D.Gray-Man : Reverse (1)

Paru en 2005 au Japon, alors qu’il n’y avait que 4 tomes de sortis, il aura donc fallu attendre sept longues années pour voir ce roman traduit dans cette si belle langue qu’est le français.

Ce premier roman n’en est pas vraiment un, puisqu’il regroupe en fait trois nouvelles écrites par Kaya Kizaki et illustrées par Katsura Hoshino. Et retrouver son style d’antan attise la nostalgie ! Que d’émotions !

D. Gray-man Reverse - Tome 1

Le voyage d’un clerc.

Première nouvelle, qui donne son titre au recueil. On y suit Allen, fraîchement débarqué d’Inde et à la recherche de l’emplacement exact du quartier général de la Congrégation de l’Ombre, vu que son fuyant de maître l’a abandonné sans plus de renseignements.

Pour cela, il va se rendre chez la Mother (parce que traduire Mère, c’est trop compliqué, voyez-vous). Première apparition d’un personnage important, elle est la femme qui s’est occupé d’Allen suite à la mort de Mana. Cependant, on n’en saura pas plus, puisque ce qui retiendra Allen dans ce village, c’est la présence d’un complot étrange visant à fabriquer des Akuma…

Qu’on se le dise, si le style de Kaya Kizaki est simple et direct, il n’y a pas non plus de finesse dans les intentions de ses personnages. Difficile, en même temps, de les développer en l’espace de 50 pages… On devine donc rapidement ce qu’il en est, et comment cela va se finir, sans surprise, puisque l’on dirait une redite un peu fadasse du premier chapitre du manga…

Seule la scène finale offre un peu d’originalité, et une fin inquiétante…

Le village de la sorcière.

Deuxième nouvelle, elle met à l’honneur l’irascible Kanda. Et elle se paie l’exploit d’être la plus intéressante du lot.

Tout commence lorsque Komui envoie Kanda en mission en Allemagne, dans un village où de mystérieuses disparitions ont lieu. Faits de l’innocence ou meurtres des akuma ? C’est que l’exorciste devra mettre au clair.

Et bien, entendu, cela ne sera pas facile. Atterrissant dans un village reclus au coeur d’une forêt dite sans retour, Kanda devra démêler la légende de la réalité…

Cette fois-ci, malgré un schéma classique, la diversité des personnages et le côté véritablement inédit de la situation font de cette nouvelle une bonne surprise. Il n’y a pas grand chose à redire. Kanda est fidèle à lui-même, tellement son caractère de blasé de la vie est facile à cerner.

La révélation du mystère est somme toute logique, mais se fait rapidement, à peine l’idée du retournement de situation esquissée, grâce à un habile glissement linguistique (l’akuma passant du « elle » à « je », avouant ainsi sa culpabilité).

Bref, une bonne histoire, dont la fin nous ramène directement au manga.

Bak Chan Cappricio

Troisième et dernière nouvelle, elle change de registre en se plaçant directement du point de vue de Bak, personnage qui n’existait pas encore dans le manga.

Dans ce récit narré à la première personne, le chef de l’aile asiatique va essayer de comprendre comment Komui a pu être nommé grand intendant à sa place, tout en évitant les poussées d’urticaire qui apparaissent quand il stresse. Quelle vie compliquée.

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En somme, voici un recueil assez inégal, mais qui se termine sur une note positive. Evidemment, les fans apprécieront, et les autres passeront allègrement leur chemin.

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