Scott Pilgrim (VS The World)

An Epic of Epic Epicness, ça annonce du lourd !

Le film est passé inaperçu lors de sa sortie dans les salles française cet hiver, après un beau ratage au box-office américain quelques mois plus tôt. Cependant, le classement amazon des ventes de DVD montre (ou montrait, vu le temps que je mets à écrire cet article) que ce dernier s’en sors plutôt bien (et itou pour le Blue-Ray). Bref, un four en salle, mais un petit succès pour les galettes !

L’histoire de Scott Pilgrim ne casse pas trois pattes à un canard, comme on dit. Soit dit en passant, si vous me trouvez un jour un canard à trois pattes, prenez-le en photo, hein, parce que ça court pas les rues…

Bref, passons.

Scott est un type sympa, mais le jour où il rencontre Ramona Flowers après avoir rêvé d’elle, il trompe sa petite amie officielle (une lycéenne, c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup) en sortant avec la fille aux cheveux roses (avec le printemps, c’est la période des cheveux bizarres…). Seulement, pas de bol, pour être tranquille avec elle, il va devoir se coltiner ses sept ex forcément maléfiques.

Bon, maintenant, c’est sûr et certain, ce n’est pas en matant ce film que vous aurez droit à de profondes discussions pseudo-psycho-philosophiques. Scott Pilgrim, c’est plutôt un film divertissant et sans trop de prétentions. Et il y arrive très bien, c’est le principal.

La première demie-heure du film -une grosse demie-heure- se base avec une fidélité exemplaire sur le premier tome des six que comptent la série. Mêmes cadrages, mêmes répliques, même actions, postures, etc. Difficile de faire plus ressemblant (même les acteurs sont super-méga-giga ressemblants à leurs persos, c’est fou!). Si l’intention est louable (après tout les fans hurlent au moindre changement [« ahhh, il a des chaussettes rouges au lieu de rouges foncées !! »]), ça m’a un peu dérangé, car j’ai eu du mal à m’immerger vraiment dans le film, étant toujours en train de le comparer, scène à scène, avec le support d’origine.

Heureusement pour moi, cela change rapidement, une fois le premier ex éliminé. On passe donc logiquement aux deuxième tome, mêlé habilement au troisième (et le 4 et 5 seront ensuite traités à peu près ensemble). Bon, l’humour est là, l’action aussi, mais gros bémol : ça ressemble quand même vachement à un enchaînement primaire de combats. Comme dans un jeu vidéo, mais faut dire que c’est le principe du film.

En 1h30 (un peu plus, en fait), c’est difficile de développer correctement les personnages secondaires, les méchants et leurs relations. L’histoire va à l’essentiel (i.e le grand boss), tout en présentant les ex intermédiaires. L’arrivée des ex est moins linéaire que dans le comic et j’ai trouvé ça très ingénieux. Ça change agréablement. Mais du coup, ils auraient limite pu l’attaquer tous ensemble, vus qu’ils arrivent à quelques heures/jours d’intervalles (alors que dans le comics, des mois, des saisons, passent…).

En parlant des persos secondaires, j’y pense à l’instant, mais beaucoup de choses sont passées à la trappe, faute de temps. On perd en richesse scénaristique et profondeur des personnages ce qu’on gagne en combats dantesques et époustouflants. Car mis à part le trio Ramona/Scott/Knives, les autres font un peu tapisserie (mais une jolie tapisserie), même s’ils sont présents tout au long du film. On a l’impression de les connaître, cette joyeuse bande de potes, mais au final, on reste trop en superficie, effleurant à peine la première couche de leur personnalité. Wallace se complaît en colloc’ gay avec de plus en plus de mec dans son lit, Kim reste la batteuse cynique et sarcastique du groupe, Stephen le chanteur prêt à tout pour la réussite du groupe. Et… c’est tout. Aucun autre développement. Un peu dommage, surtout quand on compare au comics (rien ne vaut l’original, comme souvent !). Heureusement, la richesse de l’humour et des situations sauve ces personnages de l’oubli et du Néant.

Globalement, c’est un détail, parce que l’accent est mis sur les sept ex maléfiques à combattre, leur ex-rapports avec Ramona, leurs techniques d’attaques, et tout le tralala.

Pour finir plus ou moins en beauté (je promets rien), Scott Pilgrim est un bon film bien sympa, à regarder sans bouder son plaisir, mais qui souffre néanmoins d’un défaut qui pourra en rebuter plus d’un. Mais pour qui aime l’univers vidéoludique du film, je ne peux que conseiller les livres, bien plus meilleurs, et dont le dernier tome sortira à la toute fin juin (chez Milady).

A ce propos, soyez sans crainte, la fin du film ne spoile pas celle du dernier tome (même méchant-évidemment, mais motivation et déroulement du combat théoriquement différent, le film étant sorti à peu près en même temps que le 6ième et dernier volume aux States).

13 réflexions sur “ Scott Pilgrim (VS The World) ”

  1. Et bien moi j’ai vu le film au ciné, sans avoir lu les comics, après que tu en ais parlé sur ton blog et j’ai adoré. D’ailleurs je suis en train d’écrire (depuis plus d’un mois, lolilol) un billet sur le cinéma, et le premier film mis en avant est…. Scott Pilgrim !

    Donc en exclu mondiale avant même la publication sur mon blog voici mon avis sur le film:

    Adapté du comic book que je n’ai toujours pas lu Scott Pilgrim est un excellent film qui narre l’histoire de Scott un musicos un peu geek sur les bords qui va sortir avec Ramona Flowers. Le problème ? La jeune fille à sept ex maléfiques qui ont formé une ligue pour vaincre Scott. C’est ici qu’on part dans une succession de délires plus loufoques les uns que les autres. Des combats qui feront pâlir de jalousie les plus grands comics, Scott qui fait du scoring en se battant mais what the fuck ?! Le film est une tuerie parfaitement mis en scène et Michael Cera est excellent dans le rôle de Scott.

    1. Oah, j’ai droit à une exclu, j’suis trop chanceux ! >///< Vivement le reste de l'article…

      Content que mon article sur les bouquins t'ait donné envie de visionner le film, te reste plus qu'à acheter les 6 tomes (presque tous) sortis ! ^_^

      Perso, j'ai bien aimé le film, adoré certains passages, détesté la fin alternative bonus pourrave de la mort, mais je préfère les comics.

      1. Je me demande bien ce que ça donne en BD. J’ai du mal à imaginer certains délires en livre comme par exemple le son de guitare durant les insultes. Bref je suis curieux de lire Scott Pilgrim

        1. Ben, les sons deviennent des onomatopées, dans les livres, non ? Je ne vois pas trop de quelle scène tu parles… >_<" M'enfin, faut que tu les lises, ça, c'est clair.

  2. Et voilà ce qui arrive lorsqu’on trompe sa petite amie. Une très bonne morale, je trouve. Par contre, je connais pas du tout et j’avoue avoir un peu de mal avec les filles aux cheveux roses.

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