Prologue :
The God Puzzle.

« There’s something inside you
It’s hard to explain »
Nightcall
, Kavinsky.

Yûgi laissa s’échapper un long bâillement. Il se recoiffait devant le miroir de la salle de bain tandis qu’une quelconque chanteuse braillait qu’elle était aussi libre que ses cheveux. Des paroles qui avaient un écho particulier pour le petit Yûgi, lui qui passait des heures chaque matin à parfaire sa coiffure si étrange, pour ne pas dire inédite.

La décrire se révèle être une gageure. Il serait bien plus aisé de la dessiner. Mais votre serviteur va tenter le coup, quand même. Dressons le tableau grossièrement : d’abord, on a un ensemble de pics harmonieux dont la teinte varie entre le rouge et le violet selon la luminosité, suivie d’une série inférieure de pics suivant le même tracé de couleur noir corbeau. Et enfin, quelques mèches blondes qui encadrent le doux visage de notre héros.

Et là, à l’heure de se coucher, il s’occupait encore de son improbable tignasse. Alors que tout serait à refaire au lever, le lendemain matin.

Se dirigeant vers son lit, son regard fut attiré par la boîte dorée qu’il avait hérité de son grand-père. Bien que ce dernier fut encore en vie. Mais c’était comme recevoir un cadeau d’anniversaire en avance, sauf que là, il s’agit d’un héritage. Oui, c’est bien plus glauque.

Les écritures égyptiennes qui étaient gravées sur le parallélépipède rectangle qu’était cette boîte l’avaient toujours intriguées, mais ce soir-là, il avait envie d’essayer le puzzle qu’elle renfermait.

Il ouvrit le couvercle avec précaution et en déversa le contenu sur son bureau. Les innombrables pièces dorées tintèrent doucement à ses oreilles. Il connaissait ce son par cœur. Combien de fois n’avait-il pas déjà tenté de résoudre l’énigme du Puzzle Millénaire, cet artefact si mystérieux dont il ne savait rien. A part son origine, encore que. Son grand-père disait l’avoir récupéré en Égypte, lors de l’un de ses voyages de jeunesse, mais Yûgi avait quand même quelques doutes. Il imaginait mal son vieux papy jouer aux aventuriers dans des temples perdus et truffés de pièges.

Ce soir serait-il le bon ? Yûgi emboîta une pièce dans une autre. Cela semblait fonctionner correctement. Il en prit une autre, tenta le coup, mais non, ça ne rentrait pas. Il en changea, recommença ses manipulations et essaya les pièces jusqu’à ce qu’une d’elles s’accrochât à l’ensemble qu’il commençait doucement à former.

Mine de rien, en moins d’une heure, il avait bien avancé. C’était la première fois qu’il avait l’impression de pouvoir le finir. Un regain d’optimiste (et peut-être d’orgueil) le motiva à continuer alors que le sommeil le guettait. C’était comme si le Puzzle s’offrait à lui, comme s’il le guidait pour se voir enfin complété après des millénaires emprisonné dans cette petite boîte dorée.

Enfin, ce fut la dernière pièce. Celle qui restait au fond de la boîte. Le Puzzle, sorte de miniature d’une pyramide avec une anse à sa base, se vit terminé lorsque Yûgi, d’un « clic » expert, ajusta la dernière pièce, celle comportant l’œil oudjat.

« Clic »

Une lumière sortant de cet œil aveugla Yûgi et sa conscience sombra, tandis qu’une autre prenait place en lui. Parallèlement, ses mèches blondes se hérissèrent sur sa tête. L’autre Yûgi, âme enfermée depuis l’aube des temps dans l’objet millénaire, venait de prendre corps.

Dans l’ombre, Sugoroku Mutô sourit, d’une bien étrange manière. Il était temps que son petit-fils sût la vérité sur la découverte du Puzzle. Et sur la couverture qu’était son magasin de jeu. Et donc ce qui s’y cachait en dessous…

Jojo’s Bizarre Adventure : Diamond is Unbreakable

Cela fait donc déjà deux ans que j’ai commencé la saga des Jojo’s en scan. Coïncidant avec l’arrivée de Jojolion, donc. J’aurais du, en toute logique, présenter Stardust Crusaders dans les mois suivants. Et pourtant… Rien. C’est triste à dire, mais je n’ai jamais réussi à finir la troisième partie en scan. Et j’ai définitivement abandonné l’envie de reprendre quand Tonkam a annoncé la réédition l’année dernière.

Sauf que, depuis, l’éditeur s’est montré bien silencieux, trop silencieux. Quid de la réédition de Phantom Blood lors de Japan Expo 2013 ? L’éditeur n’en parle plus, et c’est inquiétant. Craignant donc que la partie 4 de Jojo’s, Diamond is Unbreakable ne soit pas rééditée, je me suis lancé dans l’aventure des scans.

KllQn

Ce fut un bon choix.

Cette quatrième partie est l’une des plus aimée des fans, juste après la troisième. Ou juste avant selon d’autres sources. Mais comme Stardust Crusaders a eu le bon goût d’être adaptée sur plusieurs supports, sa popularité a monté en flèche. A moins que ce ne soit l’inverse. Oeuf, poule, tout ça.

Bref, après cette longue introduction, je vais entrer dans le vif du sujet. Diamond is Unbreakable se passe à la fin des années 1990, quelques années avant Golden Wind, une dizaine avant Stone Ocean. Ce qui n’empêche pas Jotaro Kujo de paraître insensible au vieillissement, à l’instar de son créateur Hirohiko Araki.

Au début, on le retrouve donc dans la paisible ville de Morioh à la recherche de son oncle, fils illégitime de son grand-père. J’ai dit « paisible » ? Plus pour longtemps, alors. Car si les manieurs de Stands sont voués à s’attirer les uns les autres, Morioh va rapidement se retrouver la place d’affrontements épiques.

En effet, la Flèche et l’Arc potentiellement introduits lors de la partie 3 (j’en sais rien, en fait, pour le moment) permettent de créer des manieurs et donc Jotaro, Josuke et Koichi vont se mettre à la poursuite de possesseur de ces deux artefacts dangereux. Mais ça, c’est pour la première partie.

Car Diamond is Unbreakable peut être vu en deux morceaux distincts. Car au bout d’un moment, à force de se confronter à des gens qui peuvent détruire l’espace physique entre toi et moi ou qui peuvent lire et réécrire le livre de ta vie, Josuke et sa bande parviennent à leur but. Bien plus tôt que ce que je pensais.

Et ce,  alors qu’Araki a régulièrement intercalé un combat utile à la trame avec un autre plus futile, comme celui avec le restaurateur italien, qui était super cool à lire.

killerqueen

Cette seconde partie est l’occasion d’introduire un personnage crucial, l’un des méchants préférés des fans, devant ou derrière Dio selon les classements. Oui, je parle évidemment de Kira Yoshikage. Psychopathe qui ne cherche pourtant qu’à mener une petite vie tranquille à Morioh, entre deux petits meurtres.

Bon, quand même faudra donc lui conseiller de ne pas se trimbaler avec une ravissante main dans un sac à sandwich s’il ne veut pas attirer les soupçons sur sa personne. Parce qu’il a beau être intelligent et plein de ressources, ce n’est pas vraiment l’idée la plus brillante qu’il ait eu. En fait, c’est même ça qui mettra notre bande de héros sur sa piste, une fois qu’un fantôme égaré leur aura révélé l’existence d’un tueur menaçant la (plus si) paisible Morioh.

Comme si la flèche, l’arc et les manieurs de Stand n’avaient pas déjà assez foutu le bordel, voilà que Josuke et ses amis vont devoir se faire justiciers des temps modernes. Parce que la police n’est pas fichue de faire son boulot correctement. Bravo. On ne les félicite pas.

Mais si on ne pardonne pas la police, on cède tout à Kira car il est cool et son Stand l’est encore plus. Killer Queen, de son petit nom, est certainement LE stand de cette partie, et pas seulement parce qu’il fait office de boss final. Bon, vers la fin, son évolution est carrément cheaté, comme on dit, mais ça permet de bons gros moments d’angoisse pure.

Face au Crazy Diamond de Josuke, Killer Queen est LA classe incarnée. Faut dire aussi que je n’aime pas spécialement le design du stand de notre héros. C’est assez triste, d’ailleurs. Mais, je ne sais pourquoi, je n’ai pas du tout accroché. Pourtant, dans cette quatrième partie, il y en a une bonne pelletée de Stands géniaux (outre Killer Queen) : Enigma, Harvest, Bad Compagny, Love Deluxe, pour en citer quelques-uns. Mais Crazy Diamond, non. Vraiment. Non.

Mais pas d’inquiétude, c’est seulement physique. J’aime bien son pouvoir bien utile, même s’il m’évoque celui de Gold Experience (c’est ça de ne pas lire les partie dans l’ordre), pouvoir qui permet des situations bien plus tendues que Stardust Crusaders dans lequel, malgré les Stands, cela reste quand même l’apologie de la Force. Du moins, pour les quatre tomes sortis.

Par contre, j’aime beaucoup le non-groupe qui s’allie autour de Josuke. En effet, on a l’habitude de voir les anciens méchants devenir amis pour la vie comme dans tout shônen qui se respecte. Mais ici, ces nouveaux alliés resteront dans le paysage, sans pour autant s’investir dans la quête de Josuke. En effet, mis à part Okuyasu, les autres feront surtout de la figuration.

Sauf Rohan, évidemment, mais Rohan n’était l’ennemi de personne, il ne s’allie donc  à personne. Et surtout pas à un Josuke qu’il déteste cordialement, nanméoh. Rohan reste fidèle à ses principes, voyons ! Parce que monsieur a un ego un rien surdimensionné qu’il ne faut surtout pas froisser. Ce qu’a évidemment commis (le vilain) Josuke.

Mais notre mangaka préféré fera quand même parfois équipe avec Koichi, contre la volonté de l’un ou de l’autre, en fonction des combats. C’est d’ailleurs appréciable que Josuke ne soit pas le seul héros et que d’autres personnages soit régulièrement mis en avant.

L’ambiance de cette partie est vraiment exceptionnelle, entre chasse à l’homme et huit-clos urbain, et je pense la classer aisément en première position de mon top. Devant Stardust Crusaders, oui, oui.

Embarquez à bord du Nostroblog !

[Note : l’auteur de cet article décline toute responsabilité quant aux images l’illustrant.]

Le Nostroblog n’est pas la baleine mangeuse d’homme de Pinocchio, non, contrairement à ce que pourrait croire certains (je ne vise personne, surtout pas moi). Non, le Nostroblog, c’est un blog. Et son nom a été choisi par Maerlyn, donc les références volent bien au-dessus d’un enfantin Disney.

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Ceci n’est pas une pub.

Aujourd’hui, je ne vais pas parler de manga ni de donyatsu, mais pas d’inquiétude à avoir, je ne suis pas malade pour autant. Du moins, pas plus que d’habitude. Et donc, comme l’indique le titre, cet article n’est pas une publicité, ce n’est pas mon genre.

Donc, entrons dans le vif du sujet. Tout commence un jour, en ce beau mois de février 2012, les oiseaux chantonnaient et Pouhiou, Toulousain de son état, a décidé d’écrire un feuilleton sur un blog, publiant ainsi jour après jour les pages d’un roman, début d’une longue saga. Allez, je donne le nom de cette saga, quand même : les NoéNautes. Et non pas les Néonautes comme je l’ai cru pendant, euh, très longtemps. Genre, jusqu’à ce que j’écrive cet article.

Ce qui remet tout en question d’ailleurs. Et remettre tout en perspective, c’est un peu la spécialité de Pouhiou, avec des fins d’épisodes souvent hallucinantes qui ne peuvent que donner hâte de lire la suite, en se disant que tout ce qu’on a lu jusque-là doit être relu sous un nouveau regard au vu des nouvelles révélations. Et ça arrive souvent, et malgré les #indices disséminés je ne vois rien venir (et j’aime ça).

Mais ce qui force le respect, c’est aussi la régularité de parution, avec un chapitre tous les jours du lundi au jeudi à 17h28. Pourquoi 17h28 ? De mémoire, ça a un rapport étroit avec le chiffre 8, auquel tout est lié. Huit romans, composés de huit chapitres, eux-mêmes composés de huit épisodes. Pour l’instant, deux romans sont déjà sortis, en l’espace d’un an.

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American Horror Story : Asylum

« Dominique-nique-nique s’en allait tout simplement… »

American Horror Story : Asylum est la deuxième saison de la série, et vous remarquerez que je n’ai pas évoqué ici-même la première. C’est normal. J’aurais pu le faire, j’aurais dû le faire, mais ça viendra plus tard, en temps voulu. Après tout, chaque saison est indépendante des autres. En effet, les acteurs, s’ils restent les mêmes, changent de rôle chaque année, pour une toute nouvelle histoire dans un tout nouveau lieu.

Asylum, comme son nom l’indique, se déroule ainsi dans un asile. Et évidemment, ce sera sordide, glauque et sombrement dérangeant.

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[Manif Pour Tous] French Horror Story

La semaine dernière, le jeudi soir, avait lieu à Caen la première réunion des organisateurs de la Manif Pour Tous dans leur grande tournée française visant à se refaire une santé financière et à mobiliser les troupes en vue de la prochaine prise d’otage des rues parisiennes. Par curiosité, peut-être même par masochisme, j’y suis allé. Bien m’en a pris, car cette soirée fut riche d’enseignements.

Précisions : tout cela est issu de mes notes, prises minutieusement.

J’arrive au Centre des Congrès peu avant 20 h. Il n’y a pas foule, mais il reste 30 minutes avant le début de la conférence, alors, bon, on est pas pressé. Dans le quart d’heure qui suit, j’observe les arrivants. Force est de constater leur cheveux grisonnants, leurs rides, leurs bérets et parapluies (parce qu’il est de notoriété que Normandie=Pluie). Sans comptage précis, on a environ un jeune pour 20 à 30 personnes âgées. Chiffre totalement subjectif, évidemment.

Il est 20h15 quand je décide de rentrer, parce que la pluie me mouille (c’est son principe à elle, la pluie, de mouiller). A l’intérieur, on me tend la fameuse pétition qu’il ne faut pas signer. Je prend le papier et le déchire. Au moins, les choses sont on ne peut plus claires.

Dans la salle, capacité maximale de 540 personnes, beaucoup de vide, surtout sur les côtés, je m’installe au milieu, de manière à être progressivement entouré de militants. Masochisme level 2. Devant moi, des gens venus de l’Orne déploient une banderole « Paternité Maternité Diversité ». Il est 20h24.

A côté de moi, mes deux voisines trouvent qu’il y a beaucoup de jeunes. Elles me regardent donc avec insistance. J’ai peur. Il est 20h26.

20h31. La distribution de drapeaux aux couleurs de la Manif Pour Tous commencent. Après les sweat, les taches roses, bleues et blanches se multiplient. Mes voisins de gauches se les arrachent et les agitent comme des gamins. Ils ont plus du double de mon âge. J’ai peur.

20h32. J’ai soif.

Note : On ne me voit pas sur la photo ci-dessous. Ouf, j’ai bien fait de me mettre dans le fond. Et au milieu.

20h34. Réplique entendue :

« J’aurais voulu qu’il y ait autant de personnes lors des histoires d’avortement.« 

La salle s’est bien remplie, de vieux, s’il faut le préciser, et il reste assez peu de place libre. Encore une à ma gauche qui vient d’être empruntée par les manteaux de mes voisins de derrière, après mon accord bienveillant (oui, ils m’ont demandé).

20h38. Après avoir posés leurs affaires, mes voisins de derrière continuent de parler chiffons et remarquent donc le nombre ahurissant de sweats roses, bleus ou noir avec le logo de l’organisateur : « La capuche, ça fait jeune.« 

20h43. Avec du retard donc, la musique s’allume, style techno-parade, les drapeaux s’agitent et au milieu des applaudissements, Frigide Barjot et son alibi gay Xavier Bongibault apparaissent en haut de l’amphithéâtre, à quelques pas de moi. Les applaudissements durent et durent, tandis qu’elle se donne en spectacle, toute à sa gloire, brandissant une pancarte « Mariageophile, pas homophobe » (pancarte qui sera ensuite scotchées sur le pupitre).

Descendant les marches, micro en main, elle annonce qu’il y aura un débat, grâce à un groupe de militant pro-mariage pour tous qui l’attendait. Evidemment, je ne suis pas dupe…

20h48. Frigide annonce le début officiel du grand tour de France. Applaudissements du public.

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