Nura-Le Seigneur des Yôkaï (2)

A noter qu’une édition pseudo-collector sortira : « coffret » en carton facilement abimable, un bloc-note et un poster. Et le pire, c’est que je risque de l’acheter…

Cela sonnait comme une sombre prédiction annonçant le pire des Fléaux… Prédiction qui s’est évidemment réalisée, quand, après avoir lu de bonnes critiques des deux premiers tomes, je tombai par hasard sur le « coffret ». J’ai craqué. C’était prévisible, non ?

Alors, que pensez de ce shônen ? Peut-il assurer la relève fièrement ?

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Amatsuki

Amatsuki est l’une des nombreuses nouveautés venues envahir nos étalages en ce début de printemps.

Prépublié au Japon depuis 2005 dans le Comic Zero-Sum des éditions Ichijinshâ, magazine shôjo mensuel qui voit passer dans ses pages d’autres titres comme Saiyuki Reload, Loveless ou Dolls. C’est donc en toute logique qu’Amatsuki a finit dans la collection Shonen Up ! de Kazé Manga, alors que Dolls est lui classé en seinen. Ne cherchons pas de logique, il n’y en a pas.

12 tomes (couverture ci-dessus), en cours au Japon à un rythme assez lent, les sorties françaises seront trimestrielles, ce qui va permettre de laisser une avancée japonaise pendant très longtemps. et donc éviter aux lecteurs français, impatients comme ce n’est pas possible en matière de manga, de ne pas attendre huit mois entre chaque tomes pendant vingt longues années.

Voici le résumé directement pris du site de Kazé (flemme d’en écrire un moi-même ^_^) :

Tokidoki est un lycéen plutôt nonchalant qui, pour combler ses lacunes en Histoire, est gentiment envoyé dans un musée. Mais ce musée est d’un genre nouveau : il propose une véritable immersion virtuelle dans le Japon de l’ère Edo au moyen d’un dispositif de lunettes révolutionnaire. Facétie du programme ou simple bug, le jeune homme se retrouve nez à nez avec un être étrange chevauchant un animal monstrueux tout droit sorti du bestiaire folklorique japonais. Tout tourne à l’horreur lorsque Tokidoki, blessé à l’œil gauche par la bête féroce, se retrouve prisonnier du Japon du XIXe siècle alors que ses lunettes gisent sur le sol, brisées…

Comme d’habitude, le travail graphique de Kazé sur la jaquette est splendide. Ce n’est que mon point de vue (comme dans 100% des articles de ce blog, en fait) mais j’adore la typographie du titre, son emplacement, l’ambiance que dégage la couv’, enfin, tout, en gros.

Au niveau de l’histoire, on est plongé dans un manga mêlant habilement quelques éléments de science-fiction (assez peu présent dans ce premier tome) à un univers mystique basé sur le Japon à l’époque Edo. Tokidoki se retrouve piégé dans un monde qu’il ne connaît pas et dont on ne sait rien. Voyage temporel ? Téléportation au sein du monde virtuel ? Mystère…

Les premiers chapitres se contentent de mettre en place quelques éléments et d’installer les personnages principaux et récurrents dans leurs rôles respectifs, pour qu’on situe bien qui est qui.

Car le nombre de personnages importants augmentent de page en page. Et si certains ne sont qu’entraperçu, les ombres qui planent autour d’eux les destinent à de plus grands rôles. C’est dans les 3 derniers chapitres de ce premier tome que l’intrigue décolle réellement. Un nouveau mystère s’ajoute par le biais d’une mystérieuse comptine aux allures de prophétie (élément clé de toute oeuvre de fantasy). Et la Princesse se dévoile, en même temps qu’un personnage très charismatique qui semble déjà détenir les clé des énigmes posées…

Et là, fin du tome. Au moment où tout devient captivant. Quelle frustration !
Maintenant, il me faut attendre juin pour acquérir le tome 2 !

Torchwood : Miracle Day – 07.08.11

Voici un nouveau billet Torchwood !
Si vous avez bien suivi le billet de présentation de la série, cette quatrième saison est une coproduction entre la BBC et Starz (chaîne américaine). Après avoir bien suivi les diverses informatios relatives au tournage (commencé depuis mi-janvier), on apprend aujourd’hui la date de diffusion sur Starz (qui devrait être la même pour BBC) : le 8 juillet prochain !
Le tout est accompagné de l’affiche promotionnelle suivante, en attendant de réelles photos !

J’aime beaucoup cette affiche, qui donne le ton : cette saison sera explosive et aura une ampleur internationale. Une belle image qui résume bien l’ambition voulue par les scénaristes et Russel T. Davies (créateur de la série).

Festival du Film Asiatique de Deauville (2/2) : Maudite Pluie !

Le deuxième film de la journée commençait à 14h30, et non 14h, comme je le croyais au début. Ce qui nous a fait presser pour presque rien, puisqu’on est arrivé dans la salle juste à son ouverture, 15 minutes avant le début de la séance.

Maudite Pluie ! (Gabhricha Paus) est un film indien de 2009, réalisé par Satish Manwar, qui possède son site internet : http://mauditepluie.com/

Comme on peut le voir dans la partie « où voir le film », Deauville fut la ville où ce film fut le plus présenté en France…
Sinon, il y a aussi la fiche du film sur le site du festival.
Il était hors-compétion, sélectionné dans la catégorie Panorama, et n’a donc du coup remporté aucun prix (c’est le principe).

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Festival du Film Asiatique de Deauville (1/2) : Cold Fish

Par une coïncidence merveilleuse vint après mon oral de chimie un appel de ma Juju et de sa chance à priori presqu’infinie. J’ai ainsi pu assister à la projection de deux films lors du 13ième Festival du Film Asiatique de Deauville (une quelconque bourgade normande en bord de mer). Et avec badge VIP, voulez-vous.


L’affiche présente un joli panda, trop mignon, mais malheureusement, pas de peluche à son effigie ;_; Lire la suite Festival du Film Asiatique de Deauville (1/2) : Cold Fish

« T’as une barre au milieu du front… »

Tout se passait bien ce dimanche soir-là. Un bon petit dîner (du chili con carne en boîte… >_> »). Une longue semaine s’annonçait, mais on n’en était pas encore là. Nous étions encore insouciants, limite naïf, ces temps-là.



                                       Miam !

C’était il y a un mois. Que de changements depuis ! Les « vacances », les révisions surtout, un oral en chimie, bref, plein de choses, de quoi remplir des journées 24h/24…

Mais ceci n’est pas le sujet de cet article, même si je me doute qu’une plongée plus détaillée dans les abysses de ma vie vous passionnerait.
Lors de ce repas, entre moi, ma soeur, Kéké et Mushu, on ne pensait pas aux Ravages du Temps, aux Mystère de la Vie, et encore moins à la Vieillesse, fourbe ennemie qui nous attend au tournant de notre vie, avec son amie la Faucheuse. Et pourtant…

Le repas était presque fini lorsque Mushu sortit ces terribles mots, annonciateurs de sombres heures…

« Bobo, t’as une barre au milieu du front… »


Une barre. Oui, une barre. Au milieu du front.
Pris de panique, je cours jusqu’à la salle de bain et, face au miroir, je fais face à la terrible vérité. Cette barre n’est autre qu’une.. ride. Ma première ride…

Eh oui, comme le laissait deviner le début du billet, et ses phrases poétiques (car je suis un grand poète à mes heures perdues, et Dieu que j’en perd, des heures, à ne rien faire), je suis vieux. Voilà, c’est la vie. Alors que certains se découvrent des cheveux blancs, que je rigolais d’en trouver des lisses cachés dans ma coupe afro, voici que le temps me rattrape en chemin. Subtile vengeance du Destin devant mes moqueries…

 
                                          ;_;

Mais qu’à cela ne tienne ! Je ne vais pas me laisser abattre !

Life must go on

Histoire d’une couverture : Saiyuki Reload 9

Comme l’annonçait l’article de lundi, cette fois, on va parler de Saiyuki Reload, série de Kazuya Minekura qui a connu une vie difficile en France et ce, grâce à l’incapacité notoire de Panini pour éditer des manga. Et un éditeur incompétent, un !

Après avoir gâché la série en offrant au lecteur des tomes à la rigidité cadavérique, ce qui rend la lecture pénible. Après avoir gâché le dos du tome 6 en doublant légèrement les doigts de Zakuro à la main gauche, alors que n’importe quel imbécile aurait été capable de réparer ça avec le logiciel adéquat (mais là, c’est l’inverse, c’est un incompétent Paninien qui a crée cette double main). Après avoir gâché le tome 8 en mettant une couverture floutée, qui donne mal à la tête à trop la fixer, voici la nouvelle et drôle aventure de Panini ! Que de péripéties !

Cette fois, on supprime le fond de couleur, parce que, ben, c’est cher l’encre verte. Et pis, le vert kaki, c’est pas vendeur. Alors, on amis du blanc. Ça représente l’innocence, la pureté, et la neige. Quoi ? L’hiver est passé ? Ben, tant pis, on fait avec, c’est joli, le blanc.

Non, franchement, cette décision stupide vient concrétiser tout ce qu’on pouvait penser de Panini : c’est de pire en pire.

Là encore, j’aurais aimé savoir les raisons sous-jacentes à ce changement. Mais un fait important : Panini ne répond pas aux courriels qu’on leur envoie (ou alors, dans la décennie suivante, autant parler à un mur…) et la personne qui tient le facebook avoue être « une tanche en manga » (jeudi 3 mars 2011, 21h34). Et on sait qu’il n’y aura jamais de page Panini Manga, contrairement à ce qui avait été dis. Du coup, on peut toujours se brosser pour avoir des réponses concrètes (sauf sur la planning, pour ça, j’ai déjà eu des réponses).

Bref, une nouvelle fois, Panini fournit de l’eau au moulin de ses détracteurs…

Edit :
Au final, la couverture est bien verte. Reste à savoir pourquoi tous les visuels fournis ne l’étaient pas.

Histoire d’une couverture : Les vacances de Jésus et Bouddha 1

Les vacances de Jésus & Bouddha est la nouvelle série à sortir chez Kurokawa ce jeudi. Je l’ai déjà évoquée en Décembre dernier, lorsque l’information avait joyeusement fleuri sur tous les sites d’actualités manga.

Ci-dessus , la première couverture, version japonaise à gauche, version française à droite. Et, Ô étrangeté, que remarque-t-on ?

Jésus et Bouddha ont interverti leur place en apprenant la belle langue de Molière ! Quels farceurs, ces deux-là !

Plus sérieusement, connaissant Kurokawa, je me doutait qu’il y avait une raison à ce changement. C’est-à-dire, pas comme Panini qui a osé supprimer le fond vert au tome 9 de Saiyuki Reload (billet à venir sous peu).

Je leur ai donc posé la question sur Facebook, site qui se trouve donc être fort utile occasionnellement. Et leur réponse m’a entièrement satisfaite.

Le placement des personnages n’est pas le fruit du hasard. Sur les visuels de promotion et sur les premiers essais de couverture, le titre est disposé de manière horizontale. Hors voir écrit « Jésus & Bouddha » alors que les personnages sont Bouddha et Jésus manquait de logique. Nous en avons donc discuté avec l’auteur qui nous a autorisé à changer la disposition (uniquement sur le volume 1).

En fait, j’y avais pensé, mais n’étant point sûr, une confirmation s’imposait. Voilà qui est fait !

A bientôt pour de nouvelles informations capitales ! =)

Torchwood : Another Life

Fort du succès de la série, la BBC a décidé de sortir des romans estampillés Torchwood. Les trois premiers sortent quelques jours après la fin de la saison un. Et ils sortiront ensuite toujours par salve de trois.

Je me suis donc acheté les trois premiers l’été dernier. Parce qu’après deux ans sans un mot d’anglais, il me fallait absolument retrouver mon niveau d’antan.

Les trois-là se déroule entre l’épisode trois (Ghost Machine) et quatre (Cyberwoman) de la saison un.
Bref, que raconte ce premier roman d’environ 250 pages ? Je vous le fait en anglais ? Oui, ok, on fait comme ça :

Thick black clouds are blotting out the skies over Cardiff. As twenty-four inches of rain fall in twenty-four hours, the city centre’s drainage system collapses. The capital’s homeless are being murdered, their mutilated bodies left lying in the soaked streets around the Blaidd Drwg nuclear facility. Tracked down by Torchwood, the killer calmly drops eight storeys to his death. But the killings don’t stop. Their investigations lead Jack Harkness, Gwen Cooper and Toshiko Sato to a monster in a bathroom, a mystery at an army base and a hunt for stolen nuclear fuel rods. Meanwhile, Owen Harper goes missing from the Hub, when a game in Second Reality leads him to an old girlfriend…
Something is coming, forcing its way through the Rift, straight into Cardiff Bay.

Bon, comme vous pouvez le lire, ce résumé n’est pas trop compliqué. On a donc une histoire mêlant une pluie incessante causant de graves inondations à Cardiff, des meurtres de sans-abris, une disparition de combustibles nucléaires et, évidemment, le tout est lié à la Faille, et à la chose qui la traverse.

La lecture fut plutôt facile, les chapitres étant courts (8 pages en moyenne). Néanmoins, certains mots de vocabulaires techniques (notamment sur le nucléaire, ou le vocabulaire médical), et revenant régulièrement, m’ont assez agacé, car je ne les retenais pas (c’est pas faute d’essayer…).
De plus, comme le résumé l’indique, on a plusieurs pistes narrées, plus celle avec Owen, son jeu virtuel et son ex, qui s’entremêlent joyeusement. Du coup, il est parfois difficile de se perdre dans ce méli-mélo.
Une fois que les liens se font clairs, l’histoire avance plus vite. Mais la sensation d’avancer dans le brouillard et de ne pas savoir où l’auteur veut en venir est assez déstabilisante.

Néanmoins, le plaisir de retrouver l’équipe de Torchwood est bel et bien là. Les personnages sont plutôt fidèles à leur version télévisée, ce qui est évidemment un plus indéniable. De plus, on apprend quelques détails permettant d’expliquer certains évènements de la série (genre, la question que tout le monde se pose lors de l’épisode 4).

En un bref, c’est un bon moment de lecture, mais certainement pas le meilleur livre de la série. On va dire qu’il égale le niveau de certains épisodes.

Les Lamentations de l’Agneau

Titre : Les Lamentations de l’Agneau
Auteur : Kei Toume
Éditeur japonais : Gentosha
Éditeur français : Akata/Delcourt
Nombre de tomes : 7
Date de sortie du premier tome : jap>16/01/97; fr>20/04/05
Date de sortie du dernier tome : jap>24/02/03 ; fr>26/04/06

L’histoire :
Kazuna Takashiro, un lycéen ordinaire, vit chez des amis de son père, dont il est sans nouvelle depuis la mort de sa mère quelques années auparavant. Mais un jour, alors qu´il voit une tâche de peinture rouge sur la manche d´une de ses amies, il s´évanouit. Il se souvient alors de la maison de son enfance et éprouve le profond besoin d´y retourner. A sa grande surprise, il y trouvera sa soeur aînée, Chizuna. Cette dernière lui révèle le lourd secret qui pèse sur sa famille : ils sont sujets à une maladie sanguine les poussant à désirer du sang… humain !

Les dessins:
Le trait de Kei Toume est particulier et reconnaissable entre mille. Une sorte de « brouillon soigné » (bel oxymore, je sais). Un style qui se rapproche du croquis. C’est très beau, mais ça ne plaira pas forcément à tout le monde. Mais moi, ça m’a plu, c’est l’important, non ?
Les illustrations couleurs sont magnifiques, et c’est dommage qu’il n’y ait pas de pages couleurs. Le logo français est bien réussi aussi, du bon boulot de la part d’Akata (mais ça, ça n’étonne personne ^_^).

Le scénar’:
Malgré un thème actuellement utilisé à toutes les sauces, Les Lamentations… de démarquent rapidement du reste des production par son ton résolument pessimiste. D’une ambiance mélancolique, on passe graduellement à un fatalisme désespéré.
Des vampires? Pas vraiment. Evidemment, on y pense. Mais ici, c’est une maladie. Elle ne rend pas les gens classes et cool comme dans un vulgaire film américain de super-héros (parce que se prendre des rayons gamma en pleine tronche, ça ne rend pas élastique ou invisible >_> »…). Ici, il faut bien évidemment la soigner, car les crises qu’elle provoque sont non seulement dangereuses pour le malade, mais aussi pour l’entourage. Néanmoins, rien ne semble pouvoir empêcher l’inéluctable…
Les personnages en sont conscients et vivent avec. Le cercle fermé présenté par Kei Toume se résumant à assez peu de personnes pour, qu’au final, chacun prenne note des souffrances de l’autre. Souffrances physiques, mais aussi psychiques/mentales. Souffrance à cause de la maladie pour Chizuna et Takahiro, souffrance d’être laissé dans l’ignorance pour ses amis, d’être abandonné pour ses parents adoptifs (oui, c’est lui qui les abandonne, pas l’inverse XD).

La fin :
Dans cette peinture d’une lente et longue descente aux enfers, on était pouvait s’attendre à une fin des plus macabres, refermant le dernier volume de la série avec une envie de prendre la corde et le tabouret le plus proche. Bizarrement, rien de tout ça. Enfin, pas si bizarre, en fait.
A l’origine, Kei Toume avait prévu de dessiner un manga sombre et franchement pessimiste (elle l’avoue dans la postface), mais elle a changé de plan en cours de route, apportant une touche d’espoir à la fin. Une petite flamme, fragile, qui brille faiblement dans les ténèbres du désespoir.
Le problème c’est que, autant je peux comprendre cette fin et l’accepter, autant je trouve qu’elle tranche radicalement avec les 46 chapitres précédents. Et ce virement final m’a un peu déçu, je dois le dire. J’aurais adoré trouvé, en bonus, une fin alternative, celle qu’elle avait imaginé lors de la conception du titre, un peu comme dans les bonus DVD. Director’s cut ! Malheureusement, rien de tout ça. J’en reste sur ma faim (ahah).

Conclusion:
Pour finir sur une note joyeuse (si c’est possible), je dirai que ce manga est à lire et relire (et rerelire, etc.). Kei Toume est une mangaka remarquable au style inimitable (même si toutes ses oeuvres ne sont pas d’une qualité irréprochable). Son Sing « Yesterday » For Me sera bientôt mien…