Yu-Gi-Oh – Battle City (2/2)

Voici donc la suite de Battle City. La dernière fois, on s’était arrêté aux portes de la finale, alors que le duel Yûgi/Jôno se terminait avec des effluves d’amitié en veux-tu, en voilà ! Et comme j’ai laissé le mois de Juin se terminer sans nouvelles de nos héros, voici de quoi me faire pardonner…

Donc, reprenons. Chapitre 201,  début de la phase finale. Les huit derniers concurrents se dirigent vers le lieu indiqué par les cartes. Et oh, surprise,  c’est un stade en construction. Mais oh, re-surprise, un dirigeable arrive ! Le véritable lieu de la finale est encore gardé secret!

En attendant,  Yûgi, Kaiba, Maï et Kaiba ont appris que Bakura participait au tournoi, mais cela ne semble pas gêner l’organisateur que l’on puisse s’incruster dans une telle compétition en toute illégalité.

Screw the rules, I have money.

Vient ensuite Marik Nam, et malgré sa bonne tête d’Egyptien, les soupçons sur sa réelle identité sont vite balayés, puisque Rishido se pointe, et paraît plus crédible que le véritable Marik, de par son imposante stature et ses airs badass.

Le dirigeable est prêt à partir, et personne ne verra arriver le huitième candidat, dont la silhouette est tellement mystérieuse qu’on ne peut pas du tout deviner qui se cache sous ce voile. PAS DU TOUT.

Place aux duels ! Et le premier tirage fait s’affronter Yûgi contre Bakura. Le premier duel millénaire d’une longue série…

Un duel qui permet de découvrir le jeu de cartes occultes de Bakura, jusque-là resté inédit. Seul dommage, qu’il n’y ait aucun enjeu via un Jeu des Ténèbres. Sinon, le déroulement est parfait, avec maintes rebondissements et un fin sous forme de sacrifice et d’apothéose.

Premier duel : premier blessé.

Le deuxième voit s’affronter l’éternel numéro 2 contre le numéro 2 de l’organisation des Ghouls. Jôno contre Rishido, quoi. Et si ce dernier est supposé être le Grand Méchant de l’arc, Jôno prend le duel un peu à la légère, avec des déclarations totalement débiles, et c’est la chance du débutant qui le fera survivre tant bien que mal à la tactique impitoyable de Rishido.

Un flash-back intéressant viendra entrecouper le duel, avant un retour dramatique à la situation, Rishido et Jôno-Uchi subissant la colère du Dragon ailé du Dieu-Soleil Râ.

Encore une fois, c’est la résistance de Jôno qui le fera gagner, alors que Rishido sombre dans les ténèbres.

Deuxième duel : deuxième blessé.

Mais si ce duel épique à révélé le rôle de doublure de Rishido, ce n’est pas la seule conséquence. En effet, la double personnalité maléfique de Marik vient de se réveiller. Et comme d’habitude avec Kazuki Takahashi, sa coiffure se veut dynamique et improbable.

L’arc entre alors dans un période de noirceur (malgré la force de l’amitié qui donne la victoire à Jôno) grâce à ce nouveau personnage, personnification même de la cruauté et de la folie. Kazuki Takahashi avait-il prévu cela dès la première apparition de Marik ? Aucune idée, mais voilà qui change la donne, face à un Marik de moins en moins détestable, son double attire l’attention et attise la haine… Cela complexifie aussi le background du personnage, et le rend d’autant plus intéressant.

On notera également que dans le rêve de Jôno-Uchi, si Bakura et Otogi sont bel et bien présents, il font tapisserie (une belle tapisserie) puisque ne pipent pas un mot. Les dialogues, ce n’est pas pour les figurants, voyez-vous.

Voici l’heure du troisième duel. Il ne reste plus que quatre duellistes, soit seulement six possibilités :

*Kaiba/Yami Marik et Maï/Duelliste Mystère (1)

*Kaiba/Maï et Yami-Marik/Duelliste Mystère (2)

*Kaiba/Duelliste Mystère et Yami-Marik/Maï (3)

Au jeu des probabilités, il n’est pas difficile de deviner qu’un duel Kaiba-Marik serait prématuré, surtout qu’on veut voir un affrontement Yûgi vs Kaiba ! La possibilité (1) est donc improbable, d’autant plus que le duel qu’aurait fait Maï n’aurait pas captivé le lectorat.

La seconde possibilité est déjà plus intéressante, notamment pour le duel frère-soeur (oh, zut, j’ai spoilé). Mais c’est bien la (3) qui se fera, pour deux raisons, principalement.

1-montrer la cruauté de Yami Marik en la faisant affronter quelqu’un qui n’a aucun rapport avec ces histoires millénaires.

Ce duel est également l’occasion de montrer le premier Jeu des Ténèbres depuis bien longtemps. Et l’on assiste à la véritable puissance du Dieu-Soleil Râ ! Bigre, ça fait peur. Et alors que Maï est sur le point de succomber à la douleur, Jôno-Uchi viendra à son secours, et ce qui semble être le début d’une tendre histoire entre les deux apparaît, dans la continuité de l’île des Duellistes. Pour autant, on n’aura jamais le fin mot de l’histoire…

Troisième duel : troisième blessée.

-faire resurgir le passé millénaire de Kaiba, justement, via un affrontement qui remettra toutes ses idées préconçues en questionnement. Et si le Soldat Géant de l’Obélisque n’était pas la clé de la victoire ? Contre Isis et sa technique de gardienne de tombeaux alliée au pouvoir de son torque millénaire, il semble que la solution pour contrer la destinée se trouve dans l’âme des cartes !

A noter : le flash-back original a été légérement modifié dans la version bunko pour coller à l’arc suivant.

A ce stade du récit, il est temps de faire le point.  On a un participant qui n’a pas le niveau officiel pour entrer dans la compétition (Jôno), un autre qui s’est infiltré dans le tournoi (Bakura), deux qui se sont inscrits sous de fausses identités  (Marik et Rishido), trois blessés, et un psychopathe (Yami Marik). Il serait peut-être temps d’arrêter là les dégâts, ou d’essayer de faire respecter le règlement ?

Screw the rules, I have money !

Cette étape close, on a alors une nuit de transition, avant d’arriver au lieu de la finale proprement dit. Ainsi, on a un flash-back sur le passé de Marik et Isis, avec une apparition de Shahdi bien mystérieuse et un duel Yami Bakura vs Yami Marik, dont l’enjeu est la survie de Rishido. On découvre également un second pouvoir surpuissant du Dieu-Soleil Râ…

Cinquième duel : un disparu.

On a aussi un monologue bien étrange de Mokuba, qui parle de son frère comme s’il n’était pas là, s’adressant sûrement au lecteur d’une façon très maladroite…

Et puis, on a Yûgi, qui rend visite à son double dans la chambre de son âme.

« Je te promets de gagner ! Une victoire pour pouvoir retrouver la porte de ma chambre ! »

Magnifique déclaration, n’est-il pas ?

*************

Le lendemain matin, tout le monde est un peu fatigué par les évènements de la veille, mais cela n’empêche personne d’être classe et bien coiffé. Tant mieux.

Cette fois, pour décider des affrontements en demi-finales, ce sera un tag-match ! Quelle tension, quand l’on sait que chacun va faire ce qu’il lui plaît pour affronter l’adversaire choisi. Ainsi, si Jôno veut venger Maï et vise Marik, ce dernier et Kaiba ne pense qu’à Yûgi. Et Yûgi… Ben il sait pas trop. Donc il attends voir.

Bref, si ce match n’est guère passionnant, il permet surtout d’offrir un moment de répits entre tous ces duels mortels (ou presque mortels).

Là encore, il n’y a que peu de possibilités intéressantes :

Yûgi/Jôno et Kaiba/Marik, pour une finale Yûgi/Marik ?  Mais voir Kaiba faire (et perdre, obligé, face au démoniaque Marik !)  un Jeu des Ténèbres pourrait être intéressant, même si on imagine mal Yûgi affronter deux cartes divines (et qu’un duel permet de gagner une carte rare, pas deux, en théorie).

Yûgi/Marik et Kaiba/Jôno, ce qui ferait un premier duel éprouvant, Osiris versus Râ, et un second plus léger, où Jôno essaierait de prouver sa valeur mais serait « obligé » de perdre en vue d’une finale Yûgi/Kaiba (puisqu’il faut bien que Yûgi réaffronte, à la loyal, son rival de toujours). Même si voir le duel de la promesse, Jôno/Yûgi, en finale de Battle City, ça aurait eu de la gueule, comme on dit.

La solution idéale, c’est évidemment celle du manga : Yûgi/Kaiba et Marik/Jôno.

C’est ce second duel qui débute en premier, et le Jeu des Ténèbres qu’impose Marik est celui habituel : on ressent les effets des cartes. Ainsi, son jeu est basé sur des cartes qui brûlent et serrent la tête dans des étaux métalliques. Autrement dit, un jeu pas très utile dans d’autres conditions. Ainsi, si cela n’avait pas été un Jeu des Ténèbres, Jôno aurait pu gagner face au God Phénix, troisième pouvoir de Râ qui détruit tous les monstres adverses en les consumant dans un enfer de feu. Il lui aurait suffit d’un monstre d’une puissance d’attaque de 1400, et c’en était fini de Marik, qui n’avait rien sur le terrain pour contrer…

Mais voilà.

Ainsi meurt Jôno-Uchi Katsuya. Terrassé par le Dieu.

Son coeur ne bat plus, l’électroencéphalogramme sur lequel on le branche ne transmet qu’un signal plat. On se demande du coup pourquoi on le laisse branché, plutôt que de préparer son enterrement et de rechercher son testament (à qui lègue-t-il ses cartes rares ?).

Septième duel : un mort.

Peut-être serait-il temps, cher Seto, d’arrêter le massacre, d’appeler la police ?

Screw the rules, I have money !

Mais Kaiba le veut, ce duel, alors le tournoi poursuit sa route et Yûgi revient la tête haute et le regard fièr, croyant en la force de Jôno-Uchi qui se réveillera, sans séquelle, malgré l’absence d’oxygénation de son cerveau pendant une bonne vingtaine de minutes (si ce n’est pas plus). L’amitié, c’est magique, et ce, bien avant que My Little Pony le dise !

Ce duel des rivaux les plus emblématiques, tout manga confondus, ce duel des Dieux, est certainement le plus épique, avec des combos et des retournements de situations tellement fréquents que l’on peut s’attendre à tout. Kaiba et Yûgi sont au coude à coude dans la course à l’invocation divine ! D’Osiris ou de l’Obélisque, lequel vaincra ?

Et quels rôles joueront le Black Magician et Le Blue Eyes White Dragon ?

Je ne vous le dirais pas pour ne pas casser le suspense insoutenable de ce duel épique, donc passons au duel suivant : la grande FINALE.

Yûgi contre Marik.

L’ultime duel, l’ultime Jeu des Ténèbres, voyant s’affronter le Pharaon contre les Ténèbres incarnées. Le jeu sera fourbe et retors, tant Marik a de moyens illimités pour faire ressusciter Râ du cimetière et ainsi utiliser ses pouvoirs cachés. Mais à l’aide de l’alliance d’Osiris et Obélisque, désormais entre ses mains, Yûgi résistera tant bien que mal dans ce jeu démoniaque où le perdant sacrifiera son double aux Ténèbres affamées… Ainsi, Yami Marik sera libéré de son trop gentil maître, tandis que Yûgi disparaîtrait dans le néant et son double subirait le Jeu de la Sanction.

Des règles tordues qui bien évidemment n’avantagent que Marik… Heureusement, Yûgi pourra compter sur ses amis de toujours et sur ses cartes fétiches pour obtenir la victoire. Une bien belle victoire, d’ailleurs, qui se fait dans le pardon et le remord, alors que le pouvoir de fusion avec le Dieu Râ aura eu raison de Yami Marik.

Ainsi se termine le tournoi, et vient Yûgi devient ainsi propriétaire des trois cartes divines, mais aussi des deux objets millénaires que possédait la famille Ishtar.

Malheureusement, dans cette fin d’arc, on pourra regretter sans nul doute la naïveté de Yûgi qui, pour garder l’Anneau Millénaire en sécurité, loin de tout contact avec son propriétaire légitime, le pose en ÉVIDENCE sur une table. Bravo, mec. On pourra regretter la facilité avec laquelle Bakura le récupère. Il ne se pose pas de question, ne ressent aucun trouble, et ne semble pas dérangé d’héberger en lui un double maléfique qui veut juste tuer tout le monde, du moment qu’il puisse récupérer une ou deux babioles mystiques. Soit. Niveau cohérence du personnage, on a vu mieux.

Heureusement, l’arc suivant donnera un meilleur rôle à Bakura. Enfin, à l’autre Bakura, celui de l’Anneau, puisque le lycéen lambda qu’il est ne sert que de réceptacle.

De même, le réveil de Maï aurait pu être un moment d’émotions, de retrouvailles entre elle et Jôno. Mais non, il a fallu que cela tourne en farce de mauvais goût. Sérieux, qui ferait semblant d’être mort(e) alors qu’un psychopathe a voulu détruire la race humaine, qui ? Kujaku Maï, pour vous servir.

Et c’est sa dernière apparition, donc si vous vous attendez à un approfondissement de son historiette avec Jôno, c’est foutu…

Bref, voilà le Battle City terminé, alors que Yûgi et Jôno peuvent enfin s’affronter ! On ne saura jamais qui a gagné et qui est le propriétaire du Red Eyes Black Dragon désormais, mais ce n’est pas le plus important : Yûgi ne perd jamais.

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14 réflexions sur “ Yu-Gi-Oh – Battle City (2/2) ”

  1. Faut pas chercher la perfection avec Yu-Gi-Oh !, c’est sûr. Malgré tout, j’ai trouvé cette partie passionnante, avec une tension constate, surtout dans le match Marik/Jono.

    Dis-moi si je me trompe, mais la première version du couvre-chef du Kaiba égyptien est la même que celle utilisée pour les vieux JV, genre Forbidden Memories ?

    1. C’est véritablement à partir de la finale que les duels de Jôno m’ont passionné. Et celui contre le véritable Marik est superbement intense.

      Sinon, ouip, ça y ressemble beaucoup, donc ça doit être sensiblement le même, à quelques détails près. C’est aussi ce que je pensais. 🙂

        1. Owiiii, il est trooop bien. Je ne regrette pas mon achat, même si j’ai un peu tardé à me le procurer. Un billet arrivera entre demain et après-demain, au plus tard. :3

          (Sinon, t’utilises plus la même adresse mail pour commenter et tu n’as du coup plus le même gravatar qu’avant, mais je ne crois pas que ce soit lié à la non-présence du lien vers ton blog…)

  2. J’ai beau être fan de la série, j’adore décidément le ton des articles (en particulier sur celui-ci), qui égratigne gentiment les défauts et autres points gros comme des maisons. Un vrai bonheur à lire! 😀

  3. Excellente review. Je partage le même avis que Poison Lady. C’est vrai que Yu-Gi-Oh! est un manga de roi pour disserter sur presque rien, mais qu’est-ce que j’aime ça. :p

    En tout cas, cela restera la fin d’arc la plus décevante de la série à mon goût, concernant Bakura et Mai, entre autres. Et sur l’arc suivant, la mémoire du pharaon aurait mérité un manga préquel à elle seule plutôt que ces quelques tomes comme une aventure du Docteur en accéléré.
    Par contre je me lasse pas des couvertures Bunko… 🙂

    1. Merci ! ^_^

      Oui, j’ai également eu l’impression que Takahashi ne savait plus quoi faire de Mai, alors hop, on passe un peu d’humour débile et on tourne la page. Ni vu, ni connu. Ou presque.

      Et idem pour Bakura. On le fait passer pour un neuneu qui ne se rend pas compte de ce qui se passe avec son Anneau Millénaire (ce qui contredit méchamment le passé du personnage), et hop, c’est réparé, on oublie ça. Même sa scène de fuite dans le tome 32 est assez… perturbante. On ne dirait plus le même Bakura qu’on avait au début du manga… =/

      Pour l’arc de la mémoire, difficile de juger s’il aurait fallu un spin-off à part entière, mais quelques pages de plus pour certains passages n’auraient pas été de refus, histoire d’être plus clair. Je devrais livrer un article là-dessus courant Août, « normalement ».

      Et pour les couvs bunko, je suis content de les retrouver dans l’artbook, elles sont sublimes. *_*

  4. Voyons c’est logique de mettre Mai contre Y Marik ! C’est pour le fan service et les gros nichons ! =D
    Bon ok je sors —>[

    Pour moi le Battle City reste la meilleure saison malgré tout. Yami Bakura et Marik quoi ! ( ^ 3 ^ )~♥

    1. Oui, c’est la meilleure partie, mais ça n’empêche pas que sa conclusion n’est pas à la hauteur de son développement, malheureusement…

      Et pour le fan-service avec Mai, on a bien pire, ou mieux (selon le point de vue), de nos jours ! 😄

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