Mirumo

A l’occasion de la sortie prochaine de Chibi Devi ! chez Soleil Manga, revenons pour le moment sur la première oeuvre de l’auteure parue en France. C’était en Février 2005, chez Kana, avec Mirumo.

© by SHINOZUKA Hiromu / Shôgakukan

Histoire :
Kaede est une jeune fille romantique dont le cœur est follement épris de son camarade de classe, le beau Yûki. Un jour, sa mère lui ramène une tasse. En la remplissant de chocolat chaud, rituel précis de son vœux d’amour, voilà qu’un petit génie apparaît : Mirumo ! C’est ainsi que débutent les grandes manœuvres amoureuses orchestrées par Mirumo !…

Avis long parce que malgré le mal que je vais en dire, j’aime Mirumo :
Le shôjo de Hiromu Shinozuka est sa première longue série, après deux one-shot (l’un d’eux contenait d’ailleurs le chapitre qui est devenu le premier du manga une fois que la sérialisation fut annoncé). Et ce chapitre, justement, commence sur les chapeaux de roues, pas de temps ni de pages à perdre. Evidemment, le premier chapitre sert avant tout à introduire les personnages principaux ainsi que l’enjeu du récit : Kaede et sa relation avec Yûki, Hidaka, la rivale et Mirumo, le petit génie haut comme trois pommes qui donne son nom au manga. Le tout avec des gags amusants, des moments de tendresse, sous fonds fleuris ou tramés.

Manga - Manhwa - Mirumo Vol.6

La suite nous dévoile rapidement tout un petit monde de génie qui viendront envahir le voisinage de notre héroïne. Rirumu, la fiancée au caractère de tsundere bien avant que ce soit la mode, Yashichi, le ninja aux ordres d’un mystérieux grand maître ou encore Murumo, le petit frère de Mirumo qui joue au choupinou pour avoir l’humanité à sa botte…

De quoi remplir des pages et des pages de tribulations drolatiques, avec maints rebondissements et revers de situation. Car la multiplication des personnages complexifie du même coup le schéma relationnel entre eux et les interactions n’en deviennent que plus cocasse. Des alliances inattendues se forment, chacun désirant atteindre son but, quitte à utiliser l’autre comme un simple outil… Oui, oui, je parle toujours de Mirumo.

Mais il ne faut pas oublier le but principal du manga : nous donner notre dose de choupi, de mignon, que dis-je, de kawaï. Et pour ça, Hiromu Shinozuka a un don. Entre le design de ses génies miniatures, de leurs gadgets ou même de leur serviteurs, comme Kepapa, on est largement servi. Pour dire, même l’incarnation de la Mort est mignonne ! Ou encore, s’il faut d’autres exemples pour convaincre, Panta, le génie-fantôme au costume de panda !

Comme si elle n’avait pas assez de personnages mignons, l’auteur a utilisé dans son manga des génies spécialement inventés pour la version animée, Sasuke et Hanzô, les deux mimi mini sbires de Yashichi.

Manga - Manhwa - Mirumo Vol.11

Yashichi est d’ailleurs un personnage-clé de l’histoire, puisque son chef (enfin, plus précisément, le chef de son chef) est le boss final. Le tristement célèbre Dark, ou plutôt, monsieur Dark. Je crois que l’auteure a été chercher ce nom très très loin… Pfiou, l’originalité, tout ça. Dark.

Bref.

Monsieur Dark est le Grand Méchant Terrifiant et Cruel. Mais évidemment, on est dans Mirumo, et son apparition sera à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre en voyant Yashichi et ses deux protégés. Hilarante à souhait. De même que la résolution de cette terrible histoire.

La suite retournera dans la comédie romantique habituelle. C’est d’ailleurs à partir de ce moment-là que Hiromu Shinozuka amorce un changement graphique drastique : les bandes horizontales deviennent verticales ! Et même si elle nous annonce des passages sombres dans son petit mot d’ouverture, on reste dans Mirumo, le manga choupinou par excellence. Certes, les déceptions de Kaede dans sa conquête du cœur amoureux de Yûki sont bien tristes, mais de là à parler de « passages sombres », il y a tout un univers que je ne franchirait pas sans Tardis.

Manga - Manhwa - Mirumo Vol.12

Chaque tome se conclut un peu prématurément, l’auteur remplissant le restant avec des chapitres spéciaux dont la parution, je suppose, se fit en-dehors du magazine habituel. Supposition vraisemblable puisque, pour les premiers chapitres de ce genre, les saisons marque que le rythme : l’automne, l’hiver… Des hors-série trimestriels, a priori. C’es chapitres sont l’occasion de retrouver nos héros pour des intermèdes plus courts, en dehors de la trame principale, même si les personnages secondaires apparaissant peuvent revenir par la suite dans la série-mère.

Quant à la fin elle-même du manga, elle est à l’image du reste : un concentré de bonne humeur. Même dans les pages bonus, la mangaka réussit à nous faire sourire au moment des ultimes adieux. Tout en présentant son oeuvre suivante, inédite en France, Mon pudding adoré (Koisuru Pudding en vo). Encore un titre qui sent bon le kawaï, mais avec un léger arrière-goût de douce folie…

Manga - Manhwa - Koi Suru Pudding! jp Vol.2

Concernant l’édition française, on pourra regretter les fréquentes inversions de bulles, à croire que, à l’époque, personne ne relisait jamais chez Kana. Mais cela est quelque peu compensé par les dossier bonus en fin de tome, sur l’auteur, sur les produits dérivés, sur l’école ou le chocolat au Japon, par exemple.

[Note : Mirumo est en arrêt de commercialisation depuis Juin 2011. Reste le marché de l’occasion…]

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4 réflexions sur « Mirumo »

  1. Un article sur mon tout premier manga ! Je n’aurais jamais imaginé que ce soit possible ° ^ ° J’étais tellement contente en le découvrant ! Ton article résume bien le style incroyable et mignon de ce petit manga (et m’a fait rire toute seule en le lisant :))

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