Yu-Gi-Oh – Battle City (1/2)

Et voilà la partie la plus longue du manga, se déployant sur les chapitres 134 à 278 (jusqu’au t.31 en vf) et compilée en bunko sur les tomes 11 à 18. Cet article risque donc d’être plutôt long. Et à suivre, en plus.

L’arc commence juste après le précédent, une nuit qui bouleversera le destin de Kaiba, alors qu’il reçoit l’ordre étrange de se rendre au musée Domino, pour rencontrer une émissaire égyptienne. Les révélations et mystères sur son antique relation avec Yûgi, au-delà les millénaires, et sur les Cartes Divines vont le forcer à organiser un tournoi. Auquel notre héros participera, malgré ses doutes quant au récit de Pegasus il y a quelques tomes.

En effet, alors qu’il est en proie à de sombres réflexions sur son ombrageux passé, Anzu se propose de le sortir pour améliorer son humeur. Ce qui ne sera pas très efficace, mais Yûgi trouvera le courage de se rendre au musée, pour affronter la vérité. Et il subira les mêmes inepties étranges de la part d’Isis, qui avec son Collier Millénaire, avait de toute façon déjà prévu tout ça. Le duel représenté sur la tablette égyptienne est sur le point de reprendre…

Et effectivement, à peine Yûgi et Anzu sortent du musée qu’ils croisent Maï, et que Kaiba annonce l’ouverture du Battle City, réservé aux meilleurs duellistes. On se demande donc ce que foutent Insector Haga, Dinosaur Ryuzaki ou encore Mako Tsunami qui, rappelons-le, ont tous échoué sur l’Île des Duellistes. Et donc ne sont pas supposés être considérés comme la crème de la crème des duellistes. A l’inverse, Jôno-Uchi, qui a quand même finit second, n’est même pas classé. Heureusement, grâce aux Ghouls, des voleurs de cartes rares, il pourra s’inscrire sans problème, ouf !

Une fois le tournois lancé, on ne pourra malgré tout que regretter qu’il n’affrontera quasiment que d’anciens ennemis, montrant ainsi qu’il ne peut que marcher dans les traces de l’invincible Yûgi. Ce qui est dommage. Ainsi, en alternance avec les duels de son ami (qui sont bien plus mieux), Jôno affrontera un faux devin soit-disant en contact avec l’âme de Pegasus (dont le design de la fratrie prouvera que Kazuki Takahashi sait dessiner des clones), un Insector Haga à la stratégie étrange (puisque sa victoire repose sur l’intrusion dans le deck d’autrui d’une carte qui se joue automatiquement et rend inutile les monstres joués) et un Mako Tsunami toujours aussi friand de poissons (de gros poissons, même).

Bref, rien de bien passionnant, même s’il faut avouer que ces combats de cartes sont ici bien plus dynamiques que lors du Duellist Arc.

Heureusement, du côté de Yûgi, l’histoire est bien plus passionnante. Déjà, lui fait face aux Ghouls, pilleurs sans pitié dirigés par un nouvel ennemi possédant un Objet Millénaire. Du coup, on entre directement dans le récit, et si les éléments sont distillés dans une kyrielle de batailles de cartes, au moins, on a un scénario qui se construit utilement, contrairement à ce qui se passe du côté de Jôno.

Là, on est en droit de se demander l’intérêt pour un possesseur d’objet égyptien au goût douteux l’intérêt de dérober des cartes rares. Eh ben, c’est tout simple. Plus on a de cartes fortes (et donc rares), plus on gagne de duels, et donc plus on récupère de cartes rares (puisque le gagnant peut récupérer une carte rare et puissante, au grand dam de celui qui s’est fait poutrer). Et parmi les cartes rares, les cartes des Dieux sont celles qui permettront au Pharaon de récupérer sa mémoire disparue !
Or, Marik veut se venger de lui, et donc l’empêcher de mener à bien sa destinée. Un méchant bien chieur comme on les aime.

C’est donc ainsi que Yûgi enquêtera sur les Ghouls. Après avoir vengé Jôno et récupérer son Red Eyes Black Dragon, son instinct et son esprit de déduction l’emmène sur la piste du vendeur de Duel Disk, où il fera la rencontre de Pandora, un Ghoul dont le jeu entier repose sur le Black Magician ! Et voici donc l’un de mes duels préférés, et certainement, sans se fourvoyer, l’un des meilleurs de tout le manga.

Sans trop spoiler, Yûgi fera de nombreux duels intéressants, notamment, par la suite, celui qui le confrontera au deuxième Dieu en action : le dragon volant d’Osiris. Et si la carte qu’a reçu Kaiba, le Soldat Géant de l’Obélisque, en imposait carrément en charisme et stature, Osiris n’est pas en reste, avec des pouvoirs démentiels qui mettront les capacités de Yûgi à rude épreuve. Mais le soutien de son rival éternel lui permettra de s’en sortir, la force d’Osiris étant également sa plus grande faiblesse.

C’est suite à un duel tag Yûgi/Kaiba contre deux bouffons masqués que le plan de Marik se mettra en action. Alors qu’il dirigeait ses marionnettes tout en conduisant à moto (ce qui n’est pas recommandé dans la réalité, ça peut être dangereux), arrive enfin à Domino,  où notre bon vieux Bakura a de suite repérer ce nouvel objet Millénaire. Alors qu’il n’a même pas senti celui d’Isis, comme c’est suspect…

Bref, voilà Yûgi forcé de se battre contre Jôno, et le perdant finira sous l’eau, et donc mourra noyé, ou se verra contraint de devenir amphibien. Cool. Et même si Yûgi décide de jouer la montre, un compte à rebours enverra les deux amis faire le plongeon de la mort. (Je précise que les cartes rares étaient mises en sécurité, elles).

Evidemment cela ne plait guère à Kaiba, qui comme son ennemi était qualifié pour la finale et n’avait donc pas envie de perdre autant de temps.

Mais ce duel est l’occasion pour le vrai Yûgi, pas son double, de prouver sa valeur et le pouvoir de la Force de l’Amitié, face au pouvoir de manipulation de la Hache Millénaire. Un duel éprouvant et tendu. Un duel à la vie, à la mort, dont la fin fera montre de beaucoup de sentiment, notamment via le retour pas du tout inattendu de Honda et Otogi, ramenant Shizuka avec eux. Et, enfin, elle ose ouvrir les yeux ! Un passage rempli d’émotions et d’effluves d’amitié !

Ce sera là également la seule et unique utilité d’Otogi pour le reste de l’histoire. C’est triste.

*************

Et je conclurais donc provisoirement là-dessus, avant la seconde partie prochainement. Battle City offre de bons moments, intenses et dramatiques, et Kazuki Takahashi enchaîne sans répit entre les duels, mais les utilise au sein de son histoire, contrairement à l’autre arc de duels où ceux-ci se suivaient sans trop de cérémonie ou d’intérêt.

Nous voilà désormais aux portes de la finale…

6 réflexions sur “ Yu-Gi-Oh – Battle City (1/2) ”

  1. Elles sont pas mal du tout ces covers. Elles correspondent à quelle édition japonaise ? Parce que c’est pas du tout ce que l’on a, nous, en France.

    J’avais trouvé cet arc Battle City plutôt sympa mais on sent un peu le déclin de la série à venir. Hormis Yugi, il faut dire que ses amis servent pas à grand chose si ce n’est à le faire valoir. Dommage d’ailleurs que la relation Anzu/ Yugi n’aille pas plus loin…

    1. C’est l’édition Bunko en 22 tomes. Avec de magnifiques couv’. *o*

      Les gros défauts du manga, comme tu dis, c’est l’évolution des relations. Mis à part celle de Yûgi et son double, Yûgi/Anzu est trop mise en retrait, et celle de Jôno-uchi/Maï, n’en parlons même pas, vu que l’auteur a fait pareil, de toute façon… >_<"

  2. J’adore tes billets, qui distillent des vannes ça et là xD
    Battle City… quand j’y pense, j’aime tous les duels de cet arc. Ils sont tous épiques pour moi. D’un côté, on est comblé par les duels qui opposent Yugi et des putains de joueurs de ouf (parce que les Ghouls, dès qu’ils sont controlés par Marik, ils font peur quand même), et de l’autre, on a Jono qui prend son envol en éliminant des peuso-champions. Les deux points de vue m’ont plu, sans aucun problème. Et quand on est fan de JCC, on reste la gueule de traviole quand on assiste à la fin du duel Yugi/le Mime controlé par Marik. fallait oser, c’est énorme !!

    1. Je les aime tous, mais moins ceux de Jôno. Je sais pas, je trouve qu’il y a moins d’enjeux. Sa soeur est guérie, et son seul but, c’est de se hisser au niveau de Yûgi pour prouver à Kaïba qu’il n’est pas (complètement) nul…

      Et ouais, le duel contre Osiris est juste épique ! *o*

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