Games of Darkness (3)

Chapitre 3 :
First Game

« It’s a small crime
And I got no excuse »
9 Crimes, Damien Rice.

– Quoi ? Un jeu ?                                                                                                                                

– Mais les règles seront légèrement différentes…

– Tu oses me défier, moi ?! s’esclaffa Seto. Mon niveau me permet de jouer dans des tournois d’envergure internationale ! Et toi ? Inconnu au bataillon ? Un noob qui me défie, la bonne blague.

– Aurais-tu peur de perdre ? le provoqua Yûgi, inébranlable.

– Soit ! Dans ce cas, je commence.

Seto Kaiba sortit son jeu de cartes, le posa sur la table et en piocha cinq ; Yûgi fit de même. Seto posa une carte face visible :

– J’invoque Gargoyle en mode attaque.

De la fumée jaillit brusquement de la carte et le monstre apparut :

– Mais, quoi ?! Le dessin de la carte ! Le monstre vient de se matérialiser !

– Je t’avais prévenu, Kaiba, que le jeu serait légèrement différent… A mon tour. Je pose le Dragon des Ténèbres, également en mode attaque.

Le dragon apparut sur le bureau, face à la gargouille de Seto, toutes griffes dehors, prêt à en découdre. Yûgi lança l’attaque et la créature adverse disparut. De 2000 points de vie, Seto passa à 1500. La partie était plutôt bien engagée pour Yûgi.

– Voici la version Jeu des Ténèbres de Magic & Wizards, Kaiba !

– Très drôle… J’ai été peu prudent, mais voilà qui va arranger la situation. J’invoque le Minotaurus. Avec ces 1700 points d’attaque, sa puissance de feu est supérieur à celle de ton petit dragon ! Vas-y, Minotaurus, éclate le dragon avec ton sabre !

Le tête du dragon vola dans un gerbe de sang, éclaboussant Kaiba. Et oui, ce n’était pas du virtuel. Yûgi piocha à son tour une carte. Il n’avait rien dans sa main pour contrecarrer la force d’attaque ennemie. Par dépit, il posa Holy Elf en défense. Avec ses 2000 points, elle devrait faire barrage suffisamment longtemps pour que le capitaine Yûgi trouve une stratégie à même de retourner la situation à son avantage.

Kaiba profita de son tour pour asseoir sa suprématie et posa le maléfique Worm Beast et ses 1400 points d’attaque. Néanmoins, grâce à son elfe, Yûgi était encore protégé d’une attaque. Par chance, la solution vint au tour suivant : Yûgi piocha son Black Magician. Le magicien s’incarna sur la table de duel et engagea son attaque pour détruire le minotaure de Kaiba et réduire à 700 ses points de vie, alors que ceux de Yûgi étaient encore intacts.

– Pas si vite ! J’active Mirror Force !

Yûgi, trop confiant, n’avait pas pensé que la carte face cachée pouvait être un piège. Un miroir apparut devant le Minotaurus et renvoya l’attaque directement sur le Black Magician, le détruisant. Holy Elf fut sauvée car en position de défense. Et Yûgi ne perdit aucun point de vie sur ce tour.

Mais l’espoir était futile. Après cet échec, la situation empira. Yugi posa lui aussi une carte face cachée, tandis que Kaiba invoqua le plus puissant des monstres : le Dragon Blanc aux Yeux Bleus.

– Voici la plus rare et puissante des cartes ! annonça Seto dans un élan de folie furieuse. Le Blue Eyes White Dragon !!!

– Mais ! Cette carte ! C’est celle de mon grand-père !

– Pas vraiment, non ! La vérité, c’est qu’un ami me l’a donnée. Oui, c’est fort généreux de sa part, surtout lorsque l’on sait qu’il n’en existe que quatre dans le monde entier.

– Otogi, demanda Yûgi, reprenant ses esprits, essaye de voir avec Jôno-Uchi si mon grand-père possède encore cette carte. Et vite.

En quelques échanges de SMS, la question fut réglée.

– Jôno-Uchi me confirme que la carte a disparu. Et Sugoroku est dans tout ses états, du coup. Il s’est absenté, quoi, cinq minutes, et à son retour, la vitrine dans laquelle la carte était exposée était brisée.

– Malheureuse coïncidence, plaida Seto.

– Bien sûr, ironisa Yûgi.

– Qu’importe, vas-y, Dragon Blanc, attaque : Burst Stream !

Un rayon d’énergie sortit de la gueule du monstre et réduisit en cendre Holy Elf.

– Ahahah, la situation est critique, mon pauvre Yûgi.

– Pas tant que ça, analysa-t-il. Dans ce mode de jeu, tu ne peux pas m’attaquer directement et je ne compte pas te faciliter la tâche en engageant mes monstres en mode attaque. Ton seul espoir de victoire rapide serait l’épuisement de mon deck, ce qui n’est pas prêt d’arriver. Donc, non, aucun stress pour ma part.

Yûgi piocha une carte :

– Ah, voilà qui est intéressant… J’invoque Kuriboh !

Une mignonne boule de poils apparut.

– Tu te moques de moi ! Que crois-tu faire avec un tel niveau ? 300 points d’attaque ? Mon Dragon Blanc n’en fera qu’une bouchée ! Kruuu kruuu kruuu…

– Et pourtant, je le laisse en position d’attaque.

– C’est insensé ! Enfin bon, libre à toi d’abandonner !

– Même pas : j’active de ma main la carte de la Prolifération !!!

Une multitude de Kuriboh identique au premier envahirent le bureau, créant une barrière toute mignonne et poilue entre Yûgi et Kaiba.

– Je termine là mon tour. Essaie d’attaquer, pour voir.

– Absurde ! Vas-y, White Dragon, achève Yûgi et ses minus !

Mais le Burst Stream du monstre, s’il atteignit les Kuriboh, ne fit aucun effet. Quelques boules de poils explosèrent. Et c’était tout.

– La puissance cachée de Kuriboh est insondable, expliqua le capitaine Yûgi. Ces bestioles ont la capacité de s’autodétruire dès qu’ils ressentent une attaque. Tes coups ne pourront pas m’atteindre !

– Urks ! Ces demi-portions !…

Maï souriait. Son patron avait le don pour mettre en rage ses opposants. Et elle adorait ça, chez lui. Ce talent inné pour se sortir des situations les plus délicates de la manière la plus improbable. Il était doué, pour sûr.

– Et ce n’est pas fini, annonça Yûgi. Ton attaque me permet d’enclencher ma carte piège, la Malédiction du Pentagramme. Voilà qui paralyse ton dragon et réduit ses points d’attaque de 500. A ton tour.

Kaiba piocha une carte, mais il ne voyait pas comment il allait pouvoir s’en sortir. Le duel était dans une impasse. Yûgi venait de bloquer son monstre le plus puissant, et il n’avait aucune carte en main pour changer la donne. Satané Yûgi ! Il posa une carte face cachée et termina ainsi son tour de jeu.

– A moi de jouer ! J’active la carte de magie Change Of Heart et prend contrôle du Blue Eyes White Dragon ! Et avec l’Annulation de la Magie, j’élimine la Malédiction du Pentagramme qui entravait le dragon.

– Mon dragon blanc !

Mon dragon blanc, corrigea Yûgi. White Dragon, venge-toi de ce crime odieux ! Burst Stream !!!

Le Blue Eyes White Dragon transperça le Worm Beast de Kaiba avec son rayon de la mort, réduisant les points de vie de son contrôleur à zéro. Yûgi venait de remporter ce duel. Et c’était une sacrée raclée pour Seto Kaiba, qui n’avait pas réussi un seul instant à entamer les points de vie du capitaine, même s’il avait dominé le duel sur pratiquement toute sa durée.

– Kaiba, tu es peut-être un maître du jeu à la renommée internationale, mais face à moi, l’autoproclamé Roi du Jeu, tu n’as rien pu faire. Quoiqu’il en soit, je récupère la carte de mon grand-père.

– Je… Non !

– Oh que si. Et, maintenant, c’est le Jeu de la Sanction !

– Quoi ? Je ne suis plus un gosse qu’on punit. Oui, j’ai volé cette carte, et alors ? Elle aurait tellement plus d’utilité dans mon deck qu’exposée dans la vitrine d’un vieux croulant !

– Ce « vieux croulant », comme tu dis, c’est mon grand-père, alors j’aimerais un minimum de respect, merci bien.

– Ce duel était sympa, intervint Otogi, mais je ne vois pas en quoi cela règle le problème. KaibaCorp, la « simulation virtuelle » qui ne l’est pas, l’espionnage industriel, tout ça…

– Je pense qu’il faudra voir du côté de la société partenaire, éluda Yûgi, avec perspicacité. Où en étais-je ?

– Le Jeu de la Sanction, répondit Maï avec un sourire sadique.

– Oh, oui. (Et pointant du doigt Kaiba, un œil s’illuminant au milieu de son front : ) Le Jeu de la Sanction ! Mind Card !

L’âme de Seto fut enfermée dans une carte du jeu, vivant pour une nuit dans l’horrible monde de Magic & Wizards, au milieu des monstres les plus effrayants possibles.

– Voilà qui devrait lui servir de leçon, conclut le capitaine Yûgi.

L’enquête n’était pas close et de nombreuses pistes restaient encore à explorer, mais il avait le sentiment d’avoir accompli quelque chose, malgré tout. Peut-être parce qu’il avait récupéré la carte de son grand-père, sans même savoir qu’elle avait été volée. Était-ce le destin qui l’avait guidé là ? Où l’Âme des Cartes ? Yûgi n’en savait strictement rien, mais le hasard semblait trop beau pour n’être qu’un… hasard.

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Une fin un peu abrupte pour ce chapitre. Mais j’étais pressé de passer à autre chose.

Voici donc le premier duel que j’ai bidouillé et que j’ai voulu différent de celui du manga. Mais pas trop, fallait qu’il y ait quelques familiarités. De toute façon, dans le tome 2, le duel se joue un peu simplement, tellement qu’on ne sait même pas s’ils ont des cartes en main, qu’ils semblent uniquement pouvoir jouer celle qu’ils piochent en début de tour et qu’il n’y a aucun piège ni magie…

C’est donc la première apparition de Seto qui fait donc l’objet d’une enquête. Pour l’instant, pas de grosse surprise, tout suit le plan que j’ai prévu.

Par contre, les trois prochains chapitres n’étaient pas inclus au départ…

Concernant mon avancée, il me reste une semaine pour écrire un peu plus de 10000 mots. Ça devrait le faire…

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