Yu-Gi-Oh – Death-T Arc

pDeuxième partie du manga selon l’auteur, le Death-T regroupe les chapitres 26 à 40 (tome 3 en bunko, mais tome 4 et 5 en normal). Il s’agit simplement de la vengeance de Kaiba à l’encontre de Yûgi (et son double) suite à sa défaite dans la première partie. Défaite qui a permis à Yûgi de récupérer la carte de son grand-père, le Blue-Eyes White Dragon, qui contenait son âme (hum, quoi, qu’est-ce que j’ai dit de bizarre ?).

L’arc commence par l’invitation de Kaiba et un petit jeu sans importance de Mokuba dans lequel celui-ci finit par s’empoisonner grâce à une ruse de Yûgi. Décidément, le petit frère de Seto n’est pas doué… (c’est de famille…) Bref, après ça, on passe au choses sérieuses.
Kaiba s’est inspiré du Jeu de la Sanction qu’il a subi dernièrement pour inventer une machine permettant de créer un hologramme des monstres issus des cartes. Oui, Yu-Gi-Oh, c’est un mélange entre fantastique et science-fiction. Dingue. Et c’est le grand-père de Yûgi qui en fera les frais, devant être hospitalisé suite à sa défaite. Yûgi récupère son jeu de carte et promet de se venger. Mais désormais, il n’a plus de Blue Eyes White Dragon, alors que Kaiba possède les trois autres cartes existantes dans le monde entier !

Cependant, pour affronter Kaiba, il faudra d’abord franchir une à une les étapes du Death-T. Au début seulement accompagné de Jôno-Uchi, le duo est rejoint par Honda, qui était dans le public avec son neveu pervers, puis par Anzu qui était employée par Kaiba pour présenter les règles du premier niveau, sans savoir qu’elle était amie avec Yûgi et sa bande. Hum. Alors qu’ils sont dans la même classe et qu’il les a vus, ensembles, jouer aux cartes. C’est ce que j’appelle avoir une mémoire sélective… Mais bref, passons, le tout est surtout un prétexte pour que la petite équipe soit réunie.

Le Death-T comporte cinq étapes. La première est un laser game évidemment truqué en faveur des méchants ennemis, professionnels des armes (militaires ou autres) : eux ont des flingues dont les tirs provoquent une décharge électrique mortelle sur les armures de Yûgi, Honda et Jôno, alors que ces derniers ont de jolis joujoux inutiles. Heureusement, l’arme d’Anzu, une vraie, permettra de passer sans encombre au niveau suivant.

Le Death-T 2 se divise en deux étapes. D’abord un voyage style train fantôme dans lequel Jôno va en voir de toutes les couleurs et où il y aura des rares scènes de fan-service. Dans Yu-Gi-Oh, du fan-service ? Dingue…

C’est ici que le neveu pervers aura son utilité : d’abord en sauvant nos amis lors du trajet. En effet, des capteurs ont été installés pour émettre une décharge électrique (encore ?) au moindre son émis. Avec Jôno le froussard, nos amis sont graves dans le pétrin. Mais pourtant, c’est bien Anzu qui risque de craquer la première, puisque l’intendant du Manoir règle les machines afin qu’elles caressent langoureusement la jeune fille (les autres se font juste chatouiller, on est pas dans un yaoi, hein). Heureusement neveu pervers est là et sauve l’équipe avec les moyens du bord… 😄

Et ce gosse, sauveur un chapitre, les trahira deux chapitres plus loin, dans le Manoir du Tueur. Logique. Bref, Jôno affronte le tueur, Yûgi l’aide grâce à l’illumination de son puzzle, puis on passe au troisième niveau.

A noter que s’ils n’avaient pas été quatre dans le Manoir, c’était foutu, vu la configuration.

Une immense pièce blanche, voilà ce qui les attends pour le Death-T 3. L’occasion pour Anzu de faire un speech sur l’amitié et d’utiliser son marqueur indélébile pour faire un joli dessin sur leurs mains. Puis des cubes géants tombent et tentent de les réduire en bouillie, vainement. Cette fois, c’est Anzu qui est à l’honneur, puisque son sens du rythme va les aider pendant deux pages à prédire l’arrivée des cubes. Dès qu’elle aura mémorisé la rythmique du truc, ça va changer, rien que pour l’embêter (et ça marche). Honda se sacrifie alors pour sauver Yûgi, parce qu’il est incapable d’enlever son uniforme.

Mais ce sacrifice n’est pas totalement inutile et ridicule, puisqu’il permet à Yûgi d’avouer son plus terrible secret. Il est victime d’un trouble de la personnalité multiple ! Ou trouble dissociatif de l’identité, mais c’est strictement la même chose. C’est ainsi que Jôno et Anzu font officiellement connaissance avec l’autre Yûgi.

Place au Death-T 4, un duel sans importance avec Mokuba, utilisant un jeu que l’on verra pour la seconde et dernière fois. Mokuba perd, évidemment, puisque l’on attends impatiemment le duel Kaiba/Yûgi.

Et le voici, le voilà ! Evidemment, suspens oblige, Yûgi peine face à son ennemi juré et ses trois créatures surpuissantes. Et lorsque vient le dernier tour, c’est grâce à ses amis qu’il trouve le courage de tirer sa dernière carte, celle qui contient tous leurs espoirs. Que c’est beau. Et, obligé, c’est la carte de la victoire.

Voici donc, Exodia ! Le monstre le plus puissant du jeu, invincible, mais dont il faut rassembler les cinq cartes pour l’invoquer. Ce que Yûgi fait, alors que c’est bien la première fois qu’il joue avec le jeu de son grand-père. Il est fort, très fort !

Kaiba subit donc le Jeu de la Sanction. Il l’a bien mérité. Son âme est détruite et il va devoir la reconstruire, comme un puzzle. Et Mokuba, le petit frère rageur, ne lui en veut même pas.

Le Death-T se finit par une scène émouvante dans laquelle Yûgi avoue que, pour la première fois,  il a en mémoire tous les évènements vécus par son double. Ainsi, au fur et à mesure de l’histoire, Yûgi et l’autre deviennent de plus en plus proche… Ce qui donnera lieu à de nombreuses dérives de la part de fan-girl…

Note sur l’édition française :

Le lettrage laisse encore à désirer, avec de grands carrés blancs ou des textes dépassant largement des bulles (mais à priori, le texte original le fait aussi). Par contre, la traduction empire. On a régulièrement droit à des « sors TA carte » ou « je vais te battre avec LA carte de papy ». Genre, le vieux, il n’a qu’une carte… C’est si compliqué de mettre au pluriel, ou de mettre « ton jeu », « ton paquet », « ton deck », etc ?

En somme, le Death-T est un bel arc, permettant à chacun d’avoir son heure de gloire, et l’on pardonne facilement les quelques incohérences ou défauts scénaristiques, devant la tension narrative et la classe des monstres (Exodia vs les Blue Eyes, quoi !).

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12 réflexions sur “ Yu-Gi-Oh – Death-T Arc ”

  1. Bizarrement, c’est un des arcs que j’aime le moins, et je ne saurais trop expliquer pourquoi. Peut-être est-ce justement la narration que je trouve pas terrible. Ou alors le fait que Kaiba avoue délibérément vouloir éliminer Yûgi et que le public s’en fout royalement.

    En revanche, l’arc suivant est mythique. En plus, moi qui joue régulièrement aux jeux de rôle, je constate une fois de plus que Takahashi est fort pour retranscrire des jeux en manga.

    1. J’aime bien cette partie parce qu’elle annonce le début des choses sérieuses, mais c’est vrai qu’un parc d’attraction tueur, à la vue de tous, sans que personne ne réagisse, c’est un peu gros. Georgie, de ce point de vue, est fort.
      « Ne dites pas de mal de maître Kaïba ! Il veut vous tuer atrocement, m’utilise comme une proie, mais ne dites pas de mal de lui ! Zut ! »

      Mais bon, Exodia, quoi.

      Et puis, après, y a Bakura ! *o*

    1. Celle-ci : « Deuxième partie du manga selon l’auteur, le Death-T regroupe les chapitres 26 à 40 (tome 3 en bunko, mais tome 4 et 5 en normal). » ?
      Elle est totalement innocente… La deuxième par contre, oui, elle est violente 😄 M’enfin, les gentils gagnent, les méchants perdent, c’est logique 😄

      Désolé… >.<'

      1. « Celle-ci : « Deuxième partie du manga selon l’auteur, le Death-T regroupe les chapitres 26 à 40 (tome 3 en bunko, mais tome 4 et 5 en normal). » ? »

        >> Mais oui, bien sûr ! Elle m’indique où je dois m’attendre à la fin du premier arc et celle du second, le nombre de chapitres de la bunko, le nombre de tomes « normaux » que reprend la bunko,…. :O

        Mais ouais, celle d’après aussi est méchante.

        1. Boh, tu sais, les premières parties n’en sont pas vraiment. Moi, je voyais plutôt l’avant-île des duellistes pour les 7 premiers tomes. Mais Kazuki Takahashi en a décidé autrement. >.<'
          Les renseignements que je donne sont surtout là pour situer. Rien de méchant niveau spoil (je crois).

          M'enfin, je vais trouver un moyen d'effacer tout ça de ta mémoire… X)

          Le reste de l'article aussi est très très vilain… ^o^

        2. Je vais passer un petit coup de fil aux Men In Black 😄

          (T’en fais pas, j’ai vu l’anime et j’ai joué aux jeux vidéo et de cartes (même si ce dernier ne m’a dévoilé l’histoire))

    1. Boh… C’est vrai que Yûgi a une drôle de tronche sur le tome un, mais c’est l’illumination due à l’apparition de son double qui veut ça XD.
      Enfin, j’avoue que je préfère celle-ci aussi ^^ »

  2. Au fait, t’es sûr d’aimer ce manga ? A la lecture du compte-rendu de l’arc tu pourrais tout aussi bien parler d’un manga qui te fait vomir.

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