Nouveautés Mai 2018 : Made in Abyss & Whispering ~ Les voix du silence

Entre l’avalanche de nouveautés qui déboule en librairie chaque semaine, ma motivation pour écrire et finir un article, le temps que je « perds » en regardant des séries ou en préparant mes cours, ce blog n’est pas aussi actualisé que je l’aimerais. Heureusement, deux nouveautés du mois, dans des registres différents, me boostent pour écrire quelques lignes. Comme le titre l’indique, il s’agit de Whispering – Les voix du silence, titre en 6 tomes (fini) qui sort chez Akata et Made in Abyss, toujours en cours avec 6 tomes au Japon (environ 1 par an) qui nous parvient grâce à Ototo.

Made in Abyss a vu sa popularité décoller en France grâce à son adaptation animée durant l’été 2017. Presque un an plus tard, nous voilà avec le tome 1 entre les mains. Peu de surprises si vous avez vu l’anime, très fidèle à la version papier (même si l’ordre de certaines scènes a été changé, il s’y passe la même chose en gros). L’histoire narrée par Akihito Tsukushi est celle de Riko, jeune fille qui veut découvrir les mystères de l’Abysse et surtout y retrouver sa mère, disparue depuis plusieurs années. Elle sera accompagnée par Légu, étrange robot humanoïde amnésique qu’elle a trouvé au début du tome 1 (je ne dévoile pas comment). Les événements de ce premier tome sont la base du premier quart (voire tiers) de l’anime.

La première chose qui marque, c’est le style graphique du mangaka. Il y a peu de trames, mais tout est en nuances de gris, avec très peu, finalement, de blanc. Comme si des pages-couleurs avaient été imprimées en n&b. Cela donne un certain cachet. De même, l’allure des cases, avec des cadres vraisemblablement tracés à main levée. Et enfin, le look des persos, résolument kawaii de type moé, qui tranche résolument avec les décors détaillés et le design des créatures de l’Abysse.

Au niveau du scénario, ce premier tome propose surtout une introduction, avec une présentation complète et détaillée de l’Abysse (du moins, ce que les personnes l’ayant exploré en ont raconté), ainsi que la hiérarchie des caverniers et ce système de sifflet. C’est pour le moment assez basique, malgré des pages bonus qui dévoilent de nouvelles informations et montrent que le mangaka a bien réfléchi aux détails de son univers. Mais cela sent bon le doux parfum de l’aventure, avec un bestiaire et des environnements prometteurs. Ne boudons pas notre plaisir.

Les enfants sont attachants, mais la fin du tome sépare déjà le petit groupe, avec Légu et Rico partant en exploration et les autres qui restent à la surface. On ne devrait donc plus trop avoir d’occasion de revoir Nut et ses amis dont j’ai déjà oublié les noms, à moins que le mangaka ait un intérêt à montrer le quotidien des orphelins (il y a une histoire de malédiction d’anniversaire mais je me rappelle même plus si c’est important ou pas dans l’anime)(en tout cas ça m’intéresse moins que l’exploration des profondeurs de l’Abysse).

Bref, bien curieux de savoir la suite, prévue début Juillet ( = Japan Expo).

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Whispering est issu d’un magazine publié par Kadokawa peu exploité dans notre douce contrée : c’est en effet le 1er manga prépublié dans le Comic it à etre traduit en français. Avec Akata, cela devrait légèrement changer dans les prochains mois. C’est également le premier manga de Yoko Fujitani à sortir en France. A priori, ce magazine a essayé de s’affranchir des étiquettes shonen/seinen/shojo, ce qui correspond bien à Akata, dont les collection se font par âge et thématiques (ici : taille M et Amitié, Poésie, Souvenirs). Comme mon libraires n’a pas de rayon M ou Amitié, Poésie & Souvenirs, Whispering était rangé avec les shojo.

Et vu le style de la mangaka, c’est compréhensible. Le trait de Yoko Fujitani a tout d’un shojo classique (cadrage, usage des trames, bishônen…). Là où le titre se distingue de la masse, c’est grâce à son récit atypique, celui d’une amitié entre un lycéen et un petit garçon, lié par leur pouvoir commun. Même si pour Koji (le lycéen), ce pouvoir a disparu avec l’adolescence. D’ailleurs, contrairement à ce que je croyais, ce n’est pas simplement un pouvoir qui permet de communiquer avec les animaux, mais aussi avec les objets, en les touchant. Un peu comme dans Psychometrer Eiji (les meurtres et fan-services en moins) : il y a effectivement une petite enquête dans ce tome (savoir qui a piétiné les fleurs).

Sans qu’il puisse se l’expliquer Kôji va petit à petit se lier d’amitié avec Daichi. Mais alors que cela va aider le petit garçon solitaire, cela va aussi raviver des souvenirs que Kôji aurait préféré ne pas se rappeler. Son enfance, que l’on découvre par bribes, n’est pas ds plus heureuses. D’ailleurs, bien que lycéen, il semble vivre seul… Même s’il fait le malin et semble toujours de bonne humeur, il cache lui aussi des fragilités derrière cette carapace. Devant ses amis, devant « la petite Kanae* », il joue un rôle. Et son amitié avec Daichi va l’amener à se dévoiler…

(* petite = -chan, le fameux suffixe qui est ici traduit, parce que c’est une manière très commune et naturelle de s’appeler ainsi, entre amis)
Pour le moment, c’est très doux et touchant, à l’image des couv’ de la série. On en découvre plus sur la famille de Daichi (avec un père zarbi) que sur celle du héros. Je me demande comment sont ses relations avec ses parents, surtout que le peu qu’on a vu ne laisse pas présager que du bon… D’autant plus que Kôji semble retrouver ses capacités ! Et la fin offre un peu de suspense, avec un nouveau perso aux intentions mystérieuses…

La suite arrivera début Juillet, à temps pour Japan Expo.

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