Bilan Manga 2016

L’année 2016 a été très riches en mangas pour moi, que ce soit du côté des nouveautés et surtout en rattrapages de vieilles sorties. J’ai longtemps hésité sur la forme à adopter pour ce bilan. Un seul article avec un ordre chronologique comme en 2015, un top 12 comme en 2014, ou des bilans en catégories comme les années précédentes. Tellement de choix… Cette année, je compte donc procéder par éditeur. Installez-vous confortablement, avec une tasse de thé ou de chocolat chaud à portée de main, c’est une longue lecture qui nous attend.

mpd-psycho-14-pikaMa résolution pour 2016, c’était de finir ou d’avancer dans plusieurs de mes séries mises en pause depuis trop longtemps. Je ne compte pas les cas désespérés que je ne reprendrai jamais (genre, Air Gear et son scénario nawak). On commence avec Pika. Leur catalogue actuel ne me parle pas beaucoup, mais j’ai profité des réimpressions pour avancer dans MPD Psycho. L’histoire est toujours aussi complexe et prétexte à des mises en scènes gores et cruelles, alliée à un dessin méticuleux et glaçant. Plus on avance et plus le scénario devient obscur et chaque réponse amène d’autres questions, toujours plus nombreuses. Je ne m’attendais pas à un tel propos politique, qui m’a rappelé quelque peu Ki-itchi VS.

dorohedoro-20-soleilDans les éditeurs à faible parution, il y a Soleil, dont je ne suis que Dorohedoro. Avec, cette année 3 tomes, n’ayant pas acheté le 18 dès sa sortie. L’arc final est lancé, mais malgré les enjeux, j’ai encore l’impression qu’il ne s’agit que d’une mise en place pour quelque chose d’autre, de plus menaçant… Ce que le tome 20 semble confirmer d’ailleurs. Mais les mystères se dissipent peu à peu, le temps des explications est enfin venu. Et maintenant que l’on a rattrapé la parution japonaise, on va être bloqué à un tome par an… Il serait temps qu’on en finisse !

monde-de-ran-7-black-boxLe Monde de Ran fut une excellente surprise, même si l’édition de Black Box n’est pas forcément la meilleure possible (c’est un euphémisme)(rien qu’au niveau de sa distribution déjà, mais aussi pour le bouquin lui-même avec l’absence de jaquette, quelques fautes de frappe ou d’orthographe…). Les dessins d’Aki Rie nous transportent dans un monde de magie merveilleux durant 7 tomes. J’aurais bien aimé que le voyage dure quelques tomes de plus. Avec un tel univers, une telle galerie de personnages si attachants, il y avait de quoi faire. Mais l’auteure a su suivre son fil rouge et clore son récit au bon moment. Facilement l’une de mes lectures préférées de l’année.

sakka-2016Assez peu de nouveautés chez Sakka de mon côté. J’ai continué Area 51 en pleurant l’absence de Jabberwocky 1914… Area 51 nous a offert un très bon arc cette année, toujours sous l’influence de ce méli-mélo de mythologies de tout horizon, et j’ai hâte de voir ce que l’avenir réserve à cette pauvre McCoy.
Et évidemment, l’année a débuté avec le retour d’Atsushi Kaneko avec sa dernière série en date, Deathco, un thriller gothique moins complexe et alambiqué que Soil. Plus fun donc, et j’aime beaucoup. Dommage qu’il n’y ait pas plus de tomes à savourer ! Bref, que du bon chez cet éditeur.
Comme je suis dans l’optique de lire tous les mangas de Daisuke Igarashi, je me suis procuré Sorcières. C’est un titre atypique, comme la patte graphique du mangaka, où certains récits indépendants tissent finalement quelques liens entre eux. Une lecture particulière…

enfants-de-la-mer-5-sarbacaneEt pour bien faire, j’ai enchaîné en cette fin d’année avec la courte série parue aux éditions Sarbacane, Les enfants de la mer. Comme j’avais trouvé Saru et Sorcières trop courts, avec un développement sur 5 tomes de plus de 200 pages chacun, je suis rassasié. Comme d’habitude, Igarashi mêle ésotérisme,, mythologies anciennes, nature et sciences pour un récit entre rêve et aventure. C’est beau.

kioonGlobalement, le catalogue de Ki-oon me parle pas ou peu, mais cette année, quelques titres ont retenu mon attention. Déjà le dernier titre de Yuki Urashibara, Underwater, que je n’attendais plus. Dans la même ambiance que Mushishi, mais en plus actuel. En seulement deux tomes, la mangaka réussit à élaborer une belle histoire, dans la lignée de Mushishi (10 tomes parus chez Kana).
J’ai aussi commencé, suite à un article de Gemini, Le Requiem du Roi des Roses d’Aya Kanno, un manga qui aurait trouvé une meilleure place au sein du catalogue d’Akata (parce que shôjo atypique et aussi parce qu’ils ont découvert l’auteure via Otomen). Au programme : hermaphrodisme, guerre de pouvoir, trahisons et romance gay. Excellent.

kurokawa-2016J’ai beaucoup de séries chez Kurokawa mais pas forcément des nouveautés. J’ai tenté One-Punch Man mais en fait… Bof. Un tome introductif qui ne brille que par les dessins et la mise en scène de Murata, mais le scénario… Niveau 0. Dommage.
De 2016, je retiens surtout Pokemon Rubis & Saphir et Pokemon Or & Argent. On complète la longue saga par de relativement belles éditions (plus pratiques que belles en fait), et ça me permet de découvrir ces petits monstres autrement qu’en jeu vidéo. Sinon, je continue Arslan et Silver Spoon sans trop d’enthousiasme. Pour des raisons différentes, l’un devant se terminer « sous peu » depuis bientôt deux ans et l’autre manquant d’ambition dans sa narration, à la limite d’être fade, malgré de bons moments. Vivement que les deux se terminent et que Hiromu Arakawa passe enfin à autre chose !
Pour Magi ~ The Labyrinth of Magic, j’ai enfin tous les volumes sortis à ce jour. Je ne m’attendais pas à une telle évolution du scénario, avec des débats à mi-chemin entre philosophie et politique. J’aime bien, mais l’absence des labyrinthes mentionnés dans le titre se fait de plus en plus sentir. Dommage aussi que Kurokawa nous fasse patienter si longtemps entre chaque sortir…
J’ai aussi craqué pour l’intégrale de Chocola & Vanilla. Le shôjo de Moyoco Anno était tout choupi, un magical girl super sympa et plein de bons sentiments. Une bonne lecture malgré sa fin trop précipitée.
Enfin, je ne serais pas complet si j’oubliais la plus choupi des petites filles, la rigolote Yotsuba &! et son tome 13 tant attendu. Je n’ai aucune idée des raisons de cette attente (problème de santé du mangaka, manque de motivation ou d’idée, dispersion sur d’autres projets ?…) mais j’espère que la suite arrivera plus rapidement, puisque ce tome était vraiment une bonne bouffée d’air frais, à peine polluée par quelques choix de traduction pas toujours approprié à mon goût.

mari-de-mon-frere-2-akataAkata est un éditeur plus si récent sur le marché des mangas, mais aucun de leur titre ne m’avait poussé à l’achat. Jusqu’à l’arrivé du dernier Tagame : Le mari de mon frère. J’étais curieux de voir ce que le tant renommé Gengoroh Tagame allait créer dans un magazine seinen, loin de ses habitudes. Et c’est du très bon, un manga éducatif à base de militantisme « soft », où l’on apprendra que les homos sont avant tout des êtres humains. On est donc loin des revendications plus importantes, plus hargneuses, plus vitales, des Marches des Fiertés, et c’est peut-être ce qui explique son succès. A voir par la suite si le ton change ou si Tagame continue de prendre le lecteur tendrement par la main pour lui expliquer doucement des notions parfois basiques. J’ai pour le moment l’impression que le mangaka s’est restreint à ne traiter que de discriminations « gentillettes » (oxymore) à base d’homophobie du quotidien. En voulant rester dans le manga familial, dans un cadre très japonais, il ne peut donc pas évoquer la violence parfois mortelle subie par les personnes LGBT. Mais peut-être que j’en attends trop. Pour une première excursion dans le mainstream, c’est un très bon titre, qui peut ouvrir les yeux à certains sur le quotidien des hommes gays canadiens et japonais.

tonkam-delcourtPas grand chose comme nouveauté 2016 chez Delcourt/Tonkam non plus, malgré la fusion des deux éditeurs. Essentiellement du Jojo chez Tonkam, avec le one-shot sur Rohan Kishibe et la dernière partie en date, Jojolion. J’ai beaucoup de retard dans les autres séries Jojo, mais je devrais finir Steel Ball Run prochainement. Heureusement, je me rattrape avec le côté Delcourt de l’éditeur. Toujours pas d’Onmyôji à l’horizon, mais le tome annuel de Hikaru no Go DELUXE et celui du Pacte des Yôkai. De difficiles dossiers pour l’éditeur qui traîne des pied au lieu d’en finir au plus vite. Dommage, parce que les deux séries sont excellentes dans leur catégorie respective. J’ai aussi fini Ki-Ichi VS de Hideki Arai, un titre marquant et malheureusement bien d’actualité, avec un positionnement politique bien marqué et engagé, ce qui est rare. J’ai enfin commencé Incarnations suite à des conseils twitter. Vraiment, j’aime les trucs qui ne se vendent vraiment pas du tout…

idp2016Très peu de BL achetés et lus cette année mais tous chez IDP et de Asuko Nakamura : Doukyusei et sa suite Sotsugyosei. J’adore la narration en douceur de l’auteur, ses personnages aux doigts arachnéens, et la valse des sentiments entre nos deux héros. Et la mangaka arrive à faire évoluer leur relation sans ajouter de péripéties rocambolesques ou de triangle amoureux vu et revu. Ils sont si choupinets.

banana_fish_19Chez Panini, je suis toujours dans l’attente de la suite de All Rounder Meguru. Mais bon… Pas de série commencée chez eux, mais au contraire, une de terminée. Et pas des moindres, j’ai trouvé le tome 19 de BANANA FISH !!! Quelle fin ! Wow. Je ne m’attendais pas à un tel choc. Vraiment, un shôjo déroutant du début à sa fin, loin du stéréotype « comédie sentimentale » dans lequel les éditeurs , en grande majorité, s’efforcent de limiter le genre.


kana-2016Kana reste l’un de mes éditeurs préférés, année après année, même si au final je n’achète pas tant de titres de leur catalogue. Pour dire, ma seule nouveauté 2016, c’est DDDD ou Dead Dead Demon’s Dededede Destruction, d’Inio Asano. Le titre n’est pas dans mon top de l’année 2016 au grand dam de Meloku, parce qu’avec seulement un tome difficile de se positionner. J’ai bien aimé le mélange entre tranche de vie pratiquement insouciante et la science-fiction sous-jacente, presque menaçante. Mais il me manque la confirmation de ses qualités, à venir je l’espère avec le deuxième tome.
J’ai tenté de finir Honey & Clover, sans réussir. Près d’un an plus tard, alors que le manga suivant de la mangaka arrive, je n’ai toujours pas fini H&C. J’ai un étrange problème avec, alors que j’adore l’ambiance, l’humour et le dessin (et ses couvertures magnifiques !), j’ai du mal à accrocher à l’histoire, sans compter que c’est très bavard pour pas grand chose.
Par contre, j’ai réussi à finir Letter Bee, le très bon shônen de Hiroyuki Asada, avec ses couvertures bleutées magnifiques. Une fin pleine d’émotions, peut-être un peu rapide sur certains passages, mais néanmoins à la hauteur du développement. Un titre que je relirais avec plaisir.
On a eu notre Kamakuri Diary, vivement 2018 pour le suivant… On est loin de Banana Fish, malgré les personnages secondaires communs. Une bonne lecture, légère parfois, avec beaucoup de justesse dans sa narration.
A noter que j’ai reçu pour mon anniversaire un manga de Natsume Ono : Gente. Il m’a donc fallu acheter sa « suite » Restorante Paradisio. J’étais déjà attiré par le style de la mangaka, il n’en a pas fallu beaucoup pour me faire succomber. Après, je ne sais pas si cela vient de l’oeuvre d’origine ou de la traduction, mais j’ai trouvé certains dialogues laborieux, poussif. Objectif  2017 : lire Goyô.

kaze-2016Amatsuki n’a vu qu’un seul tome paraître en 2016, sous prétexte de laisser la place à d’autres titres alors qu’on aurait carrément pu se passer de Platinum End. Mais bon. Peut-être que 2017 sera plus généreux… On a aussi eu la fin de Brainstorm’ Seduction, le dernier Setona Mizushiro (elle a depuis commencé Sekai de Ichiban Ore ga OO). Pas son meilleur titre, mais c’était sympa, souvent drôle, mais j’ai justement trouvé la fin assez triste, voire en contradiction avec le reste. Étrange.
Parmi les nouveautés 2016 de l’éditeur, j’ai commencé Blood Blockade Battlefront, plus connu sous son titre japonais Kekkai Sensen grâce à son anime (bientôt une saison 2). C’est d’ailleurs le seul manga que j’ai chez à eux qui a une parution si régulière (bimestrielle) ! Le titre est aussi déjanté qu’espéré, avec un brin d’ambiance « shônen old school » très agréable. Sans être indispensable, c’est une lecture divertissante et je ne loupe aucun tome dès sa sortie. J’espère qu’on aura droit à la suite actuellement en cours au Japon B5 (pour Blood Blockade Battlefront Back 2 Back).
Sinon, j’ai aussi acheté mes tomes de Blue Exorcist, finissant enfin l’arc de Kyoto qui était super long (notamment parce que la parution est longue). On retrouve un peu la fraîcheur des débuts dans les volumes sortis en 2016, c’est plutôt cool. Enfin, je me suis mis à jour sur Rinne, sauf pour les tomes que Kazé ne veut toujours pas réimprimer… J’adore les nombreux quiproquos entre les personnages, de plus en plus compliqués au fur et à mesure que Rumiko Takahashi ajoute une nouvelle tête dans la galerie de personnages. Son humour fait mouche, mais risque de devenir toutefois répétitif par la suite…

glenat-2016Du côté de Glénat, j’ai reçu la nouvelle édition d’Akira pour mon anniversaire, et il me faut maintenant m’armer de patience pour la suite, puisque l’éditeur les sors au compte-goutte, tellement de reports qu’on pourrait les confondre avec Panini… Mais, évidemment, ma sortie de l’année, c’est le manga de Haruko Ichikawa, L’ère des Cristaux. Je pense avoir écrit assez d’articles et de tweets sur le sujet, cela n’étonnera donc personne. Entre le découpage très astucieux, les graphismes délicats, aussi fragiles que les cristaux, et le scénario qui va de la tranche de vie à la science-fiction, saupoudré de quelques moment bien WTF, le quotidien des cristaux est loin d’être calme. Et plus le temps passe, plus l’on découvre leurs failles et leurs sentiments qui se dévoilent par petites touches. Triste et poétique.

Conclusion : 
Pour se retrouver parmi tous ces titres, je vous propose un rapide top de mes nouveautés 2016. Il n’y a aucun suspense, ni tension dramatique, le premier, c’est L’ère des Cristaux.
Le plus dur, ce fut de trouver les deux autres, et de justifier l’absence du dernier Asano de ce top 3 (mais avec seulement 1 tome sorti, il ne faisait pas le poids, désolé). Mais Le monde de Ran m’a vraiment fait voyager dans l’univers magique de la mangaka, aidée par son style maîtrisé.
Blood Blockade Battlefront est une très bonne lecture, mais a-t-elle marquée mon année suffisamment pour se hisser sur le podium ? A priori, non. Et je ne pouvais pas mettre de côté le nouveau Gengoroh Tagame ! Bref, il m’a fallu faire des choix… Ce fut difficile pour certains. Voilà le résultat.podium

C’était une très bonne année. Vivement 2017.

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5 réflexions sur “ Bilan Manga 2016 ”

  1. Lecture passionnante ! Frigorifiée dans ma chambrette tokyoïte, je suis loin de l’actu manganime (eh ouais ^^’!)

    J’osais à peine le dire : One Punch Man, quoi…! J’ai essayé. Le tome 1 était une sympathique introduction, mais je craignais déjà le nawak. Le tome 2… je sais même plus ce qu’il s’y passe. Je n’ai pas acheté la suite (moi qui aime finir toutes mes collections !) On verra.

    Pareil pour Silver spoon. Il me manque un truc. Je ne suis jamais parvenue à rentrer totalement dans l’histoire. L’humour me laisse de marbre, ou presque. J’ignore comment expliquer cela !

    Underwater est une très belle surprise. Fort, sensible, poétique. C’est la première fois que je lisais une oeuvre de Yuki Urashibara.

    Je n’ai toujours pas acheté les Chocolat&Vanilla. ça m’embête. Quelle chance ! Tu as les très rares Banana Fish !
    J’aimerais lire Le mari de mon frère. Comment ça, je peux lire en VO ? Pour l’instant, j’essaie de lire la suite des Genshiken (merci Book off et tes manga à 108 yens^^).

    Etant une grande fan de Setona Mizushiro, je me dois de dire un mot sur Brainstorm Seduction. Si la fin d’Heartbroken chocolatier m’avait laissé un arrière goût un peu amer, celle de Brainstorm’ Seduction me ravit. Je crois cependant comprendre cette « tristesse » dont tu parles. Faudrait que je relise, tiens. En français (flemmarde).

    1. Il n’ont pas de chauffage au Japon ? 😄 En tout cas, ça te donne la possibilité de découvrir des titres pas encore sorti ou qui n’ont pas la moindre chance de connaître le marché français !

      Sinon, oui, j’ai eu pas mal de chances et de vieilles découvertes cette année, ça change ! Et puis, quand je vois ce que propose les nouveautés, autant regarder du côté des vieux trucs parfois !

      Pour les deux titres de Setona Mizushiro, j’ai l’impression que la mangaka nous a offert des fins douces-amères dernièrement.

      1. Si, enfin, l’air conditionné, mais moi je n’ai rien dans ma chambrette^^’ ; l’isolation est un vrai problème, ici ^o^
        Pour Setona Mizushiro, c’est exactement ça : des fins douces-amères.
        Je vois tous les Japonais squatter au Book off de mon quartier, en mode « c’est un manga kissa gratos ». Je me suis mis à faire comme eux u_u. J’ai vu le nouveau Akiko Higashimura. J’aimerais qu’elle finisse Princess Jellyfish, aussi^^’ !

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