American Horror Story : Asylum

« Dominique-nique-nique s’en allait tout simplement… »

American Horror Story : Asylum est la deuxième saison de la série, et vous remarquerez que je n’ai pas évoqué ici-même la première. C’est normal. J’aurais pu le faire, j’aurais dû le faire, mais ça viendra plus tard, en temps voulu. Après tout, chaque saison est indépendante des autres. En effet, les acteurs, s’ils restent les mêmes, changent de rôle chaque année, pour une toute nouvelle histoire dans un tout nouveau lieu.

Asylum, comme son nom l’indique, se déroule ainsi dans un asile. Et évidemment, ce sera sordide, glauque et sombrement dérangeant.

Il est difficile de résumé en quelques mots cette saison, tellement il y a d’idées qui ont été jetées ça et là, sans forcément d’explications ou de liens logiques. Et pourtant, la sauce prend quand même, et chaque épisode se regarde avec délectation. Et l’on devient avide de la suite.

Le premier épisode jette les bases. Naviguant entre passé (les années 60) et présent, on apprend la présence d’un tueur sanguinaire, d’aliens, de démons et de créatures humanoïdes (des zombies ?) qui rôdent autour de Briarcliff. Ça fait beaucoup pour un seul asile.

Bref, reprenons au début (même si on ne l’a pas vraiment quitté). Asylum nous invite à suivre l’itinéraire de plusieurs de ses membres, du pensionnaire accusé à tort (?) de meurtre, Kit, à la nonne qui dirige l’asile d’une main de fer, Soeur Jude. Et tous vont traverser des moments horribles. Et l’on regardera tout ça avec un sadisme certain.

Car comme d’habitude, rien ne nous sera épargné, surtout pas les bouts de chair découpés avec flots de sang. Du gore à foison. American Horror Story jouait déjà beaucoup sur cette corde lors de sa première saison, il n’y avait pas de raison que cela change. Ainsi, un peu comme un écho, on a encore un docteur qui aime expérimenter sur l’homme… Pour des résultats… affreux. Visuellement choquant. Et comme dans la première saison, on a un psychopathe, ici nommé Bloody Face.

Car American Horror Story, plus que de l’horreur, c’est surtout des images chocs, dérangeantes, qui insinuent un mal-à-l’aise, comme cette scène de conversion où un psy, joué par Zachary Quinto, tente de traiter l’homosexualité de sa patiente (Sarah Paulson) en la forçant à masturber un homme tout en se doigtant. Et après, on va nous dire que cette saison se veut plus « soft », niveau sexe…

Les différentes storylines s’enchevêtrent tant bien que mal et l’une des plus intéressantes se conclut trop vite. De ce côté-là, la première saison avait au moins le mérite de n’avoir qu’une seule et même origine à ses phénomènes surnaturels, ce qui permettait une cohérence globale. Les deux derniers épisodes n’apportent plus grand chose, si ce n’est une lente conclusion, sans trop de suspens. Et au final, on ne saura pas trop les motivations qui animaient certains personnages… A trop vouloir en faire, on se retrouve avec des brouillons inachevés…

Pareil pour le côté science-fiction de l’histoire, avec ces extra-terrestres. Là aussi, on n’aura pas le mot de la fin. Dommage. En fait, cette saison donne plus l’impression d’un melting-pot alléchant, avec différents ingrédients dont on sent chacun leur tour leur saveur particulière, mais on sort de table non rassasiés. Car les bonnes idées et les bonne intentions ne font pas tout. Et même s’il y a sûrement une volonté, derrière tout ça, de faire un parallèle intéressant entre la religion et la vie extraterrestre, qui sera d’ailleurs explicité en fin de saison, c’est dommage que cela n’aboutisse pas à quelque chose de tangible.

Même la scène finale donne l’impression de repartir de zéro…

Moving on.

Ce qui m’a positivement marqué, cette saison, c’est l’importance de la musique, que ce soit celle de Soeur Sourire, qui revient inlassablement à chaque épisode, voir plusieurs fois par épisode, ou les thèmes liés aux personnages. Par exemple, celle liée à l’Ange de la Mort est magnifique.

On retrouve également avec plaisir les différents acteurs de la saison passée, dans des rôles totalement différents. C’est là qu’on apprécie le talents de ces derniers pour réussir à nous faire oublier leur rôle passé et à faire vivre ces nouveaux personnages sous nos yeux. Evidemment, de nouveaux acteurs viennent enrichir le casting, et on sera content de les retrouver à l’automne prochain pour la troisième saison, dont on ne sait pas grand chose pour le moment (et tant mieux, à vrai dire !).

En bref, Asylum aura donc été une bonne saison, même s’il faut adopter dès le départ le parti-pris des scénaristes pour mieux l’apprécier. En espérant toutefois que la saison 3, nommée Coven, soit plus homogène…

« En tous chemins, en tous lieux, il ne parl’ que du Bon Dieu,
Il ne parl’ que du Bon Dieu. »

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