Gilgamesh

Gilgamesh est un anime datant d’il y a presque 10 ans au pays du Soleil Levant. Mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais. C’est d’abord le chara-design froid et particulier d’Osuke Saki qui m’avait interpellé. Puis l’histoire, mêlant comme souvent science, ésotérisme et religion.

Il y a des années de cela, un acte terroriste connu sous le nom Twin X, sabota un projet scientifique et entraîna la désertification du monde, désormais post-apocalyptique. Sur ces terres dévastées, s’affrontent deux organisation aux dessins mystérieux : Orga menée d’une main de fer par une veuve énigmatique, la Comtesse, et Gilgamesh le groupe guerrier du scientifique Enkidu à l’origine du désastre. Mais dans cette guerre qui oppose les deux factions, un nouvel enjeu apparaît : deux enfants dont on dit qu’ils décideront l’avenir de l’humanité ou sa destruction définitive.

De fait, il faudra attendre plusieurs épisodes pour que la situation décrite soit vérifiée le rythme de l’anime étant plutôt lent, et plus centré sur les personnages et leur psychologie que sur l’action bête et méchante.

Car le premier épisode suit d’abord les tribulations d’un frère et d’une soeur, fuyant des créanciers véreux, alors qu’ils vont se retrouver rapidement pris entre deux camps ennemis s’affrontant pour l’avenir du monde. Et il se trouve que si c’est le hasard qui les a guidé, ils sont en vérité mêlé intimement à cette sombre histoire…

Mais voilà, comme dans X-1999, il y a foule de personnages, dont certains se grefferont en cours de route. Mais contrairement à son aînée  Gilgamesh ne les développe pas tous. On reste ainsi plus du côté des Orga, de Tatsuya et sa soeur Kiyoko, même si leurs divagations les emmèneront d’un bord à un autre… Les Gilgamesh ne seront pas plus exploités que cela (mais ont-ils tous des noms ? J’en doute…), et mis à part durant les combats, on ne les verra pas tant que ça. Un peu comme les Homonculus de FMA (version manga), ils ne sont que des soldats dévoués à leur maître et à sa cause.

Autre reproche : la relative lenteur. Gilgamesh est calme. Très calme. Avec beaucoup de plans vides où il ne se passe rien, ou pas grand chose. Des longueurs qui ne font qu’empirer une animation pas toujours très fluide. Dommage.

Reste que cet anime possède une véritable ambiance, notamment grâce à la musique de Kaoru Wada, reprenant souvent des morceaux classiques pour illustrer la tension narrative. Visuellement, on a aussi un chara-design particulier, allié à des couleurs ternes et sombres, expliquées par la présence du ciel-abris (et en effet, lorsque l’on voit le ciel bleu, les couleurs sont plus joyeuses, plus éclatantes). Bref, une bonne ambiance pré-apocalyptique.

Gilgamesh se base sur une bonne histoire, riche en mythologies et références, complexe et non-linéaire, ni prévisible, avec, en prime, une fin à interprétation multiple. Une fin qui a aussi le mérite de secouer le téléspectateur de par sa violence, contraste terrifiant avec le reste de l’anime.

En bref, si Gilgamesh n’est pas l’anime de la décennie, le voir n’est pas une mauvaise idée, au contraire.

4 réflexions sur “ Gilgamesh ”

      1. Là n’est pas la question. Je me demande juste si les gens vont se donner la peine de s’intéresser à cette histoire ou s’ils vont juste l’ignorer.

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