Professeur Eiji

Professeur Eiji, c’est l’un de mes coups de coeur 2009, dont les sorties espacées en 2010 ont fait saigner ce pauvre petit coeur. Tant de peine, tant de souffrance. C’est triste.

Bon alors, de quoi ça parle ? Eh ben, c’est plutôt simple. Professeur Eiji, ou Ice Eiji, dans sa version japonaise (ou encore Ice Age, c’est comme on veut), narre le quotidien d’Eiji Fûwa, reporter de guerre revenant au Japon pour enseigner l’anglais dans un collège. Là, ses méthodes atypiques vont bouleverser la routine des élèves et des enseignants.

Alors, oui, dis comme ça, on pense automatiquement à GTO. Et encore, j’ai essayé de minimiser la ressemblance dans ce résumé fait maison (vous m’en direz des nouvelles). En fait, il n’y a rien de semblable entre les deux oeuvres. Mis à part que le personnage principal est un prof.
GTO, c’est un shônen fleuve, 25 tomes, publié chez Kôdansha au Japon, Pika en France, bourré d’action et d’humour souvent ras-les-pâquerettes. Prof’ Eiji, c’est un jôsei de 10 tomes, avec une courte suite de trois tomes, publié chez Shûeisha eu Japon, Kana en France, plus calme et plus sentimental, explorant plus la psychologie des personnages que leur sexualité (quoique…).

Les deux premiers tomes sont sortis à prix « chouchou » (4.50€) mais je crois que cette offre a expirée depuis.


Comme l’image ci-dessus le laisse voir, Akiko Monden dessine bien. Ses hommes ne sont pas des éphèbes efféminés au menton pointu (sauf sur la couv’ du tome 1) et aux membres longilignes qui n’en finissent plus d’être long et mince. Et c’est tant mieux. Ses femmes ne sont pas des demoiselles en détresse aux grands yeux de biche et au comportement niaiseux. Seuls les tout petits enfants restent trop mignons, avec une bouille toute kawaï.

Contrairement à beaucoup de ses collègues, elle remplit ses cases avec des décors, même si on retrouve aussi beaucoup l’usage de trames.
Oh, et comme je suis un traître, cette image n’est pas tirée de la série en question, mais de son site.


Celle-ci, si, par contre. Il s’agit d’Eiji et de son cousin Hiroshi, qui se trouve être handicapé.
Mais comme je suis un traître, c’est la couv’ du dernier tome de la saison deux et -spoil- Hiroshi a les cheveux courts ! Ça, c’est du spoil !

Professeur Eiji brasse donc plusieurs thèmes, du handicap à la maltraitance des enfants, au divorce, en passant par l’alcoolisme. Le tout avec plus ou moins de tact, de rigueur ou de réussite.
L’auteur nous offre beaucoup de scènes touchantes, dévoilant le passé traumatisant d’Eiji, dont la guerre a laissé des souvenirs marquants. Elle fait également évoluer tranquillement son petit cercle de personnages et là où elle réussit bien, c’est dans la réutilisation de ceux-ci. Là où, par exemple, GTO mettait de côté un élève dont l’histoire était résolue, dans Professeur Eiji, ledit personnage n’en a pas terminé. Ce n’est pas parce que son chapitre est clos que d’autres problèmes ne peuvent pas apparaître ou que lui-même ne peut plus interagir avec d’autres protagonistes. Bref, on à là un petit monde qui ne demande qu’à vivre sous nos yeux, dessiné avec émotion sous la plume talentueuse d’Akiko Monden.

L’édition de Kana est correcte dans l’ensemble, même si on peut regretter une traduction parfois un peu lourde, mais il semble désormais que ce soit une constante chez cet éditeur. Ainsi Eiji ne peut s’empêcher d’appeler sa (séduisante) collègue par son nom ET son prénom, à chaque fois, malgré leur rapprochement lent et subtil mais bien existant. Je ne sais pas si c’est pareil en vo, mais je ne pense pas, vu que chez Kana, on est alourdir une lecture via ce genre de stratagème machiavélique (avec, par exemple, des tournures de phrases alambiquées).

Quant à la seconde saison, ces trois tomes ne sont pas encore prévus par Kana. En Juillet dernier, en tous cas, elle ne l’était pas, mais, comme ils m’ont répondu, « qui sait » ? Ce qui ne signifie pas grand chose en soi. En gros, pour moi, ça équivaut à un « bah j’en sais rien, j’ai la flemme de demander à mes supérieurs, alors je réponds à la Normande, p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non. » Sympa.

10 réflexions sur “ Professeur Eiji ”

  1. Dégoutté, je me suis fait spoiler tout le manga. Du coup, je ne vais pas le commencer !
    Plus sérieusement (enfin je crois), ce manga m’attire beaucoup. Mais la traduction de Kana pose vraiment problème. Ils me gâchent déjà d’excellents manga comme Pluto, Le pavillon des hommes ou La cité saturne (et des moins bons comme Bakuman aussi…), alors ça fait office de frein pour mon achat. Je préfère m’acheter une série qui ma plait tout autant chez un autre éditeur. D’un autre côté j’aime beaucoup comment l’auteure (c’est bien une femme au moins ?) dessine les seins. Un gros plus ! …
    Et je ne reviendrai pas sur tes attaques gratuites et méchantes et pas vraies et tout ce que tu veux sur GTO. Je suis trop fatigué pour ça.

    1. Je suis affreusement désolé pour le spoil ! U_U (c’est faux)

      J’ai jamais compris pourquoi il n’y a que chez Kana qu’il y a ce genre de problèmes. Pourtant, ils ont différents traducteurs, qui devraient donc chacun avoir leur propre manière de traduire. Or, même par exemple un « vieux » titre comme Yu-Gi-Oh avait déjà des erreurs monumentales de traduction (genre « sors ta carte » ou lieu de « tes cartes », qui revenait régulièrement).

      Oui, Akiko Monden est bien une femme. Et du coup, je me dis que j’ai bien fait de mettre cette image. Je ne sais pas pourquoi, mais je me doutais qu’il y aurais au moins quelques réactions… X)

      Quant à GTO… Je dois avouer que même si je prends beaucoup de plaisir à lire et relire ce titre, ce que j’en ais dit est malgré tout bien vrai. Ce qui est cool, c’est que tu vas pouvoir m’en reparler après une longue et bonne nuit de sommeil ! =)

      1. « GTO mettait de côté un élève dont l’histoire était résolue »
        -> C’est surtout avec ça que je suis pas d’accord. Dans GTO, Fujisawa gère bien ses personnages. Certains ont plus d’importance que d’autres mais tous reviennent. Le manga commence avec Noburo Yoshikawa et Anko Uehara et se termine sur eux (ouais, parce que je considère que l’arc d’Okinawa est la fin du manga, car la suite est toute pourrie). Que ce soit Kunio Murai, Urumi Kanzaki, Miyabi Aizawa ou même Tomoko Nomura (qui pourtant ne va plus en cours), tous reviennent tout au long du manga.
        Après que t’accroches ou non à l’humour de GTO, chacun ses mauvais gouts ais je envie de dire.
        Voilà, c’est malin, j’ai envie de relire mes GTO. Je ne vais donc pouvoir me consacrer aux révisions de mes partielles. Pfffff…

        1. Ben certains de ses personnages, même si on les revoit tout du long, ne servent plus à rien. Ils font office de figurants. Du coup, même si on peut parler de réutilisation, je ne trouve pas qu’elle soit utile. Or, dans Professeur Eiji, vu qu’il y a moins de personnages, c’est déjà plus facile pour l’auteur de remettre sur le devant de la scène.
          Par ailleurs, ce que j’ai dis était plus vrai au début, la situation change vers les tomes 6/7, avec deux histoires dont les protagonistes ne semblent pas vouloir revenir embêter Eiji.
          Et j’aime l’humour de GTO, juste, il faut bien l’avouer, ce n’est pas d’un haut niveau… X)
          Et désolé pour tes partiels. J’ai eu les miens avant les vacances, ça m’évite bien des ennuis ! ^_^

  2. Voilà une série que j’affectionne, Akiko Monden maitrise bien les nombreux (^^’) thèmes présents malgré leurs duretés et son trait est appréciable donc vas-y Meloku, c’est une bonne petite série et il faut la soutenir .
    Par contre c’est sûr que j’ai une dent contre Kana pour sa sortie sporadique, sérieux pas avant 4 mois pour le prochain tome…
    J’aimerai tellement que la 2ème saison soit publiée mais je suis sceptique malheureusement T.T, je vais harceler Kana à ce sujet !

  3. Oui je te le dirai tout en espérant que ça fonctionne ^^. Alors pour les Dorohedoro c’est sur Leboncoin.fr, mais je ne sais pas si elle est toujours d’actualité.

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