Les Livres des Rai-Kirah


Histoire :
Seyonne n’a pas toujours été esclave.
Autrefois, les membres de son peuple étaient les gardiens d’une magie protégeant le monde contre les démons. Autrefois… avant que les Derzhi ravagent leurs terres et les réduisent en esclavage.
Après seize années de misère et d’humiliation, Seyonne est résigné : il attend la mort en évitant le surcroît de souffrance qu’apportent l’espoir et le souci d’autrui.
Mais, lorsqu’il est acheté par Aleksander, prince de l’empire derzhi, son fatalisme désespéré vacille. Ce nouveau maître, d’une insouciante cruauté, héritier d’une civilisation qui a assujetti la sienne et règne sans partage sur son monde, semble la proie des démons. Que deviendrait le monde sous l’emprise d’un empereur à leur merci ? Devinant en Aleksander les germes de la grandeur, l’esclave devra, pour le sauver, trouver la force de mener son dernier combat.

Tomes :
1. L’Esclave (Transformation en vo) -mars 2009
2. L’Insoumis (Revelation en vo) -septembre 2009
3. Le Vengeur (Restoration en vo) -juillet 2011

-Éditions Bragelonne
-Auteur : Carol Berg
-Illustrations : Jean-Sébastien Rossbach
-tome 1 à 22€ (480 pages) et tomes 2 et 3 à 25€ (530 pages)

Avis :
L’Esclave et L’Insoumis sont de véritables coup de coeur !

J’ai d’abord intrigué par la couverture. Il faut dire que les illustrations de Jean-Sébastien Rossbach sont magnifiques. D’ailleurs le hasard fait que l’autre trilogie grand format que j’ai également en cours chez Bragelonne est également illustrée par ce gentil monsieur. Mais, trêves de bavardages, reprenons, si vous le voulez bien.
Ce fut ensuite par le résumé et l’extrait (ci-dessous) donnés par l’éditeur que je fus plus qu’intrigué, captivé. J’ai donc acheté le premier tome de cette trilogie. Et je ne le regrette pas. Le style est fluide et on est vite emporté dans l’histoire narrée par Seyonne, avec beaucoup de cynisme et d’ironie. Il porte un regard cru sur sa condition d’esclave, sans se faire d’illusion sur l’impossibilité de sa libération. Il est esclave et le restera jusqu’à sa mort, c’est ce qu’il se dit, vivant chaque instant au moment où il se produit, sans se projeter dans le futur. Aucun espoir, donc.
La relation qu’il noue avec le Prince Aleksander est loin d’être amicale, même si elle évolue tout au long du bouquin. Pas mal de rebondissements et d’actions rythment leur périple et si certains faits étaient prévisibles, beaucoup plus ne l’étaient pas. J’ai été agréablement surpris du cheminement qu’a pris l’histoire en cours de route, je ne m’y attendais pas du tout. On en apprend aussi beaucoup sur le passé de Seyonne (normal, c’est le narrateur).
La fin n’oblige pas spécialement à une suite, ce qui est un atout (au cas où ça ne plaît pas, l’achat de la suite n’est pas « forcé » juste pour avoir la toute fin de la trilogie), mais le livre se lit tellement rapidement que c’est avec plaisir que je retrouverai les deux héros ! =D

D’ailleurs, le deuxième tome confirme les qualités du premier. Plus long, plus abouti aussi, l’histoire développée par Carol Berg se trouve être beaucoup plus complexe que ce que l’on pourrait penser et certains des acquis du tome précédent se retrouvent complètement remis en question voir reniés. Malgré quelques longueurs vers le milieu du pavé, ce tome se dévore (à nouveau) et si, encore une fois, la fin ne se termine pas par un à suivre… trépidant, c’est néanmoins avec quelques questions en tête quant à l’avenir de Seyonne que j’ai quitté l’histoire, finalement encore plus pressé de découvrir le fin mot de cette trilogie !

Du coup, je vous en reparlerai cette été, si tout va bien et que Bragelonne se décide enfin à publier le dernier tome de cette superbe série qui n’a pas eu le succès attendu (oui, j’ai pas de bol avec mes choix de lectures).

Extrait du premier tome:
http://bragelonne-le-blog.fantasyblog.fr/gallery/2/0903-extrait-esclave.pdf

=D

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Freak’s Squeele : Chocafrix

Comme on pouvait s’en douter en lisant le précédent article consacré à Freaks’ Squeele, je n’ai pas pu résister. Non, je n’ai pas su…

Je me suis pourtant rendu chez mon fournisseur habituel la veille, pour chercher Doggybags mais malheureusement pour moi, le peu d’exemplaires commandés étaient déjà partis. Alors que la sortie officielle était le lendemain, 10 février… M’enfin bon, j’ai réussi à sortir sans partir avec le coffret de Freaks’ Squeele qui me narguait méchamment.

Et je suis revenu le vendredi. Et reparti avec. Hem…

Comme le montre le visuel ci-dessus, le coffret présente le tome 4, Succube Pizza, avec un couverture inédite pour l’occasion et surtout, le jeu Chocafrix !

Vous ayant déjà parlé du tome en lui-même, qui est dans ce coffret identique à la version normale (sauf la couv’ et le logo de la tranche, qui est celui d’Ankama et non du label 619), vous vous doutez bien que je vais donc explorer plus en avant le monde mystérieux de… Chocafrix !

Imitant un paquet de céréales fort connu, Chocafrix se compose de plusieurs plateaux, de figurines d’Ombre, Chance, Xiong Mao et Rosebud, de cartes (divisées en plusieurs catégories) et de trois dés. Et d’un livret de règles évidemment. Seize pages pour nous expliquer le fonctionnement de ce jeux de société à moitié RPG  avec exploration d’un niveau et extermination des monstres. Ici, de méchants soldats de pain d’épice, gouvernés par la Reine Kina ! Heureusement, notre trio veille !

Le jeu peu donc se jouer à partir de 2, et jusqu’à 4 joueurs. Et peut-être plus, un jour, si d’autres persos de la série investissent le jeu (Valkyrie, Funérailles et/ou Sablon, ce serait génial).

Les figurines sont fidèlement réalisées, bien que parfois un peu « bâclées » au niveau de la finition. On pourrait limite prendre son temps à les peindre, comme pour tout jeu de plateau, mais comme je suis une quiche de l’espace intersidéral pour ce genre de truc, je ne pense pas m’y risquer. Oh, et les figurines ne sont pas aussi grandes que cette image laisse penser. Il faut quand même qu’elles rentrent dans la boîte, avec les autres trucs, nan  mais oh !

Les règles sont plutôt simples pour un jeu de ce genre, mais assez nombreuses. Faut bien être sûr d’avoir tout retenu et compris avant de se lancer dans l’aventure. A ce propos, on nous propose 3 scenarii (pour faire savant) distincts, pouvant se jouer séparément ou à la suite (mode « campagne »). Et rien ne nous empêche d’essayer nos propres histoires, pour varier les plaisirs. =)

Pour l’instant, j’ai testé le jeu vite fait, moi contre moi (vous ne devinerez jamais qui a gagné !). La mise ne pratique fut plutôt difficile au début. Essayez donc de jouer tous les personnages du jeu simultanément, vous allez voir, c’est marrant. Après quelques tours de rodage, l’ensemble est devenu plus fluide et intuitif, même s’il m’est arrivé de sauter le tour d’un des héros (désolé, Xiong-Mao >_<« ).  L’ensemble des scénario est bien foutu, le jeu est prenant est marrant, beaucoup axé stratégie, avec des pouvoirs qui, actionnés pile à temps, peuvent avoir des effets dévastateurs ! Du coup, faut bien réfléchir avant de faire une action… Les conséquences peuvent être terribles (effet dramatique) !

Quant au scénario ultime, celui de l’affrontement contre la méchante Kina, un conseil, pressez-vous ! En effet, 12 tours de jeu, c’est un peu juste. Ignorer les fours, tracer un chemin entre les soldats ennemis et attaquer Kina me semble plus efficace, surtout au vu de la limite de temps. Après, je n’ai pas encore testé cette stratégie, vu que, justement, je me suis fait avoir par ce manque de temps. C’est une course contre la montre, pour que les paisibles habitants ne puissent se douter qu’un drame à base de biscuits démoniaques se joue dans leur centre commercial !

En bref, un très bon coffret collector, qui vaut l’achat, et j’espère que ce jeu connaîtra des extensions ! =)

Haneurino Shownen (Sho-U Tajima)

Comme je le prévoyais il y a deux semaines, j’ai donc succombé de nouveau à la Tentation. Comme souvent, en fait… C’est mon compte en banque qui doit se plaindre de moi…

Encore un fois, la qualité d’image est clairement pourrie, même si l’on voit distinctement la discrète pub’ que je fais envers une série que je mentionne assez fréquemment sur ce blog. Si le message subliminal fortement sous-entendu ne passe pas, je ne sais pas ce que je peux faire de plus…

Notez bien que je ne parle pas des Banana Fish que l’on peut apercevoir à gauche de l’image. Ni des Otomen (dont le tome 12 sort ce mois-ci au Japon, soit dit en passant). Encore Raté…

Bref, passons cet intermède délicat et raffiné pour parler plus sérieusement (autant que faire se peut, expression désuète mais cool à caser). Après Pez, Haneurino Shownen rejoint donc ma collection. Plus fin et délicat que l’autre, il est également plus léger, mais tout aussi détaillé et bien réalisé. Made in China, mais avec un joli sens du détail et respectueux du modèle d’origine.

Du reste, ne possédant pour le moment aucun manga de Sho-u Tajima, cette erreur devrait être réparée dans l’année (ce qui me laisse encore du temps).

Nightwish – Imaginarium

Alors qu’on s’attendait à une sortie de leur prochain (et septième) album pour fin 2011, comme laissait entendre Tuomas Holopainen (le compositeur et un très court temps chanteur ^^ ») dans quelques interview, on devra finalement attendre 2012 pour découvrir Imaginarium. Sans plus de précision sur la date.

Par contre, pour le reste, que d’informations ! L’album sera composé de 13 pistes, et un film va être tourné au printemps, basé sur ce CD. L’histoire ? Celle d’un vieux compositeur, se croyant encore jeune, qui se perd dans son imagination fertile et voyage, au travers ses rêves, dans son passé fantasmé et fantastique. Voyage au cours duquel il devra se battre pour retrouver ses souvenirs les plus importants.

Quand on connaît bien Nightwish, un tel synopsis n’est pas surprenant, reprenant des thématiques déjà abordées et donc chères au groupe, et dont la présence est de plus en plus forte, album après album.
Si le recul de la sortie de l’album me déçoit un peu, l’annonce de ce film est un belle surprise. Le genre de truc que je n’imaginais même pas. Après reste à voir quels seront les acteurs (le groupe lui-même ?), le prix du DVD (interrogation bassement matérialiste, j’en conviens) et surtout la qualité du film. J’en frémis d’impatience.

Même si j’attends surtout le CD…

Bus Gamer

Encore un billet relativement court pour ce week-end, parce que les fins de semaines sont longues et difficiles.

Au début, suite au départ de Kazuya Minekura de Square-Enix vers Ichijinsha, Bus Gamer est passé d’un simple tome un avec quelques chapitres seulement prépubliés à un one-shot un peu plus gros que la moyenne et intitulé « Pilot edition » (sorti en 2003).
En 2008, le tome 1 de la suite sort au Japon, quelques mois avant d’être interrompue à nouveau. D’après ce que j’en ai compris, cela pourrait venir de la ligné éditoriale du Comic Rex, incompatible avec le récit de Bus Gamer

En parlant d’incompatibilité, Bus Gamer est l’un des rares shôjo d’action à sortir ici-bas, loin des romances kawaï de jeunes filles aux grands yeux pétillants. En effet, malgré ses airs de shônen, BG fut publié par Square-Enix dans Stencil, magazine shôjo (1999-2003). Du coup, ça fait une bonne raison de plus de l’acheter, tellement ce genre de titre est si peu commun !

Cependant, cette série d’allure maudite sort en France, et la suite est attendue chez Tonkam pour la fin 2011 (révélé sur Facebook il y a une dizaine de jours). Juste de quoi me rendre heureux !

L’arnaque du c2i

Le c2i, c’est le Certificat Informatique et Internet, mais comme CII, c’est pas joli, on a préféré abréger ça c2i. C’est toujours cool de mettre un ou plusieurs chiffres dans les sigles.

Il est censé « attester de compétences dans la maîtrise des outils informatiques et réseaux. Il est institué dans le but de développer, de renforcer et de valider la maîtrise des technologies de l’information et de la communication par les étudiants en formation dans les établissements d’enseignement supérieur. » (source : wikipédia, qui, à l’instar de google, est un bon ami)

Le c2i regroupe 44 compétences réparties en 9 pôles nommés A1, A2, B1 à B7. J’ai fait un test de positionnement en septembre dernier, et j’ai ainsi appris que je ne maîtrisais qu’à 13.5% le domaine B4. Autrement dit, je ne sais pas « réaliser de documents destinés à être imprimés ». Eh ben, je me demande bien comment je faisais jusqu’alors pour imprimer mes CV, demande de bourses au Crous ou autres papiers importants de ce genre…


            L’imprimante.
            Mon pire ennemi.

En octobre dernier a lieu la séance de présentation. Un mardi, de 18 à 20h. Déjà, rien qu’au niveau des horaires, ça commence bien. On a donc droit à une heure et demie (oui, on a finit en avance, miracle) d’un diaporama passionnant. On en apprend trois fois rien et où le plus important est délayé dans un marasme d’évidences et ou alors tout simplement tu (j’y reviendrais plus tard, que de surprises !). On nous répète régulièrement les scores : sur l’ensemble des étudiants inscrits, très nombreux, seul 1/3 se présente à toutes les épreuves. Et seul 1/3 a son c2i en fin d’année. Cela m’a paru étrange, mais maintenant, cela me paraît tout à fait logique, vu l’inorganisation que c’est.
On nous répète aussi qu’il ne viendront pas nous chercher, que c’est à nous de trouver les dates des épreuves sur le site et de s’y inscrire (sans savoir en quoi ça consiste ni même où elle a lieu, ben tiens).

Bref, je ressors de cette présentation en me disant que ça va rapidement devenir chiant. Et j’ai eu rapidement la confirmation. Fin novembre, ma boîte mail étudiante s’est remplie d’environ 300 mails tous plus inutiles les uns que les autres en l’espace d’une semaine. Merci, le c2i. « Vous aussi pourrissez la boîte-mail de vos amis grâce au c2i ! » Ça, c’est un bon slogan.

Plus sérieusement (si j’y arrive), quel était le sujet de ces courriels (ou pourriels, pour être exact) ? Les onze premiers demandait chacun la liste des binômes inscrits pour la semaine 1 à 11 (respectivement). Binômes ? Quels binômes ? Un « What The Fuck » intersidéral à traversé l’atmosphère terrestre. Depuis, le groupe Noir Désir s’est séparé.

C’est pas le genre de trucs qu’il aurait fallu mentionner lors de leur ennuyeuse séance de présentation ? Non ? Vous êtes sûrs ? Bon, bah, tant pis, alors…
Dans ce cas, peut-être qu’il serait avisé d’expliquer ce que sont ces binômes dans les mails qu’on envoie à tous les étudiants inscrits? Non ? Vous êtes sûrs ?…
Ah ! Révélations ! Le but, c’est de nous emmerder un peu plus, car chaque jour qui passe rend la Terre plus lasse (oups, je dérive…).

Par contre, ce qui est génial, c’est leur système de réponse. Quand une seule personne répond au mail, TOUS les autres reçoivent la réponse. Vu le nombre d’inscrits, je vous laisse imaginer l’horreur que ce fut (d’ailleurs, ça continue actuellement). Un véritable Fléau.
Du reste, ce sont des types responsables de la formation c2i, et qui, théoriquement, sont censés être des professionnels de l’informatique, qui ont créé cette Abomination virtuelle. Vachement utile, le c2i.

Du coup, les « cours » étant à des horaires impossibles, leur organisation merdique et leur site mal foutu, j’ai laissé tombé. En plus, ça fera augmenter leur statistique d’échec, de quoi les rendre fier d’eux.

Détenu 042

Titre : Détenu 042 (o-shi-ni)
Auteur : Yua Kotegawa
Éditeur japonais : Shûeisha
Éditeur français : Kana
Nombre de tomes : 5
Date de sortie du premier tome : jap>18/10/02; fr>22/09/06
Date de sortie du dernier tome : jap>19/01/05; fr>06/07/07

L’histoire :

Ryôhei Tajima, alias « détenu 042 » (car « les prisonniers n’ont pas besoin d’un nom »), croupit depuis 9 ans, dans le couloir de la mort en l’attente de son exécution pour de multiples meurtres. Un jour, pourtant, le gouvernement désirant abolir la peine de mort et rendre les détenus utiles, fait une étrange proposition à Ryôhei.
Le Docteur Shiina, lance en effet un programme expérimental destiné à déterminer si un criminel peut se réhabiliter dans la société. Le « détenu 042 » sera le premier cobaye ! Sa peine sera commuée en travaux d’intérêt général dans un lycée où il vivra en liberté ! Néanmoins, comme seule mais efficace garantie contre la récidive, une puce lui sera implantée dans le cerveau et elle sera programmée pour exploser si Ryôhei s’énerve trop ou est pris d’une envie de meurtre. Et bien sûr, le « détenu » est également muni d’un traceur pouvant le localiser et analyser ses réactions à tout moment!
Que fera Ryôhei en découvrant cette nouvelle forme de « liberté » ?!
Un criminel peut-il être tout à fait réhabilité dans la société ?

Graphisme :
Le style de Yua Kotegawa est assez simple mais reconnaissable. Il est parfaitement dans la veine « manga » (grands yeux, mentons et nez fins…). J’avais lu une critique sur Manga-News avec laquell je suis en total désaccord. Selon le rédacteur, qui ne s’est pas identifié, le dessin a un air de shônen. Eh ben, il ne doit pas avoir les yeux en face des trous. Le dessin est plutôt très féminin, très shôjo (malgré un côté assez « lisse »), avec ses trames, son absence régulière de décor (quoiqu’assez présent, quand même) et ses scènes d’action parfois mal gérées.

Scénario :
Avec un thème aussi fort, on pouvait s’attendre à un traitement dur, implacable, cruel et terriblement sombre. Il n’en est rien. L’auteur a préféré se concentrer sur les personnages et leurs relations. Ainsi, on est plongé dans un univers un plus « gentillet ». Déception assuré pour ceux qui attendait là leur dose de seinen violent. En même temps, au vu des couvertures colorés, on pouvait s’en douter…
Petit à petit, on s’attache à Ryôhei, constamment appelé par son matricule, si bien qu’on ne retient pas vraiment son nom. De toute façon, on n’a pas besoin de le connaître, c’est un condamné à mort.
Mine de rien, malgré l’apparence tranquillité du manga, il arrive régulièrement des péripéties qui mettent en danger la viabilité de l’expérience, son application, et donc la survie d’042. Certains retournements de situation peuvent paraître faciles, certaines actions futiles (« 042 ! Un lapin s’est enfui, rattrape-le ! ;_; « ), et l’on pourra critiquer la facilité scénaristique avec laquelle Yua Kotegawa se dégage du débat sur la peine de mort quand celui-ci se fait trop présent. Néanmoins, il faut admettre que Détenu 042 fait réfléchir, tout en offrant une lecture agréable.

La fin :
Peut-être la scène la plus forte et la plus dure du manga. Face à toute la mièvrerie ambiante (on peut presque palper le rose acidulé qui se trimbale dans les coeurs des personnages), la fin n’en devient que plus sombre, plus abrupte. Au moment où tout semblait bien se finir, le couperet final tombe.
Je me rappelle avoir versé ma petite larme en tournant les dernières pages. C’est trop triste. Snif.

Conclusion :
Si je devais faire court, je dirais que Détenu 042 est une bonne série. Courte, elle ne prend donc pas beaucoup de place et ne nécessite pas un investissement excessif. Pas besoin d’attendre cent mille ans pour avoir la suite. Le seul bémol, déjà cité, pourrait être son traitement parfois léger d’un sujet assez grave et polémique (au Japon, en tout cas).
Un nouvel handicap vient s’ajouter à celui qui voudrait se procurer la série. Kana a arrêté récemment sa commercialisation…

Pez (Hiroyuki Asada)

La série Robot, initiée par Range Murata et éditée en France par Glénat (bien que le tome un a subit une première sortie chez Kami, éditeur en voie de disparition, voire déjà disparu, comme leur site-web…), a connu une dérivation sous forme de six figurines en résine, d’environ 10 centimètres de hauteur chacune (plus ou moins), adaptée des différentes nouvelles du premier tome.

On retrouve « Groundpass Drive » pour Range Murata, « Pez & Hot Strawberry » pour Hiroyuki Asada, « Ebony & Evory » pour Suzuhito Yasuda, « Dragon Fly » de Shigeki Maeshima, « Les Anges du Planétarium » de Sho-U Tajima et enfin « Eventyr » de Haccan.

Vu le titre de ce billet, vous devinez aisément sur laquelle j’ai jeté mon dévolu. En grand fan de Hiroyuki Asada, je ne pouvais que l’acheter. Et j’en suis très content, même si c’est la plus petite du lot. Bon, la qualité de l’image est pourrie, mais c’est la web-cam de mon ordi…

Prochainement, je pense acquérir  Haneurino Shownen (issu de la courte mais excellente nouvelle de Sho-U Tajima).

Voilà, c’était le billet pas trop utile du jour. =)

Freaks’ Squeele : Succube Pizza

Le quatrième tome de la déjà cultissime série de Florent Maudoux est sorti il y a déjà une semaine dans sa version simple, la version collector sortant la semaine prochaine. En impatient que je suis, je l’ai évidemment acheté la veille, mon fournisseur m’avouant que les tomes « part[aient] comme des petits pains ». Ce dont je suis extrêmement content.

Succube Pizza reprend là où nous avait laissé son prédécesseur, le Tango de la Mort, en plein suspens, à un moment crucial où la tension était à son comble. Pas de panique, l’auteur ne passe pas à la trappe ces instants captivants et nous les dévoile patiemment, prenant le temps de résoudre cette partie de l’histoire avant d’embrayer sur la suite.

Qui se trouve être le début de leur deuxième année d’étude à la F.E.A.H ! Et quel début ! Ca démarre directement sur les chapeaux de roue, ne perdant pas de temps, si ce n’est une courte mais nécessaire présentation des changements survenus pendant les vacances d’été. Le reste n’est qu’action folle et déjantée, péripéties en tout genre et retournements de situation déjantés. Rien n’est prévisible. Et ça, c’est génial.

On retrouve nos héros préférés dans une bien belle aventure de 144 pages, rien en émotions et en révélations. Encore une fois, je suis surpris par l’inventivité de l’auteur, Florent Maudoux, pour faire vivre son univers tout en y distillant des références bien réelles. On a encore droit à ses petites phrases brillantes et aux réparties cinglantes de Chance, et l’auteur lui-même fait une apparition, guest-star suprême de sa propre BD (ça, c’est du fan-service !).

Ce qui est extraordinaire dans ce tome, c’est que l’auteur s’amuse avec ses lecteurs, comme par exemple via le concours de personnages qui lui a permis d’insérer les créations de ses lecteurs comme figurants ! Il s’est aussi joué de l’impatience des lecteurs, en créant une « fausse fin de tome ». Du coup, quand le couperet final tomba bien plus tôt que prévu, en pleine action décisive, j’en ai eu des frissons d’horreur, mes mains se crispant, mon coeur se tétanisant, ma vue se troublant… Bref, c’était la panique. Soupir de soulagement page suivante.  Pfiouuu…

Sinon, dans les bonus du tome, intercalé entre la saison un et deux, on apprend que l’univers de Freaks’ Squeele va s’agrandir un peu plus. Deux spin-off sont officiellement en cours. Le premier dessiné par l’auteur sera centré sur Funérailles, sa vie, son oeuvre. Fortunate Son, c’est son nom, n’a pas encore de date de sortie. J’ose espérer qu’il s’intercalera entre la sortie de Doggybags et celle du tome 5 de Freaks’ Squeele.

Le second sera consacré à l’enfance de Xiong-Mao, ce passage important de sa vie ne pouvant être narré dans la série principale. Cette fois, Maudoux en sera juste le scénariste, le dessin étant confié à Sourya, dont le trait plus rond et plus japonisant me semble convenir à merveille.
Enfin, dernier spin-off, plus court, dans le premier tome de Doggybags qui sort le 10 février prochain et dont j’en ai glissé un seul mot plus haut. Doggybags, c’est un recueil détonnant contenant trois nouvelles, une de Run (Mutafukaz, aussi sorti chez Ankama sous le label 619), une de Guillaume Singelin (dont je ne connais pas les travaux) et enfin une de Florent Maudoux, comme on s’en doutait. Sinon, j’en aurais pas parlé ici. Cette nouvelle porte sur la mère de Xiong-Mao, Masiko (qui se trouve être le titre de cette courte BD). Doggybags se veut être un hommage au vieux films américains, d’ailleurs on peut trouver une belle bande-annonce, avec la voix française d’Al Pacino !
Et puis, enfin, pour terminer cette série d’informations capitales, un dernier projet vient de naître officiellement, plus mystérieux. Kim Trauma, de Sano (le lien vous emmène sur son blog), parlerait de la folle histoire d’une infirmière scolaire à la F.E.A.H…

En attendant, plus de nouvelles du spin-off de Valkyrie, la plus bodybuildée des magical girl ! Snif…

A noter que Florent Maudoux a reçu le prix ActuaBD/Conseil Général des jeunes de Charente (oui, c’est un peu long comme nom) lors du festival d’Angoulême, pour le tome 3 de la série. Plus d’info ici:  http://www.actuabd.com/Angouleme-2011-Freaks-Squeele-T3

Shi Ki – Tome 10

Déjà 10 tomes au Japon pour la série d’horreur de Fujisaki Ryû (Hôshin-L’investiture des Dieux, que Juju n’a finalement jamais terminé, n’est-ce pas ? XD) et de Fuyumi Ono (Les 12 Royaumes, idem).

A chaque sortie, je suis sidéré par le talent du dessinateur pour rendre unique chacune des couvertures, semblables par le style mais différentes par l’ambiance qui s’en dégage. D’ailleurs, depuis quelques tomes, les couleurs se font de plus en plus présentes, ce qui n’est pas forcément synonyme de joies et de bonheurs pour les protagonistes, plongés dans les ténèbres de l’histoire.

Sotoba, petit village rustique entouré de montagne se trouve un jour la cible d’une étrange épidémie. Les morts se multiplient, cet été-là, et aucune cause certaine n’est trouvée. Pendant ce temps, une famille s’installe en ville, dans le château de type européen surplombant le village. Y aurait-il un rapport entre les deux (hum, que c’est mystérieux) ?

Chaque personnage a le droit à son instant d’honneur et de gloire en posant en couverture, mais, depuis le tome 9, ils posent par couple, peut-être parce que la fin approche (?). Cette fois, ce sont Kaori et Akira Tanaka qui admirent un paysage éclairé d’une lumière sanglante, un soleil couchant ou un incendie ravageur ? Nous le saurons en le lisant, dans quelques mois.

En France, ce tome devrait pouvoir sortir en juin 2012. Oui, c’est loin.