Pepita, sur les traces de Takehiko Inoue…

…qui était lui-même sur les traces de Gaudi.

©I.T.Planning,Inc. ©Nikkei Business Publications, Inc. 2011

Pour Takehiko Inoue, le voyage en Espagne débute au printemps 2011, il y a quasiment deux ans (à quelques semaines près). Et Kazé nous ramène donc son carnet de voyage, riches en informations, dessins et pensées de l’auteur.

Découpés en différents actes, on navigue entre croquis issus de la main de l’auteur, avec ses annotations (évidemment traduites), et photographies des œuvres de Gaudi. Le tout est extrêmement documenté sur sa vie, et l’on découvre, au fil des pages et avec horreurs, que tous ses proches sont morts avant lui. Oui, c’est… hum… Un peu glauque.

Mais bon, ce n’est pas l’essentiel du bouquin (encore heureux), ni ce qui marque le plus. Enfin, théoriquement, vu que moi, ça m’a quand même sauté aux yeux.

Bref.

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Je ne connaissais pas beaucoup (très peu en fait) les travaux de Gaudi avant de prendre cet artbook. C’est donc une totale découverte pour moi. Mais là où Pepita fait fort, c’est qu’il permet de découvrir deux artistes en même temps. En effet, on lit directement les témoignages de Takehiko Inoue, on obtient ses petites ou grandes réflexions sur les photos et dessins rassemblés là. Au fil des cent pages et quelques de ce livre, on en apprend beaucoup sur sa vision des travaux de Gaudi, mais aussi, au-delà de ça, de sa vision du monde.

A noter, quand même, que ce carnet de voyage compte plus de pages de photographies que d’illustrations de Takehiko Inoue, ce qui pourra en décevoir certains ( en gros : plus d’ une centaine de photos et moitié moins de crayonnés, plus les cinq ex-libris).

Quant au DVD inclus, il est divisé lui aussi en plusieurs chapitres et les plus intéressants sont évidemment les plus longs. Puisque la partie « Dessiner une plante avec un Ipad » et « Prendre des photos avec un Iphone » sont carrément obsolète. Voir 40 secondes d’un gribouillis verdâtre (cf. image ci-dessus, en bas à gauche) ou un diaporama à la PowerPoint, c’est pas vraiment ce que j’attend d’un documentaire sur ce voyage.

Heureusement, il y a d’autres parties plus sympas, dont la plus longue (environ 3/4 d’heure, de mémoire), qui permettent de resituer les aquarelles et rencontres qu’a faites Inoue au cours de son périple espagnol. Et là, c’était vraiment impressionnant de le voir dessiner sous mes yeux ébahis.

En conclusion, Pepita est un objet ludique, dans un style différent de Sumi ou Water, mais pas moins intéressant.

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