Gokinjo, une vie de Deluxe.

Prévue à l’origine pour Japan Expo 2012, c’est finalement à l’automne 2013, plus d’un an plus tard, que la version Deluxe de Gokinjo, une vie de quartier est arrivée en librairie. Quand j’ai rédigé cette phrase d’introduction, il n’y avait alors qu’un seul tome et Akata était encore affilié à Delcourt. Depuis, tout a changé. Gokinjo s’est terminé et le divorce a été prononcé entre Akata et Delcourt, même si le logo du premier figure sur les quatre tomes de cette Deluxe (ce qui m’arrange bien, d’ailleurs).

GOKINJO MONOGATARI © 1994 by Yazawa Manga Seisakusho/SHUEISHA Inc.

Comme son titre l’indique, Gokinjo parle de la vie d’un quartier, et plus particulièrement de Mikako, étudiante à l’université d’art Yazawa où elle apprend à coudre des vêtements choupi & kawaï. Depuis toujours elle vit avec Tsutomu, son voisin et ami d’enfance, qui est aussi le sosie d’un chanteur célèbre ou celui d’un singe (?). On ne sait pas trop. Et oui, bizarrement, ça ne choque personne. Mais entre elle et lui, est-ce vraiment que de l’amitié ? Plus si sûr… En effet, quel est le sens de ces larmes, de ce pincement au cœur, lorsqu’elle surprend Tsutomu accompagné d’une charmante jeune femme ?

(J’ai écrit le résumé moi-même, vous pouvez applaudir, merci bien.)

Voilà pour les prémices. L’histoire se développe par la suite avec une foule de personnages, entre les problèmes familiaux de Mikako et les histoires de cœurs de ses amis. Le tout sur fond d’études de l’Art.

Gokinjo est à l’origine un titre en sept tomes, paru il y a une vingtaine d’années au Japon (déjà ?!) et il y a dix ans chez nous (déjà ?!²). Cette réédition tombe donc à pic, puisque la série n’est plus facilement trouvable en neuf dans le commerce. Et puis, une version Deluxe, c’est toujours bien à prendre. Mais alors, quel sont les avantages de cette Deluxe ?

KAWAÏ

Déjà, pas le prix. A quasiment 17€ le volume (je me permets d’arrondir, pour un centime), la collection revient à plus cher que les 7 tomes normaux en neuf.

Donc que reste-t-il ? Mais plein de choses, voyons ! Bon, non, en fait, quatre.

Un, le format, plus grand qu’un manga lambda. De pas grand chose, certes. Un Dorohedoro sera plus grand par exemple. Mais un Shi Ki est un chouïa plus petit. (Je cite des titres au hasard, c’est pas du tout pour vous inciter à vous y intéresser. Du tout.)

Deux, la pagination, regroupant quasiment deux tomes en un pour un peu plus de 300 pages par volume. Pas mal de lecture donc. Ce qui explique qu’il y a moins de tomes mais que le prix est « légèrement » gonflé. (Bon, pas si légèrement…)

Trois, les pages couleurs issues de la prépublication (et il y en a pas mal). Elles sont jolies. Et colorées. Parce que même si Gokinjo est marqué par son style de dessin antérieur à Nana (la dernière oeuvre en cours (?) de la mangaka), cela reste très agréable à l’œil, bien détaillé.

Quatre, une galerie de pages couleurs à la fin de chaque tome, reprenant les illustrations ayant servi de couv’ au magazine de prépub’, de publicité, ou de trucs de ce style, je suppose. Cela rejoint un peu le point « trois » mais il y a une nuance parce que c’est pas pareil, ces pages-là sont à la fin et pas en milieu de tome. Et ça change tout. Voilà.

Par contre, pas de papier glacé ni de couverture cartonnée. On reste dans du papier basique (mais blanc et pas trop fin) et avec une jaquette souple. Ceux qui pestaient contre la Deluxe de Hikaru no Go vont pouvoir soupirer de soulagement (même si Gokinjo ne les intéressera pas forcément).

Et pour ceux qui sont en manque de Nana, la série qui a rendu Aï Yazawa célèbre, je peux vous dire que Gokinjo a ce petit truc en plus, par rapport à Nana. Un truc tout bête. Non, ce n’est pas sa fraîcheur, ou son humour parfois absurde. Non.  C’est… une fin.

Par ailleurs, l’épilogue se permet même de faire un lien avec la pseudo suite de Gokinjo : Paradise Kiss (publié chez la concurrence, à savoir Kana, disponible aussi en version intégrale à défaut d’une Deluxe), et c’est plutôt cool.

Advertisements

Une réflexion sur “ Gokinjo, une vie de Deluxe. ”

Laisser un nyan !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s