Ladyboy VS Social Justice Warriors : l’île de la désespérance.

Lorsqu’il y a quelques mois, les éditions Akata ont annoncé la parution du titre Ladyboy vs Yakuzas : l’île du désespoir, j’étais plus que dubitatif. Le synopsis me laissait circonspect (euphémisme), tout comme la communication (annonce, visuel, etc.) faite autour du titre à grand renfort de qualificatifs (« décomplexé », « ultra-décalé »…) pour justifier une histoire qui gagne la palme du plus mauvais scénar’ de hentaï (ce n’est pas un hasard si Toshifumi Sakurai, le mangaka, a un passif dans le domaine).

Ladyboy vs yakuza

Ladyboy VS Yakuzas est un titre qui se finira bientôt en 5 tomes, dont déjà 2 ont atterris chez nous (bientôt 3). Il sort dans la collection What the fuck ?! et donc c’est supposé justifier par un « c’est du délire » le tout. Par « tout », j’entends : le sexisme et la transphobie. Alors au début, je ne comptais même pas en parler. D’abord parce que j’aime pas publier des articles négatifs, preuve en est que Sprite attend toujours son heure alors qu’il mériterait bien un texte pour dire ô combien c’est devenu nul et décevant (n’achetez pas). Et ensuite parce que je sais ce qu’on m’aurait dit. « C’est de l’humour« , « on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui« , « t’as pas lu le tome », « quand on connait pas on critique pas », « tusépaceketudi », « oui mais JAPON » and so on. Nan mais c’est vrai, c’est pas comme si on pouvait faire passer des messages via des dessins ou des mots…

Donc j’ai lu le premier tome. Ben mon avis n’a pas bougé d’un iota. Mais là encore, flemme d’en faire un article potable. Et puis, on aurait  bien trouvé des gens pour défendre le bouzin et dire que ça s’améliore par la suite. J’ai donc insisté. Lu le tome 2. C’est pire.

Bref. Résumé, pour savoir de quoi qu’on cause. C’est l’histoire d’un mec qui pense avec son appareil génital plutôt qu’avec sa matière grise. Et comme il est beau gosse (ce que le trait du mangaka ne laisse pas deviner) et qu’il est bien membré, il réussit sans peine à accumuler les conquêtes. Sauf que tout dérape quand il couche avec la femme du boss de la mafia jap’ dont il fait partie. Avec la femme, mais aussi avec la fille tant qu’à faire.

Aussitôt illico, c’est la vengeance du boss : le mec est « transformé » en « femme » (comprendre fille à grosse poitrine, taille fine et longues jambes, les femmes n’ont qu’un seul physique type dans ce manga) contre son grès et expédié sur une île remplie de criminels sexuels qui n’ont qu’une consigne : celui qui la viole gagne le droit de quitter l’île.

Donc, Akata parle de transsexuel, connaissant donc visiblement pas le sujet. Parce que, si Kôzo l’était, alors il faudrait être cohérent et la genrer au féminin puisqu’elle serait une femme. Et pourtant, on a partout du « il », du « lui » et du « un transsexuel » et même un « la pauvre » dont le « la » est entre guillemet… Or, dans le résumé et dans le manga, même si Kôzo subi maintes opérations + traitement hormonal durant les 6 mois précédents son arrivée sur l’île, tout cela se fait bien entendu contre sa volonté (c’est d’ailleurs LE ressort comique, que c’est rigolol ptdr, le prédateur viril qui devient une proie efféminée). Il n’a jamais exprimée l’envie d’être une femme, et ne se désigne jamais comme tel, ne s’identifie pas comme tel. Donc, il n’est pas trans. Fin du racolage borderline.

Et pour le terme ladyboy, là encore, ça coince parce que c’est un terme issu du porno histoire de bien ranger chaque film dans la case qu’il faut, mais surtout ce mot désigne (de ce que j’en ai compris) des femmes transgenres n’ayant pas subi d’opération de réassignation sexuelle. Le terme, originaire de Thaïlande (traduction approximative de kathoey กะเทย, qui désignait là-bas en premier lieu les personnes intersexes, puis aujourd’hui les hommes homosexuels efféminés et les femmes trans), est plutôt connoté négativement. Il est donc inapproprié. Le titre japonais parle de « 改造ギャル » (kaizô gal)  pour désigner Kôzo, ce que l’on pourrait traduire selon Google par « fille remodelée »… Ce n’est pas spécialement mieux, en fait. Concernant l’annonce et la comm’ volontairement trash autour du titre, tant mieux si ça fait vendre, on repassera plus tard pour le respect (ou jamais, a priori).

Et comme si tout cela ne suffisait pas, on en rajoute une bonne couche dans le graveleux avec cette histoire de viol. Tout le manga, chaque page, tourne autour de ça. C’est le sujet principal. Entouré de délinquants sexuels, allant du « simple » voleur de culotte au violeur et tueur récidiviste, Kôzo va devoir lutter pour survivre et garder sa nouvelle virginité. Que c’est drôle. Tout le credo du manga se résume à ça : être le plus malsain possible. Parce qu’il y a certes des situations qui pourraient éventuellement arracher avec peine un sourire, mais tout reste fortement lié à ce seul but : le viol.

Pour aller plus loin dans l’extrême, puisque c’est là le seul but de l’auteur, il rajoute même un inceste. Si Kôzo couche avec son père (pédophile de son état, il n’est pas au sein du groupe des prédateurs sexuels pour rien), alors il pourra quitter l’île sain et sauf. Pfou, que c’est rigolo.

Il n’y aura aucune réflexion, aucune morale, aucun développement d’idée. Rien, niet, nada. La place de la femme dans la société, la sexualisation/objectification des femmes à outrance, la culture du viol ? Nope. Il plonge à bras ouvert dans le sexisme le plus crade. C’est trop LOL. Le tout sous couvert d’un « trouzième degré » d’humour (vous pouvez cliquer sur les liens, ça ne mange pas de pain)(c’est pour la rime).

D’ailleurs, en parlant de sexualisation. Notons que tous les mecs ont des sales gueules, sont gras ou malingres ou affreusement poilus, volontairement repoussants et simplement vêtus de slip (c’est censé être drôle)(et ça permettra de dire à certains « mais l’auteur tape aussi sur les hommes, regarde, ils sont tous moches et pervers ! » =_=). Mais les femmes sont toutes fines, ont des yeux de biches et des lèvres pulpeuses, avec de belles poitrines et de belles formes, dans des positions mettant toujours leurs arguments en valeur. Quasiment des copiées-collées les unes des autres. Mais c’est de l’humour on vous dit. De plus, il n’y a que peu de personnages féminins réguliers : la femme et la fille du boss. Et celles-ci ne servent que d’objets. Elles sont en effet attachées et ligotées, en tenues légères et révélatrices, à l’état d’objets, passives et non actives. C’est toujours aussi drôle, ohlala. Le reste du cast féminin ne sert qu’à mettre en scène les perversions des criminels habitant l’île : le flic qui viole sa collègue, les ados qui violent leur prof, le prof qui filme les filles qui se changent dans les vestiaires… Être une femme dans ce manga, c’est être violée ou au mieux être l’objet de fantasmes plus ou moins illégaux. Qu’est-ce qu’on se gausse.

Et si le premier tome mettait la barre assez haut niveau dégueulasseries, le suivant décolle vers l’infini et l’au-delà. C’est simple, du viol en veux-tu en voilà ! Youpi. Rien ne nous sera épargné et le mangaka prendra tout son temps et deux chapitres pour bien détailler. Est-ce vraiment hilarant de voir une femme se faire violer sur une dizaine de pages ? Est-ce que ça fait rire ou sourire ? Et puis ensuite ben on passe à autre chose tranquillou sans aucune conséquence psychologique pour Kôzo. Je cherche encore l’humour. Je ne trouve que du glauque.

Avec ce manga, j’ai enfin trouvé pire que L’Amour à tout prix de Minami Kanan (qui utilisait pas le viol pour faire rire mais comme gimmick scénaristique quand elle ne savait pas quoi faire vivre à son héroïne). Direct à la première place du podium.

19 réflexions sur “ Ladyboy VS Social Justice Warriors : l’île de la désespérance. ”

  1. Ce qui est comique c’est qu’un ami m’a parlé de ce manga… hier ! Nous nous demandions aussi ce qu’il y’avait de drôle dans le viol. Je pense que « l’humour » n’est qu’un faux prétexte pour faire vendre ce truc. Je ne l’ai pas lu et je n’ai pas envie de m’y mettre, je sais juste que si je lis un yaoi hard avec des scènes de viol, ce n’est pas pour y trouver de l’humour mais pour le scénario ; quand il est bon ; dramatique qu’il y a derrière, et, je ne je vais pas me cacher, pour me rincer l’oeil !

    Après, vu le synopsis, les graphismes et ton article, Ladyboy m’a l’air d’être un hentai très médiocre (torchon) comme il en existe tant… Je remarque de plus en plus avec désarroi, que dans la tête des gens, « bon bouquin » rime avec « bonne promo ». Et je ne parlerai pas d’une certaine fanfic « Twilight » devenue un certain « 50 Nuances de Grey »…

    1. Ben y a vraiment des gens pour qui lire un truc sur une personne sur une île qui doit échapper à des violeurs au risque de subir le même sort que leurs précédentes victimes, c’est DRÔLE.

      Le viol dans les yaoi et mangas gays est aussi un truc qui m’énerve puisque ça use du trope du violé qui aime par la suite son violeur. C’est d’un glauque…

      1. C’est vrai que c’est glauque, mais à ce niveau j’ai des goûts tordus. Chut c’est un secret ! <- que tout le monde sait en fait.😀

  2. Alors là, pour une fois, je ne te rejoins pas du tout et je trouve même que tu fais preuve de mauvaise foi.

    Déjà les trois filles présentes ne se ressemblent pas. Et oui, du moins selon la vision de sont auteurs, elles sont belles. Mais jusqu’à présent, dessiner des jolies filles n’est pas un crime ? Personne ne reproche à Minekura (&co) de ne dessiner que des beaux gosses non ?

    Après ouais, les mecs ont des sales têtes. Ils ont des visages stéréotypés représentant de vieux yakuzas ou des pervers. C’est pas fin, c’est cliché à mort, mais c’est clairement ce qu’on attend de ce genre de titre.

    Tu dis également que les filles sont représentées comme des objets, qu’elles ont un rôle passif. Mais c’est faux, et c’est surtout là que tu fais preuve de mauvaise foi pour moi. Alors oui, la fille et la femme de boss sont ligotées dans l’histoire, mais dans les scènes de passé elles lui en font voir de toutes les couleurs. Il est clairement dit que le boss des yakuzas est soumis à sa femme. Et même attachée, elle continue à lui faire la misère. Elle le méprise, elle gousse quand ses plans échouent et cetera.
    Quant au héros… bah, il a été « transformé » en femme et envoyé sur une île remplie de pervers. C’est normal qu’il soit désemparé. Et puis il s’en sort pas mal, seul ou aidé.

    J’en viens au fait de parler de lui au masculin. Je ne vois pas le problème. On ne parle d’un homme qui souffre de troubles d’identité et qui décide de changer de sexe. Ici, il devient une femme contre son gré. On ne lui a pas demandé son avis. De ce fait c’est plutôt logique qu’il continue à parler au masculin, et que les autres continuent de le « genrer » ainsi.

    Concernant l’appellation de ladyboy, je te rejoins. C’est clairement pas fin. C’est grossier et péjoratif. La vo me semble mieux. Idem, le terme de transsexuel n’est pas adéquat. Mais bon, ça parle à tout le monde, on voit vite de quoi le manga parle (et ça permet aux gens de le juger sans l’avoir lu). Ce n’est pas la première fois que l’accroche d’un éditeur ne correspond pas au manga. Ni la dernière.

    Le seul point vraiment choquant à mes yeux est lié à la culture du viol (je n’aime vraiment pas ce terme). Le héros essaie de survivre dans un monde hostile. Sauf qu’au lieu qu’on essaie de le tuer comme dans Battle royale et autres, on essaie de le violer. Je comprends que ça choque…

    Et j’en viens donc aux hommes et à ton ironie sur le fait qu’il tape aussi sur eux car ils sont moches et pervers. Ouais, mais pas seulement. Sur l’île, ils sont présentés comme des bêtes guidées par leur instant primaire. Ils n’hésitent pas à s’entretuer pour avoir une chance de soulager leurs désirs. Le constat est assez sombre non ? De plus, hors de l’île, les hommes sont considérés comme vils et impuissants. Le policier se faisant piéger par sa collègue. Le boss qui dégoute sa femme. Le père de Kozo qui se fait mettre à la porte par sa femme (heureusement d’ailleurs) et cetera.

    On en vient au père du héros, et à l’inceste. Tu exagères quand même un peu, car si le boss suggère l’inceste pour approfondir l’horreur que vit Kozo, ni le héros ni son père n’y succombe.

    Alors ouais, je comprends que tu trouves que le manga dépassent les limites, qu’il ne te fasse pas rire, qu’il ne te plaise pas et cetera. Mais je ne suis pas d’accord avec toi. Je trouve que tu extrapoles dans le mauvais sens et, encore une fois, que tu fais preuve de mauvaise foi. Pour reprendre tes tags, le manga n’est ni sexiste ni misogyne. Transphobe ? Je ne pense pas. Pour les autres, je suis plutôt d’accord.

    Et pour finir je pense qu’il y a bien pire, et qu’il ne mérite pas la première place du podium. Il y a tellement de mangas qui font du viol un acte excitant. Et pas seulement les « young seinen » de Tonkam. Dans I »s par exemple le héros rêve qu’il viole la fille qu’il aime. Et ce n’est pas un cas isolé. De même, de nombreux mangas rendent le travestissement grotesque et risible (la transsexualité , on n’en parle même pas (outch, la collection « young seinen » de Tonkam). De 20th century boys à JoJo (pour prendre les exemples les plus bienveillants), on se travesti de manière ridicule. Je ne parle même pas de tout ce qui est lié à la pédophilie, à l’inceste et cetera. Non franchement, je veux bien qu’il t’ait choqué, mais je trouve qu’il a bien pire.

    (Mais bisou Bobo, car même si je ne suis pas d’accord avec toi, tu restes le meilleur <3)

    1. Pfiou le pavé…
      1°) Du physique des femmes : elles ont exactement le même physique décrit dans l’article. La taille du bonnet peut changer, je te l’accorde, et les coupes de cheveux aussi. Pour le reste…
      Et si, y a des gens (des mecs hétéros je pense) pour reprocher le fan-serv’ de Minekura, qui est quand même bien moins sexualisé. Le jour où tu verras leurs attributs sexuels mis en valeur de manière astucieuse, tu me tweetes l’image sans tarder. è_é

      2°) De la passivité des femmes : ce n’est pas parce qu’elles sont méprisantes et qu’elles causent qu’elles prennent par à l’action… Elles sont spectatrices et ne font nullement avancer l’histoire. Quant au flash-back, ils sont assez insignifiants.

      3°) Du genre du héros : je ne vois pas non plus le problème de le genrer au masculin. Je ne suis peut-être pas clair dans mon billet. Je voulais dire que si Akata considère Kôzo comme une femme trans, il fallait alors la genrer au féminin, ce qu’il ne font pas. Pire, ils jouent avec les deux, parce que c’est rigolo de malgenrer une personne qui change de sexe.

      4°) Je suis ironique sur la représentation des hommes parce que c’est souvent ce qui est mis en avant pour éviter toute accusation de sexisme « oui mais les hommes aussi euh… ». Sauf que la caricature de l’homme en bête de sexe, si elle est avilissante, n’est pas humiliante dans le même degré qu’une femme qui ne sert qu’à être un objet de désir et à être pénétrée.

      5°) Pour l’inceste, j’ai jamais dit qu’ils passaient à l’acte. Et encore heureux que ce ne soit pas le cas. Cela dit, le boss ne fait pas que suggérer, c’est une condition pour que Kôzo retrouve la liberté. Et il lui reste 3 tomes pour pardonner à son père et l’aider à sortir de l’île, père et fils réunis, ensembles… *beurk*

      6°) Le manga met clairement les femmes dans des positions d’objets sexuels où elles ne sont bonnes qu’à être agressées sexuellement voire dans le pire des cas, violer. Si ce n’est pas du sexisme… Que tu ne vois ni le sexisme ni la transphobie, tant mieux pour toi, ce n’est pas mon cas (même si j’aimerais bien).

      7°) Il y a vraisemblablement pire, mais je ne lis pas les bouzes de Tonkam, et ce n’est pas parce qu’il y a pire ailleurs qu’il faut en être soulagé. Même l’excellent Prof’ Eiji fait l’affreux parallèle homo/travesti/transexuel comme le font si mal les Japonais. Ce n’est pas pour autant que c’est bien. C’est le type d’argument « arrêter de nous faire chier les pédés, en France vous pouvez vous marier alors c’est bon, stop : en Iran, on vous pend ! ». Génial. Et on devrait être soulagé que cela soit pire ailleurs ? J’ai pris un exemple extrême mais tu vois l’idée (et puis, on me l’a déjà sorti).

      (Bisous partout❤ )

      1. « arrêter de nous faire chier les pédés, en France vous pouvez vous marier alors c’est bon, stop : en Iran, on vous pend ! »
        Ouais hein, je ne vais clairement pas aussi loin. Je ne dis pas non plus que comme il y a pire, il faut tolérer. Il y a quand même une échelle du dégoutant et tu sembles placer ce titre à son sommet. Je trouve juste qu’il ne mérite pas d’être si haut perché.

        (Et puis avoue quand même que les personnages de Minekura ont une forte tendance à tomber la chemise :3)

        (Puis les femmes quand même, elles sont pas bonnes qu’à se « faire pénétrer » dans le manga. Quand le boss, par exemple, ne pense qu’à sauter sa femme, elle le calme de suite à base de « t’es gentil mon petit, mais toi tu ne me touches pas ».)

        Bon, je ne vais pas répondre sur tout (on ne tombera pas d’accord), mais je vais simplement préciser que le mauvais goût du manga m’a amusé, et que j’ai pris du plaisir à lire l’histoire (en plus je trouve les yeux de biche de Kozo jolis :3). J’espère que ça ne fait pas de moi une personne transphobe, sexiste, homophobe et misogyne ?

        1. Dans ce que j’ai lu, il place la barre assez haute pour être premier. Ensuite, j’ai moi-même dis que la citation était extrême, mais c’est pour faire comprendre le message.

          (Le fan-serv’ homme n’atteindra jamais le niveau de fan-serv’ que subissent les femmes dans les mangas (et dans les médias en général).)(Sauf peut-être dans Adekan, mais ça ne fera jamais qu’un seul exemple contre des dizaines de milliers de contre-exemple dans l’autre sens.)

          (D’ailleurs, le fait d’avoir qu’un seul pauvre exemple où le pauvre homme ne peux baiser sa femme, ça ne suffit pas à invalider ce que j’écris sur la place des femmes dans ce manga précis.)

          Si tu as conscience des « défauts » (guillemets lourde de sens) de l’oeuvre, tant mieux pour toi si tu l’apprécies. Moi aussi j’aime de trucs qui sont (comme on dirait) « problématique ».

          [PS : je suis très chiant dans ce genre de cas et j’adore répondre point par point jusqu’à ce que mort s’en suive. Ou que l’autre se lasse. :3 ]

        2. Ouais mais me comparer, même en exagérant, au type qui t’a rétorqué ça, c’est pas très gentil.

          (Le fan service s’équilibre plus ou moins. Je veux dire par là que tout le monde peut trouver chaussure à son pied. Après, homme ou femme, je ne suis pas très fan de cette pratique (et encore moins de ce terme)(article à venir sur Nostroblog)(on y croit).)

          (Rooh, mais il n’y a que 3 femmes dans le manga. Kozo tue (seul ou accompagné) plusieurs hommes. Je ne reviens pas sur la femme du boss. Et sa fille, quant à elle, casse l’image de la fille sage et pure (ie pucelle dans l’inconscient collectif) fantasmée par de nombreux hommes. On ne va pas parler de féminisme hein, mais je trouve qu’elles s’en sortent relativement bien pour juger l’œuvre sexiste.)

          [PS: T’as pas répondu à ma question de fin =3]

        3. C’était pas toi le comparé, mais ton argument à celui de ce mec. Ce n’est pas pareil.😦

          Après, non, le fan-serv’ est loin d’être équilibré. Sur mon fil tumblr et twitter, j’ai bien plus de filles dévêtues/boobs/pantsu shot que de mecs dénudés/torses nus/boxer (et pourtant je suis des fujoshi :3 ).

          Ben justement, il n’y a que 3 femmes en rôles principaux. Dont une qui est mentalement un homme. Et les deux autres sont séquestrées contre leur volonté et ne font rien. Ce n’est pas du tout dans l’optique « empowerment » du féminisme. Quant à la fille, elle est dans le cliché de la jeune fille d’apparence innocente mais en réalité bien expérimentée. Un autre fantasme masculin.
          Et les rôles secondaires féminins se font tous violer. Pour le féminisme, on repassera.

          Pour ta question, je ne peux pas vraiment y répondre. Ce n’est pas parce que tu apprécies un truc dont les propos sont immondes que tu soutiens ces propos. J’en sais rien, je ne suis pas à ta place. :3

        4. Le fantasme de la fille « innocente » est quand même bien plus courant dans les mangas. Après je ne dis pas que c’est féministe hein, loin de là. Mais que le manga ne traite pas de l’équilibre entre les sexes.
          Pour les personnages féminins secondaires j’ai quand même souvenir de la mère de Kozo qui ne se fait pas violer. Ainsi que de la policière qui, elle, demande à se faire violer. C’est dans le cadre d’un fantasme, d’un jeu rôle. Qui tourne mal, certes.

          Après tu l’oublies peut-être (tu aurais une mémoire sélective ? :3), mais il y a des hommes qui se font violer sur l’île.
          (Doit-on s’en réjouir ? Je ne pense pas. Mais au moins ça démontre que ce n’est pas un sort réservé aux femmes.)

          Ben moi j’y réponds alors : non. Ou dans le cas contraire, ça me ferait mal.

        5. C’est plus courant, mais le cliché inverse existe aussi.

          Nan mais encore une fois, ce n’est pas avec quelques contre-exemples que tu peux démontrer que le manga n’est pas sexiste dans son ensemble.

          Ensuite, tu fais bien de me le rappeler, mais oui, il y a des hommes qui se font violer. Et là encore, le mangaka traite ça sur le registre de l’humour, genre « voyez à quoi ils en sont réduits ! ». Parce qu’un mec qui se fait enculer, c’est forcément drôle. On remarquera qu’on se moque toujours de la personne qui se fait pénétrer (de force de surcroît). Et dans ce cas précis, sans aucune homophobie, bien entendu. (Cela aurait mérité un paragraphe à lui seul, mais j’ai trouvé mon article déjà assez chargé)(je peux peut-être l’éditer pour être plus complet).

        6. Bah ce ne sont pas des contre-exemples, ce sont des faits comme je les vois. Parce qu’en fait j’ai du mal à trouver que le manga soit sexiste.

          Oui, la culture du viol comme tu dis. C’est très limite, mais au moins ça loge homme et femme à la même enseigne. Et ça tend à prouver que le manga n’est pas sexiste.

        7. Nan justement, c’est ce que j’essaye de te dire depuis le début. Niveau représentativité, ce n’est pas du tout la même chose. Ces faits ou contre-exemples ou wathever, c’est insignifiant par rapport au reste. Une femme qui n’est pas violé voire maîtresse de sa sexualité ? Wow, je suis impressionné… =_=

          « Les hommes sont des prédateurs sexuels et les femmes sont au pire des proies au mieux des objets sexuels », je ne vois pas comment on ne peut pas trouver ça sexiste.

          Quant aux hommes violés, tu les vois sur quelques cases, une page maxi, et ils sont peu : tous les hommes du manga ne sont pas violés (cela ne réduit évidemment pas l’horreur de la chose). De plus, ils ne sont là qu’en attendant mieux : les femmes. Leur viol n’est de plus pas sexualisé ni érotisé, mais ridiculisé (ce qui n’est pas mieux, mais très significatif).
          Alors que pour les femmes, c’est une autre envergure. Elles sont plusieurs à subir des viols (toutes sauf une), cela est montré à maintes reprise et l’enjeux du manga est le viol du héros à l’apparence de femme (et personne ne sait qu’il n’est pas une femme). Et quand cela arrive, le mangaka prend son pied à bien décrire le viol. Donc non, on n’est pas du tout sur un pied d’égalité sur la représentation des violences sexuelles envers les deux sexes.

        8. Je ne sais plus jusqu’où j’ai lu, mais de mémoire la seule femme à se faire violer est le héros par le gourou [retour de mémoire : ah si, y’a la voisine d’un type, mais c’est aussi implicite que les scènes « homophobes »]. Ni la femme de boss, ni sa fille, ni les écolières matées par le père, ni la mère, ni la flic ne se font violer. Tu parles d’ados violant leur prof, mais pour être honnête, je ne m’en souvient pas.

          Que tu dises que le viol est un problème dans ce manga, je comprends et je partage plus ou moins ton avis. Idem pour ce qui touche au changement de sexe, même si je suis plus mitigé. Mais je ne suis en aucun d’accord avec les critiques sur le sexisme. La femme n’est pas réduite à l’état d’objet. Elle n’est pas un faire-valoir de l’homme. Elle n’est à ses ordres (le boss étant obligé d’attacher sa femme et sa fille pour avoir leur intention). Alors oui, l’auteur aime dessiner de « jolies femmes » et les sexualiser. C’est pas très fin, limite malsain. Mais ce n’est pas misogyne.

        9. Bon, elles ne sont font pas toutes violées, mea culpa, mais elles subissent toutes des agressions sexuelles, je pensais avoir été clair (à défaut d’être précisément précis et pointilleux sur les détails). Et pour la mère et la fille qui n’en subissent pas, elles sont quand même représentées dans des scènes de sexes dont le seul but est de mettre en avant leur nudité.

          Que tu ne vois pas en quoi c’est être réduit à l’état d’objet passif quand on t’attache à une chaise où tu ne fais que regarder ce que l’on te montre et éventuellement tu parles pour montrer que oulala tu résistes et tu n’est pas content du tout, ça m’étonne quand même un peu. Que tu ne vois pas en quoi les femmes sont des objets sexuels dans ce manga quand toutes leurs histoires se résument à être des victimes de viols, d’attouchements sexuels ou de perversions de la part des autres hommes, ça m’étonne aussi. Sexualiser les femmes dans toutes leurs représentations, dans toutes leurs scènes, c’est sexiste, point barre. Et pour moi, c’est du mépris envers toute une catégorie de personnes (les femmes) donc de la misogynie. C’est aussi simple que ça.

  3. Bon déjà je tiens à préciser que je ne suis ni un fervent défenseur d’Akata ni (et encore moins) désensibilisé au sujet.

    (Je viens de faire un tour sur Twitter :3)

    « Bon, elles ne sont font pas toutes violées, mea culpa, mais elles subissent toutes des agressions sexuelles, je pensais avoir été clair (à défaut d’être précisément précis et pointilleux sur les détails) »

    Pour ne pas me répéter je vais simplement répondre : Non.

    « Et pour la mère et la fille qui n’en subissent pas, elles sont quand même représentées dans des scènes de sexes dont le seul but est de mettre en avant leur nudité. »

    1/ Kozo également (elles n’étaient pas seules)

    2/ Non, le seul but n’était pas de mettre en avant leur nudité puisque [ATTENTION SPOILERS] ça lance l’histoire.

    3/ Oui, l’auteur aurait pu être implicite. Mais :

    3/a/ Le manga n’est pas très fin.

    3/b/ Ce genre de scène de sexe n’est pas sexiste. Racoleuse dans le pire des cas.

    « Que tu ne vois pas en quoi c’est être réduit à l’état d’objet passif quand on t’attache à une chaise où tu ne fais que regarder ce que l’on te montre et éventuellement tu parles pour montrer que oulala tu résistes et tu n’est pas content du tout, ça m’étonne quand même un peu. »

    Être spectateur, même forcé d’une histoire, n’est pas synonyme d’être un objet. Je rappelle qu’un objet a une fonction. Celui de la « femme-objet » est d’être asservis aux désirs de l’homme. Elle ne pense et ne vis pas pour elle. Et ça, je n’ai pas le cas des deux femmes ligotées.

    « Que tu ne vois pas en quoi les femmes sont des objets sexuels dans ce manga quand toutes leurs histoires se résument à être des victimes de viols, d’attouchements sexuels ou de perversions de la part des autres hommes, ça m’étonne aussi.  »

    Encore une fois (au cas où) : Non.

    « Sexualiser les femmes dans toutes leurs représentations, dans toutes leurs scènes, c’est sexiste, point barre. »

    Oui, mais non.

    « Et pour moi, c’est du mépris envers toute une catégorie de personnes (les femmes) donc de la misogynie. C’est aussi simple que ça. »

    1/ Les femmes ne sont pas méprisées. Les personnages sont creux et pas développées. Il se fait plaisir en dessinant quelques scènes de sexe (encore un fois peu nombreuses) et fait plaisir à son lectorat. C’est con ouais, mais pas méprisant.

    2/ Et puis désolé, représenter la sexualité de la femme n’est pas systématiquement sexiste.

    1. 1/ Kozo également (elles n’étaient pas seules)
      Mais arrête, ce n’est pas du tout comparable. Stop la mauvaise foi, là ! Enlève tes œillères, je sais pas, fait quelque chose. La différence de représentation homme/femme dans ce manga est quand même flagrante.

      La nudité de Kôzo n’a pas pour but d’émoustiller le lecteur et n’est pas mise en avant du tout. Ce sont les femmes qui sont mise face caméra, sein en avant. On n’a pas de plan sur son torse musclé et luisant, sur son sexe gonflé et ses testicules ou ses fesses rebondies. La seule chose que l’on voit c’est sa tête de chacal pervers. Ce n’est pas du tout la même situation. C’est en fait encore une fois une représentation qui prouve ce que je dis. Pour preuve, lorsque Kôzo devient une femme, sa nudité est mise en full-frontal (malgré le petit rectangle blanc de censure), ce qui n’était pas le cas avant.🙂
      (Et si tu me rétorques que l’on voit des pénis pixelisés, leur représentations n’a encore une fois pas le même but.)

      2/ Non, le seul but n’était pas de mettre en avant leur nudité puisque [ATTENTION SPOILERS] ça lance l’histoire.
      Oui, c’est ce que je dis en fait : même le lancement de l’histoire se fait sur la base d’une représentation sexualisée et fantasmée des femmes.

      3/ Oui, l’auteur aurait pu être implicite. Mais :
      3/a/ Le manga n’est pas très fin.
      3/b/ Ce genre de scène de sexe n’est pas sexiste. Racoleuse dans le pire des cas.

      L’un n’empêche pas l’autre.🙂

      Être spectateur, même forcé d’une histoire, n’est pas synonyme d’être un objet. Je rappelle qu’un objet a une fonction. Celui de la « femme-objet » est d’être asservis aux désirs de l’homme. Elle ne pense et ne vis pas pour elle. Et ça, ce n’est pas le cas des deux femmes ligotées.
      Non, un objet sexuel, c’est une personne que l’on considère que comme un simple moyen d’assouvir ses besoins sexuels, ce que sont les femmes dans ce manga dont la FONCTION comme tu dis n’est que de faire plaisir aux hommes. C’est ce que devient Kôzo une fois sur l’île (parce qu’il a alors l’apparence d’une femme)(et il résiste parce qu’il est mentalement un homme).

      Quant aux deux ligotées, elles font tapisseries, ce sont de belles plantes vertes inanimées qui ne servent qu’à parader en petite tenue, la corde les liant remontant leur poitrine. Deux femmes-objets donc, puisqu’elles sont vue, par le papa mafieux, que comme objet de désir (sexuel pour la mère, affectif pour la fille).

      Encore une fois (au cas où) : Non.
      Ben… si. En fait. Le manga est clair là-dessus et ne cherche pas à le cacher.:/

      Oui, mais non.
      Sexisme : division des rôles, habiletés, intérêts et comportements selon le sexe. Ce que fait le manga en coltinant les femmes à un rôle passif de vagin sur pattes.

      1/ Les femmes ne sont pas méprisées. Les personnages sont creux et pas développées. Il se fait plaisir en dessinant quelques scènes de sexe (encore un fois peu nombreuses) et fait plaisir à son lectorat. C’est con ouais, mais pas méprisant.
      Les seuls personnages développées sont des hommes. Le développement passe via leurs actions dans le présent (mues par leur volonté de baiser, certes) ou via des flash-back sur les actes sexuels parfois illégaux qu’ils ont commis envers des femmes. Femmes qui n’ont donc aucune personnalité et aucun développement. Femmes qui sont des coquilles vides. Femmes qui ne sont donc que des objets sexuels. On en revient toujours là, comme dit dans l’article, comme répété maintes fois dans les comms.

      2/ Et puis désolé, représenter la sexualité de la femme n’est pas systématiquement sexiste.
      Pas forcément, mais là, ça l’est d’autant plus que ce n’est pas « la sexualité de la femme » qui est représentée, mais celle de l’homme (les femmes n’étant réduites qu’à des trous à combler).

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