Hallowrimo…

Et non. Je suis désolé, mais cette année, contrairement à 2011, je ne vais pas vous régaler d’une succulente histoire d’horreur. Quoique, en y réfléchissant un peu, c’est peut-être bien la chose la plus terrifiante qui soit… Mais personne ne s’en régalera. Non, personne…

C’est pas moi, j’y peux rien, j’ai juste tapé Hallowrimo dans google pour voir.
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Jojo’s Bizarre Adventure : l’anime

L’annonce de la sortie d’un anime pour Jojo’s Bizarre Adventure à l’occasion des 25 ans du manga fut une bonne surprise. Néanmoins, si l’enthousiasme est bel et bien présent, le pari est risqué, car les premières saisons, il faut le dire, sont assez spéciales.

Et pourtant, l’anime s’en sort bien.

D’abord, grâce à son chara-design qui, s’il respecte les visages et proportions ahurissantes des musclors de cette première partie, modernise le tout en l’égayant de couleurs vives et chatoyantes. C’est beau.

D’ailleurs, les décors sont très jolis, eux aussi.

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Jojolion : Soft & Wet

L’éditeur de figurine Di Molto Bene s’est depuis assez longtemps spécialisé sur le manga Jojo’s Bizarre Adventure, en sortant pratiquement chaque mois. Après les multiples Star Platinium ou Rohan Kishibe, voici que la dernière partie se voit enfin adaptée en plastique, avec le stand Soft & Wet révélé récemment, suivi prochainement de Sailor Jojo.

Reste, comme souvent, la problématique des couleurs.

On avait donc un Soft & Wet blanc et violet sur la couverture de l’Ultra Jump d’octobre 2011, une version grise et rose un an et dix chapitres plus tard, avec entre temps, un autre modèle orange et vert, entraperçu sur la couverture du premier tome.

Alors, quel est le premier choix de Di Molto Bene ?

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L’anniversaire de Jojo.

En ce mois de Septembre, maintenant bien passé (ndlr), Jojo a fêté ses 25 ans, avec la sortie dans l’Ultra Jump d’un petit livre rendant hommage à la série d’Araki. L’occasion pour les célèbres auteurs de la Shûeisha de gribouiller un petit truc sympa. Et si, pour certains, ce sera réellement un brouillon vite fait, mal fait (oui, je parle de toi, Togashi !), d’autres font bien mieux. Mais l’exercice est difficile, et je trouve dommage que beaucoup de mangaka aient tenté de copier le style d’Araki plutôt que d’adapter au leur les personnages de Jojo’s.

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Palepoli

Prévu si je me rappelle bien pour Janvier dernier, c’est finalement en cette rentrée pluvieuse que l’on peut enfin découvrir Palepoli, oeuvre atypique d’Usamaru Furuya.

© by FURUYA Usamaru / Ohta Shuppan

Titre : Palepoli
Auteurs : Usamaru Furuya
Éditeur japonais : Ohta Shuppan
Éditeur français : Imho
Nombre de tomes : 1

Histoire :

Difficile à résumer, puisqu’il n’y en pas vraiment, à proprement parler. Palepoli est un recueil où se croisent un nounours apparenté à Pedobear, Jésus et des salarymen étranges. Le résumé fourni par Imho est révélateur :

Usamaru Furuya réalise avec Palepoli une série de gags surréalistes à l’humour intelligent et transgressif qui appellent à la réflexion et à l’imagination. Inventives et ludiques, ces saynètes en quatre cases n’hésitent pas à prendre en dérision les grands symboles de nos sociétés contemporaines qu’ils soient religieux, artistiques ou populaires, pour en faire des personnages absurdes. Parodie, mise en abyme, jeux de mots et autodérision caractérisent ce manga avant-gardiste où l’inspecteur Colombo côtoie Michel-Ange et les Beatles. À l’image de cette narration hétéroclite, Usamaru Furuya multiplie les registres graphiques en passant du pointillisme au trompe l’œil, tout en réadaptant des tableaux cubistes ou des chef d’œuvres de la Renaissance.

Mon avis à moi (version courte sans spoil) :

Avec Palepoli, Usamaru Furuya emprunte d’étranges chemins. D’abord, parce qu’avec le schéma répétitif du 4-koma (mais pas simplement vertical, ici), on pouvait s’attendre à un manga d »humour à la sauce Furuya. Et pourtant, il n’en sera rien.

En effet, ce format est avant tout un terrain d’expériences pour le mangaka. Passant d’histoires (relativement) drôle à des récits gores et violents, l’auteur jongle avec plusieurs thèmes, revenant régulièrement sur certains sujets (les planches refusées, un tic étrange et contagieux…).

Mais si les récits sont variés, le style graphique l’est tout autant. Chaque page change de ton, allant dans la recomposition d’oeuvres ou de personnages célèbres, avec un réalisme bluffant, ou plus minimaliste, pour certain des yonkoma, plus doux et rond, pour d’autres. Bref, on a le droit à une étendue plus que complète du talent artistique de Furuya, avec même des pages couleurs vers la fin de l’ouvrage. Un bonus plus qu’appréciable.

Au niveau de l’édition, si on oublie les retards successifs, on tient là un beau livre, même si le texte est un peu décalé des bulles sur une page (enfin, en tout cas, sur mon exemplaire).

Avec l’arrivée du prequel de Litchi Hikari Club pour 2013 (toujours chez Imho), on peut se déclarer heureux de revoir Usamaru Furuya prochainement…